‹ L'histoire de France (volume 3)Chapitre 216 sur 329 · GRIEFS OU SAINT- PÈRE CONTRE LES VÉNITIENS · texte numérisé non relu

GRIEFS OU SAINT- PÈRE CONTRE LES VÉNITIENS

qui avaient par eux été outragés, et desquels ils tenaient les terres. A cette fin et intention, qu'étant la fontaine de discorde qui sourdait de la mauvaiseté desdits Vénitiens, éteinte et séchée, ils pussent dorénavant vivre en paix, et pourvoir, par un commun accord, aux affaires de la chrétienté. Et que chacun d'eux pût raisonnablement recouvrer et reprendre ce que lesdits Vénitiens, en divers temps, et par moyens exquis, leur avaient tollu et ravi. Et qu'iceux Vénitiens qui convoitaient les terres et seigneuries de tous les autres, et mêmement l'empire d'Italie, fussent contents de leurs limites, et n'espérassent plus ce qu'ils désiraient contre toute raison. Considérant aussi icelui roi Louis, que la plupart des princes chrétiens, qui au surplus l'honoraient, estimaient, aimaient et chérissaient, étaient marris et indignés contre lui, pour ce tant seulement qu'il se montrait trop favorable à la puissance et seigneurie desdits Vénitiens, laquelle tendait à la destruction des autres.

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