‹ L'histoire de France (volume 3)Chapitre 297 sur 329 · RECONNAISSANCES ET ESCARMOUCHES · texte numérisé non relu

RECONNAISSANCES ET ESCARMOUCHES

Chevalier ne voulut jamais que personne tournât, bien qu'il en fût requis de plusieurs de ses gens; mais il craignait que par là ne se levât une nouvelle escarmouche, et ses gens étaient assez fatigués pour ce jour.

Le bon duc de Nemours avait déjà su comment toute l'affaire était allée, avant que le bon Chevalier arrivât; dès qu'il l'aperçut, quoiqu'il fût très dolent de l'inconvénient de Bazillac, il le vint embrasser et lui dit : « C'est vous et vos semblables, monseigneur de Bayard, mon ami, qui doivent aller aux escarmouches ; car bien sagement vous savez aller et retourner ». Tous ceux qui furent en cette dure escarmouche disaient que jamais ils n'avaient vu homme faire tant d'armes ni mieux entendre la guerre que le bon Chevalier. Le lendemain, il y en eut une bien plus âpre et cruelle, et dont Français et Espagnols maudirent la journée toute leur vie.

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