‹ L'histoire de France (volume 3)Chapitre 292 sur 329 · BAYARD ET LE CAPITAINE JACOB · texte numérisé non relu

BAYARD ET LE CAPITAINE JACOB

trop de dommage, car lesdils lansquenets étaient le tiers de leur force, pour y en avoir environ cinq mille. Le bon Chevalier, qui connaissait bien le gentil cœur du capitaine Jacob, le loua merveilleusement, et lui dit par la bouche de son truchement : « Mon compagnon, mon ami, jamais votre cœur ne pensa une méchanceté. Vous m'avez dit autrefois qu'en Allemagne vous n'avez pas de grands biens : notre maître est riche et puissant, comme vous savez assez, et en un jour il vous en peut faire dont vous serez riche et opulent toute votre vie; car il vous aime fort, et je le sais bien. L'amour croîtra davantage, quand il sera informé de l'honnête tour que vous lui faites à présent, et il le saura. Dieu aidant, quand moi-même je le lui devrais dire. Voilà monseigneur de Nemours, notre chef, qui a mandé à son logis tous les capitaines au conseil : allons-y, vous et moi, et à part lui déclarerons ce que vous m'avez dit. — C'est bien avisé, dit le capitaine Jacob; allons-y. »

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