‹ L'histoire de France (volume 3)Chapitre 295 sur 329 · RECONNAISSANCES ET ESCARMOUCHES A LA VEILLE DE LA BATAILLE · texte numérisé non relu

RECONNAISSANCES ET ESCARMOUCHES A LA VEILLE DE LA BATAILLE

Suivant la promesse que le bon Chevalier avait faite au duc de Nemours, lui arrivé à son logis appela son lieutenant le capitaine Pierrepont, son enseigne, son guidon, et plusieurs autres de la compagnie, auxquels il dit : « Mésseigneurs, j'ai promis à monseigneur d'aller demain voir les ennenjis et de lui en apporter des nouvelles bien au vrai : il faut aviser comment nous ferons, afin que nous y ayons honneur. Je suis délibéré de mener toute la compagnie et de déployer demain les enseignes de monseigneur de Lorraine qui n'ont point encore été vues; j'espère qu'elles nous porteront bonheur; elles réjouiront beaucoup plus que les cornettes. Vous, bâtard du Fay, dit-il à son guidon, prendrez cinquante archers et passerez le canal au-dessous de l'artillerie des Espagnols, et irez faire l'alarme dedans leur camp, le plus avant que vous pourrez ; et quand vous verrez qu'il sera temps de vous retirer sans rien hasarder, le ferez jusques à ce que vous trouviez le capitaine Pierrepont, qui sera à votre queue avec trente hojnraes d'armes et le reste des archers ; et si tous deux vous étiez pressés, je serai après vous avec le reste de la compagnie pour vous secourir. Et si l'affaire est conduite comme je l'entends, je vous assure, sur ma foi, que nous y aurons honneur. »

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