‹ L'histoire de FranceChapitre 54 sur 140 · Aujourd'hui Zulpik, dans le diocèse de Cologne · texte numérisé non relu

Aujourd'hui Zulpik, dans le diocèse de Cologne

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Priscus, la mena contre les Nerviens et les Tongres, qui se soumirent ; pour la flotte^ elle fut ellenn^ne attaquée par les Ganninéfates, et la plupart des bâtiments pris ou coulés bas. Ces mêmes Ganninéfates battiretit aussi mne b^otipe de Nerviens, qui^ d'euxmêmes, s'étaient mis à faire la guerre pour lés Romains. Classicus remporta encore un avantage sur un détachement de cavalerie que Cérialrs avait envoyé en avant à Ntiys, pertes légères, mais répétées, qui emportaiiettt lèn détail Tiionneur de sa dernière victoire.

« Cependant Domitien et Miicien reçurent, avant d'approcher des Alpes, la nouvelle de la victoire sur les Trévires. Ellie était confirmée par la présence da général ennemi, de Valentinuà. 1Son ma&eur ne l'avait nullement abattu. Il portait la fferté de son âme sur son vrsâgè. On l'inteï'rogea seulement pour constater son identité, et on le condamna à mort- Au tnilreti de Son supplice, comme on lui dit, ponr l'insulter, que sla Ville était prise, il répondit que cela le consolait de mouï'iï*. Pour lors, Sucien mit au jonf, comme une ï'éèolntion nouvelle, un dessem qu'il rènferttiaît depuis longtemps. ïl déclara que, puisque le €iel avait ^ïis soin d'abattre leurs ennemis, il siérait mal à Dorilitien d'arriver au naoment où la guerre était presque terminée pour usurper une gloire qui ne serait pas la sienne; si la dignité de l'empire, sî le salut des Gaules était exposé, pour lors il serait du devoir d'un César de se montrer sur le champ de bataille ; des Ganninéfates et des Bataves he méritaient pas de généraux si importants; il suf-

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fisaitàDemiiien de se tenir à Lyon, d'où la splendeur et la pmssance impériales frapperaient les regards de plus près, où il serait tout porté pour les grandas opérations^ sans se compromettre par les petites.

«On pénétrait ses motifs; mais la déférence consistait, en partie, à paraître ne les pas pénétrer* Ainsi Ton se rendit à Lyon. De là, on croit que Domitien fit sonder seerètement les dispositions de Cérialis, afin de sarar d, an cas qu'il parût, on lui remettrait rarmée et le commandement : soit que cette dé* marche couvrit un dessein de faire la guerre à son père (Vespasèen), oit qu'il yoidût sevlemient se prémunir contre s&a frère (Titus), c'esl ce qui n'a point été édairei. Cérialis, par de sages tempérammits, éluda cette demande et la tr.sâfta comme le vain caprice d'un enfant. Domitien, s'apercevuit que ces vieux politi-* ques se jouaient de sa jenaesse, alla jusqu'à s'abs-* tenir des moindres fonctions de l'autorité, de celles qui auparavant lui étaient le plus familières. Il s'enveloppa de tous les d^ors de la modestie, de la simplicité, «t feignit de n'aimer que les lettres et les vers, aifin de voiler ses inclinations et d'échapper à la Jalousie supposée de son frère, qui, par la bonté de son cœur, étaât ie p«fait contraste de Domitien, et que Domitien jugeait semblable à lui. i>

§ 19. — DEtJl JOURNÉES DE BATAILLB DANS LES MARAIS DES ■MBdUCHURES DU RHIN. — VICTOIRE ET DÉFAITE DE GIVIUS.

« Cependant Civilîs ayant, depuis la malheureuse jor- lée de Trêves, levé de nouvelles troupes en Ger^t

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manie, vint camper à Véiéra <, poste excellent, où d'ailleurs le ressouvenir de ses succès pouvait ranimer un peu le courage de ses soldats. Cérialis l'y suivit avec une armée accrue du double, par Tarrivée de la seconde, de la sixième et de la quatorzième légion. Il avait mandé aussi depuis longtemps lés troupes auxiliaires, ainsi que la cavalerie; et, depuis sa victoire, elles s'étaient hâtées. Ni l'un ni l'autre général n'était temporiseur; mais il y avait entre eux un large marais, qui, de plus, était submergé alors par les eaux du Rhin, que CivUis avait fait refluer dans cet endroit, en jetant une digue en travers du fleuve. Ce terrain, dont le fond peu sûr couvrait mille abîmes, offrait des désavantages au soldat romain, chargé d'armes pesantes, et qui n'a point l'habitude de nager. Les Germains, au contraire, s'y exercent toute leur vie : d'ailleurs la légèreté de leurs armes et la hauteur de leur taille les tiennent naturellement plus élevés au-dessus de l'eau.

« Nos plus braves soldats, honteux de se voir provoqués par les Bataves, engagèrent l'action. Mais la confusion ne tarda point à se mettre parmi eux, lorsqu'ils virent armes et chevaux disparaiti'e daas les gouffres du marais. Les Germains connaissaient tous les gués; ils couraient sans cesse d'un lieu à un autre ; le plus souvent, ils quittaient le front de l'eaiiemi, pour l'entamer par les flancs et par les derrières. On ne se battait point de près, comme dans un choc d'infanterie ordinaire. C'était plutôt uxxe

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