‹ L'histoire de FranceChapitre 72 sur 140 · LE SIGNE DE LA CROIX APPARAIT A CGNSTAHTIN · texte numérisé non relu

LE SIGNE DE LA CROIX APPARAIT A CGNSTAHTIN

Il se mit donc à implorer son aide, le priant et le suppliant de se faire connaître et de lui tendre une main secourable dans les circonstances présentes. Pendant que l'empereur était ainsi en prières et en ai'dentes supplications, un signe merveilleux envoyé de Dieu lui apparut t. C'était vers le milieu du joiff ; le soleil inclinait vers le couchant. Le signe de la. croix resplendit tout à coup dans le ciel, superposé au soleil, avec cette inscription : « Par elle tu vaincras I » Voilà ce que l'empereur affirma avoir vu de ses yeux. Cette vue le remplit de stupeur ainsi que ses soldats, qui le suivaient dans je ne sais quelle marche militairg.

4. Eusèbe affirme avec force dans sa narration que le fait lui a été rapporté par l'empereur lui-même, sous la foi du serment.

LA GAULE chrétienne;

§ 6. — LE CHRIST ORDONNE A CONSTANTIN DE FAIRE UN ÉTENDARD DE LA CROIX. — DESCRIPTION DU LABARUM.

Constantin se demanda avec anxiété en lui-même ce que signifiait cette apparition. II était plongé dans les pensées qu'elle lui suggérait, lorsque la nuit survint. Pendant quHl dormait, le Christ lui apparut avec le signe qu'il avait vu dans le ciel, et il lui ordonna de faire un étendard de guerre à la ressemblance du signe qui lui était apparu, et de s'en servir dans les combats comme d'un symbole de victoire. * Levé au point du jour, Constantin fît connaître à ses amis cette révélation; il fit venir des orfèvres et des ouvriers en pierres précieuses, et, prenant place au milieu d'eux, il leur décrivit le signe miraculeux ; il leur ordonna de le reproduire en or et en pierres précieuses. Nous nous rappelons l'avoir vu quelquefois. Voici comment il était : Une longue lance couverte d'or portait en travers une barre figurant la croix. Au-dessus, à l'extré-Fig. lO. — Labarnmde

mHé supérieure de la lance, était Constantin, d'après fixée une couronne formée de pier- vaiicanf^^**"** ° res précieuses et de bandes d'or entrelacées, en dedans de laquelle deux lettres désignaient le nom du Christ par deux jambages croisés au milieu desquels s'intercalait la lettre /». L'empereur

LA aAULB CHRÉTIENNE

prit l'habitude de porter les mêmes lettres sur son casque. A la barre placée en travers de la lance pendait un voile; le tissu de pourpre, les pierres précieuses assemblées et dont l'éclat éblouissait les yeux, tout l'or introduit dans la trame en faisaient un objet merveilleux avoir. Le voile, fixé à la barre transversale, était d'une longueur et d'une largeur égales. La lance,

Fig.

11. — Emblème da triomphe da christianisme, d'après an chapiieaa d'Arles.

qui depuis son extrémité inférieure jusqu'au haut était fort allongée, portait au-dessous du signe de la croix, et au sommet du voile aux couleurs variées, l'image dorée de l'empereur, cher à Dieu, et de ses enfants, peints jusqu'à la poitrine. C'est de cet emblème de salut que l'empereur se servit toujours comme d'un rempart contre les troupes ennemies, quelles qu'elles fussent, et il ordonna de porter à la tête de tontes les armées des étendards copiés sur le même modèle.

Se

î"^ es

Page 1