‹ L'histoire de FranceChapitre 131 sur 140 · Un traité sur les Offices de r Église · texte numérisé non relu

Un traité sur les Offices de r Église

3" Une préface que Grégoire dé Tours avait mise eu tête d'un Traité des messes de Sidoine Apollinaire ;

4» Une traduction latine du martyre des sept Dormants.

De tous ces ouvrages, VHistoire ecclésiastique des Francs est le seul qui ait pour nous une importance ; «e fut le dernier travail de Tauteur ; son récit s'étead jusqu'en 591, époque voisine de sa mort. Elle» est divisée en dix livres . Le premier est un résumé absurde et confus de l'histoire ancienne et universelle du monde ; ce

sainteté, et, comme les assiégés demandaient à grands cris à lem* pontife ce qu'ils avaient à faire, celui-ci, mettant sa confiance en Dieu, les engagea à se prosterner tous pour prier et implorer avec larmes le secours du Seigneur, toujours présent dans les calamités. Il célébra en outre des processions sur les murailles *. Les assiégés se mirent donc à prier, selon son conseil, et le pontife leur dit : « Regardez du « haut du rempart de la ville si la miséricorde de Dieu

livre finit à la mort de saint Martin de Tours, en 397. Le second livre s'étend de la mort de saint Martin à celle de Clovis I«', c'est-à-dire de l'an 397 à Tan 511 ; le troisième, de la mort de Clovis I" à celle de Théodebert I«% roi d'Ostrasie, de Fan 511 à l'an 547; le quatrième, de la mort de Théodebert I" à celle de Sighebert I»', roi d'Ostrasie, de l'au 547 à l'an 575 ; le cinquième comprend les cinq premières années du règne de Childebert II, roi d'Ostrasie, de l'an 575 à l'an 580. Le sixième finit à la mort de Ghilpéric, en 584. Le septième est consacré à l'année 585. Le huitième commence au voyage que fit le roi Contran à Orléans, au mois de juillet 585, et finit à la mort de Leuvigild, roi d'Espagne, en 586. Le neuvième s'étend de l'an 587 à l'an 589. Le dixième enfin s'arrête à la mort de saint Yrieix, abbé en Limousin, c'est-à-dire au mois d'août 591. L'ouvrage entier comprend ainsi, à partir de la mort de saint Martin, un espace de soixante-quatorze ans ; les cinquante-deux dernières aimées sont celles auxquelles saint Crégoire avait assisté.

1. Avant d'arriver sous les murs d'Orléans, on sait. qu'Attila avait été détourné d'entrer à Paris et à Troyes parles prières de sainte Geneviève et de saint Loup» Voir, dans le volume précédent de notre collection : la Gauù chrétienne^ les incidents relatifs à cette partie de l'invasion d'Attila.

c< vient à notre secours ; » car il espérait, par la miséricorde divine, voir arriver Aétius, que dans sa prévoyance de Tavenir il était all^ trouver dans Arles. Mais, regardant du haut des murs, ils n'aperçurent personne. L'évêque leur dit encore : « Priez avec zèle, « car le Seigneur vous délivrera aujourd'hui. » Ils se mirent à prier, et le saint ajouta : « Regardez de « nouveau. » Mais, ayant regardé, ils ne virent personne qui leur apportât du secours. Le bienheureux Aignan reprit pour la troisième fois : « Si vous le « suppliez sincèrement, Dieu va vous secourir. » Et ils imploraient la miséricorde divine avec larmes et géiriissements. Leur prière finie, ils vont, par Tordre du vieillard, regarder pour la troisième fois du haut du rempart, et ils aperçoivent de loin comme une nuée s'élevant de terre. Ils l'annoncent au pontife, qui leur dit : « C'est le secours du Seigneur. » Cependant les remparts, ébranlés déjà sous les coups du bélier, allaient s'écrodler, lorsque voièi Aétius qui arrive, et Théodoric, roi des Goths, ainsi que Thorismund son fils, qui accourent vers la ville à la tête de leurs armées, renversant et rejetant rennemi. La ville fut ainsi délivrée par l'intercession du saint évêque. Mis en fuite, Attila se jette dans les plaines de Méry * et s'y dispose au combat. Les nôtres, à cette nouvelle, se préparent à le combattre avec courage 2. »

1. Mauriciacus, Méry-sur-Seine. Le centre du champ de bataille parait avoir été Pouan, nom de localité dont on peut attribuer Tétymologie à la pourriture des cadavres.

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