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LA PAIX ACCORDÉB AUX ROIS ALAMANS

(( Après avoir brûlé les clôtures qui fermaient leurs faibles cabanes » après avoir égorgé un grand nombre d'babitants et forcé les autres à se rendre, on arriva au lieu nommé Capellatius ou Palas, situé sur les limites du territoire alaman et des terres burgondes. On y campa pour rassurer et recevoir* les deux rois Macrien et Hariobaude; ils étaient frères, et la vue du danger qui les menaçait les porta à demander la paix en tremblant.

« Le roi Vadomaire, dont les possessions étaient voisines de Bâle, suivit œt exemple. Il fut accueilli avec égards sur la pr^entation de lettres de Constance, qui le recommandait chaudement. L'empereur l'avait déjà admis autrefois au nombre des alliés de Rome. Macrien, lorsqu'il fut avec son frère au milieu de nos aigles et de nos enseignes, qu'il voyait pour la première fois, ne put contenir l'admiration que lui causait l'éclat de notre armée et demanda grâce pour les siens. Vadomaire, notre voisin et notre allié, n'exaltait pas moins notre appareil militaire, mais en homme pour qui cet éclat n'était pas absolument nouveau. Après de longues délibérations, on s'accorda enfin à donner la paix à Macrien et à Hariobaude.

Quant à Vadomaire, qui était venu autant pour assurer sa tranquillité que pour solliciter la paix au nom des rois Urius, Ursicin et Velstrape, la réponse présentait de nombreuses difficultés. Les conventions ne lient guère les barbares. Un traité conclu par intermédiaire aurait-il assez de force pour contenir ceux-ci y dès que nous aurions quitté ces contrées? Mais, quand on eut brûlé leurs moissons et Leurs babîtations, quand on eut massacré ou fait prisonniers bon nombre de leurs gens, ils envoyèrent directement et en leurs propres noms des députés, qui implorèrent notre pitié avec autant de soumission que s'ils eussent eu à se reprocher les ravages dont ils étaient victimes. La paix leur fut accordée aux mêmes conditions qu'aux autres. On leur imposa surtout la remise immédiate des prisonniers qu'ils avaient faits dans leurs incursions. »

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