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PELLOT, PÉRÉFIXE

L'éditeur est La Loubère. La publication est faite pour prouver que Pellisson, converti, n’a pas renoncé, avant sa mort, à la religion catholique.

— Lettre sur la mort de M. Pellisson pour Ts ce qu'en dit la Gazette de Rotterdam, du 16 février 1693, contre deux lettres, l'une imprimée et l'autre ae court manuscrite, Rotterdam, 1693, in-12°, 26 p.

L'auteur attaque la lettre de Bossuet, qui avait résolu la question par l’affirmative et, à l'appui de son argumentation, il donne des détails sur le zèle religieux dont était animé Pellisson après sa COnversion : cela lui art l’occasion de le dénigrer avec vivacité,

— Recueils, n° 1308 et 1479.

Voir : — chapitres Histoires générales, n° 646, et Lettres, n° 1163.

1837. PELLOT (Claude), 1619-1683. — Lrespexpry. Panéqyrique de Monseigneur Pellot, premier président au parlement de Normandie, Rouen, 1676, in-12°, 88 p.

Lespendry, avocat à Rouen, a rédigé cet écrit du vivant même de Pellot et le lui a dédié. Après une longue préface, il expose la vie de ce magistrat accompli qui a eu toujours pour guides l'équité et la justice. Conseiller au parlement de Rouen, Pellot a occupé ensuite plusieurs intendances et n’en a pas profité pour s’enrichir. Devenu premier président du parlement de Normandie, il s’est attaché à embellir la ville de Rouen qui lui doit beaucoup. Ce dernier passage est curieux et instructif, quoique l’auteur s’extasie d’une façon constante.

— Ferrare-Du Tor. Æpicedium pris manibus Claudii Pellot, senatus Rotomagensis principis, sl, 1683, in-4°, 24 p. — Aut. édit. : Rouen, 1686.

En lui-même, cet opuscule est peu important. Mais l’auteur, conseiller au parlement de Rouen, le fait suivre d’éclaircissements rédigés en français et intéressant l’origine et l’œuvre de Pellot.

Voir : — chapitre Lettres, n° 1138; — O'Reilly, Mémoires sur la vie publique et privée de Claude Pellot, Paris et Rouen, 1881, in-8°, 2 vol.; — Thévenin, Claude Pellot (discours de rentrée), Rouen, 1892, in-8, 62 p.

1838. PÉRÉFIXE (Hardouin de Beaumont DE), 1605-1670.

L'auteur de l’Æistoire de Henri IV, précepteur de Louis XIV, archevèque de Paris, n’a pas été l’objet, de la part de ses contemporains, d'une biographie spéciale. Seules, des oraisons funèbres, dont les principales sont les suivantes, peuvent donner une idée approximative de l'opinion qu’on avait de lui au xvn° siècle.

— Beccasse (Thomas). Oraison PACE Paris, 1672; "1n:40,0 20 De Us Dans son discours, divisé en re points et écrit dans un style parfois extraordinaire, le curé de Brie-Comte-Robert donne quelques renseignements de détail : mais le verbiage est trop grand.

— CassaGxes (Jacques), 1636-1679. Oraison funèbre, Paris, 1671, in-4°, 51 p.

Bussy (lettre du 3 mai 1661) loue ce discours de la victime de Boileau, qui parla au nom de l’Académie française. Cassagnes expose le rang que Péréfixe à tenu dans les lettres et le rôle qu'il a joué comme précepteur du roi. Puis il montre l’influence que l’archevèque a eue dans l’église ét fournit quelques détails. Les éloges de Bussy paraissent excessifs.

— Fromenrières (Jean Louis), 1632-1644. Oraison funèbre, Paris, 1671, in-4°. ;

C'est le meilleur de tous ces discours. A propos du préceptorat de Péréfixe, l’orateur expose longuement ses idées sur l'éducation d’un prince : il affirme que le précepteur doit être un homme d'église et que Louis XIV est redevable de toutes ses qualités à. Péréfixe. IL examine ensuite en lui l’ecclésiastique, qui ne rechercha jamais les honneurs et accepta avec peine l’évêché de Rodez de « 1,500 écus de rente ». Après avoir fait preuve de dévouement? lorsque la peste éclata dans sa ville épiscopale, Péréfixe démissionne pour se consacrer au roi qui, en récompense, le nomme archevêque de Paris. Il organise sa nouvelle église et y joue un rôle considérable. Dans le troisième point, relatif à la piété, il faut retenir ce portrait du prélat : «Il avait un naturel prompt : son tempérament, aussi bien que celui de saint François de Sales, prenaïf aisément feu et, s’en accusant souvent le premier, il en faisait une confession publique. » Cela aide à comprendre l'attitude de Péréfixe à l'égard des religieuses de Port-Royal.

— Gaunn (Jacques). Oraison funèbre, Paris, 1671, in- #, 54 p.

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