‹ L'histoire de FranceChapitre 135 sur 140 · Jomandès, ch. xxxvi sqq · texte numérisé non relu

Jomandès, ch. xxxvi sqq

8. On sait qu'après rinsuccès de sou expédition en Gaule, Attila fondit sur l'Italie, saccagea Aquilée, prit Milan et voulait marcher sur Rome, quand il fut détourné de ce projet par la célèbre intercession du pape saint Léon.

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fois promis Fempereur Théodose, il allait ravager ses provinces et reparaître plus terrible que jamais au milieu de ses ennemis. Malgré cela, suivant son habileté et sa finesse ordinaires, après avoir menacé un point, il porta ses armes sur un autre, et, n'écoulant que son ressentiment, il se tourna contre les Visigoths. Mais il n'eut pas avec eux le même succès qu'avec les Romains. Accourant, en effet, par une route différente de la première, il voulait réduire sous son obéissance les Alains, établis au delà de la Loire, afin que, leur défaite changeant la face de la guerre, il apparût plus terrible que jamais. Ayant donc quitté la Dacie et la Pannonie, provinces alors occupées par les Huns et par diverses nations qui leur étaient soumises, Attila s'avança contre les Alains. Mais Thorismund, roi des Visigoths, découvrit le stratagème du roi des Huns avec autant de finesse que celui- di avait mis d'habileté à l'imaginer. Il accourut prestement avant lui chez les Alains, et, quand survint Attila, il marcha à sa rencontre. L'action s'étant engagée, Thorismund, comme dans les Champs catalauniques, lui ôta tout espoir de vaincre. Attila, battu et mis en déroute complète, dut abandonner la Gaule et retourner en son pays. Ainsi ce fameux Attila, qui tant de fois avait maîtrisé la victoire, au lieu de r^ parer l'échec que lui avaient déjà infligé les Visigoths et de se laver de la honte d'une première défaite, en essuya une nouvelle et dut s'enfuir ignominieusement. ( « Quant à Thorismund, après avoir délivré les Alains des hordes des Huns, il rentra à Toulouse, sans que les siens eussent éprouvé des pertes sérieuses. Là, ft

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vivait au milieu des siens et au sein de la paix qu'il avait rétablie, quand la troisième année de son règne, étant tombé malade et s'étant faH soigner, il fut assassiné par son client Ascolcruiy^, qui M dénonçait des ennemis après lui avoir soustrait ses armes. Toutefois, de la main restée libre, Thorismund, saisissant on escabeau^ vengea son sang en assommant quelques ««aspirateurs ^ »

§ 9. — LB ftôl EURIC. — APOGÉE DE LA DOMINATION DES VISI60THS (466-484).

. Euric, assassin de son frère Théodoric .11^ sttcees' S{i^r de Thorismund f cherche à accompUr le rêve dAtaulf; il faut que tout ce qui était Romanie devienne Gothie. îl chasse entièrement les Bomains ds^ VEspagm; il bat les Bret$nSf étend sa dormnation au delà de la Loire et jusque sur les bords du Rkêne par des traités avec les Financé et les Burgondes. Sa capitale^ Toulouse^ devient h centre du mmide barbare. Le poète-évéque Sidoine Apollinaire décrit «irm tes effets de sa puissance :

w Déjà, depuis plus de deux mois, la lune me voit en instance dans ces lieux; je n'ai paru qu'une fois aux regards du maître ; car il n'a guère de loisirs pour moi ; le monde subjugué lui demande ses ordres. Ici, nous voyons le Saxon aux yeux bleus, intrépide sur les flots, mal à l'aise sur la terre. Le rasoir mord en plein sur son crâne et taille de larges

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