Cavaliers montés sur des chevaux de moyenne taille
tilshommes étaient à cheval. Le bon Chevalier s'avança vingt ou trente pas et les salua en leur disant : « Mcsseigneurs, vous vous ébattez comme nous, en attendant que le beau jeu se commence ; je vous prie que l'on ne tire point de coups d'arquebuse de votre côté, et on ne vous en tirera point du nôtre ». Le capitaine Pedro de Paz lui demanda qui il était; et il se nomma par son nom. Quand il entendit que c'était le capitaine Bayard, qui avait eu tant de renommée au royaume de Naples, il fut joyeux à merveille et lui dit en son langage : « Sur ma foi, monseigneur de Bayard, encore que je sois tout assuré que nous n'avons rien gagné à votre arrivée, mais qu'au contraire j'en tiens votre camp renforcé de deux mille hommes, cependant suis-je bien aise de vous voir; et plût à Dieu qu'il y eût bonne paix entre votre maître et le mien, afin que nous puissions deviser quelque peu ensemble; car tout le temps de ma vie je vous ai aimé pour votre grande prouesse. » Le bon Chevalier, qui était si courtois que davantage ne pouvait-on l'être, lui rendit son éloge au double. Voyant que chacun honorait le duc de Nemours, Pedro de Paz demanda : « Seigneur de Bayard, qui est ce seigneur si bien en ordre, et à qui vos gens portent tant d'honneur? » Le bon Chevalier lui répondit : « C'est notre chef le duc de Nemours, neveu de notre prince et frère de votre reine ». A peine il eut achevé ce propos que le capitaine Pedro de Paz et tous ceux qui étaient avec lui mirent pied à terre et commencèrent à dire, adressant leurs paroles au noble prince : « Seigneur, sauf l'honneur et le service du roi notre maître, nous vous
qu'on appelait genêts. Les genétaires étaient ce qu'on appelait ailleurâ chevau-légers.