‹ L'histoire de France (volume 3)Chapitre 239 sur 329 · AFFAIRES INTÉRIEURES DE FRANCE · texte numérisé non relu

AFFAIRES INTÉRIEURES DE FRANCE

siège. Un grand mal fut que les lansquenets mirent le feu en leurs logis et partout où ils passaient. Le bon Chevalier, par charité, fit demeurer sept ou huit de ses hommes d'armes en un beau logis où il s'était tenu durant le siège, pour le sauver du feu, jusques à ce que lesdits lansquenets fussent passés outre, et je vous assure que tels boute-feux ne lui plaisaient guère.

De camp en camp vint l'armée jusques à Vicence, où l'empereur envoya quelque présent au seigneur de La Palisse et à tous les capitaines français, selon sa puissance; car il était assez libéral, et il n'était pas possible de trouver un meilleur prince, s'il eût eu de quoi donner. Un mal il y avait en lui, qu^il ne se fiait en personne, et tenait à part lui ses entreprises si secrètes que cela lui a porté beaucoup de dommage en sa vie. De Vicence s'en retournèrent la plupart de tous les Allemands ; une partie en demeura en la ville pour la garder, avec le seigneur du Ru. Aussi s'en retournèrent le seigneur de La Palisse et tous ses compagnons, environ la Toussaint, au duché de Milan, excepté le bon Chevalier sans peur et sans reproche, qui demeura quelque temps en garnison à Vérone, où il reçut beaucoup d'honneur.

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