Fille de Maximiiien et de Marie de Bôurgognei
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82 LOUIS XII ET LE CARDINAL D'aMBOISE
conseillers du parlement de Paris, dont s'ensuivit le mal de la mort de feu Monsr. de Nemours.
L'on tient qu'au quartier d'Allemagne se dresse quelque grosse armée où le roi de France sera contraint de faire un gros effort de gens d'armes et autre chose pour garder le duché de Milan.
Le roi de France a envoyé en. Angleterre devers le roi et est arrivée l'ambassade qu'il y avait envoyée, et a fait rapport au roi de France que le roi d'Angleterre louait fort le mariage de Monsr. d'Angoulême et de Madame Claude, toutefois qu'il semblait audit roi d'Angleterre que si la déclaration en eût encore un peu différée, qu'il eût été pour le meilleur, et que de son côté, il a toujours délibéré de bien vivre avec le roi de France,; lequel a été bien aise et fort content de ladite réponse, aussi a été la reine de France, laquelle prive d'elle et fait la meilleure chère qu'elle peut à madame d'Angoulême, pour l'entretenir, aussi fait le roi de France et ladite reine à Monsr. d'Angoulême pour mieux contenter tout.
L'amiral est cuidé aller prendre possession du gouvernement à Paris, mais le parlement lui a présenté les lettres susdites qu'il avait autrefois écrites au parrain du roi de France, pour faire chasser les dix-sept conseillers, et met-on sus davantage qu'il lit juger feu Monsr. de Nemours pour avoir son bien, car lesdites lettres en portent quelque mention, et davantage est chargé de quelques autres mauvaises choses, tellement que l'arrêt lui a été donné par la ville de Paris, et dit-on qu'il eût eu plus mauvais arrêt, ce n'eût été son grand âge, cette matière se tient pour secrète.
Le roi d'Aragon a mandé au roi de France qu'il s'en va à Naples, et qu'il mène avec lui ceux que ledit roi de France lui a envoyés, et qu'il devait partir.