SÉGUIER
— Lasxé (Vincent). Oraison funèbre, Paris, 1672, in-4°, 32 p.
Condisciple de Mascaron à Marseille, l'oratorien Laisné a fait ses débuts dans l’éloquence par ce discours : c'est son « coup d'essai ». D’après M° de Sévigné, il « a commencé en tremblant, tout le monde tremblait aussi » : l'épreuve fut favorable au point que la grande épistolière crut que Laisné surpasserait Mascaron. La postérité ne ratifiera pas cette opinion. — V., sur l’auteur, recueil Batterel, n° 1870.
— Le Career (G.). Panegyricus..…, Paris, 1673, in-4°, 31 p.
Prononcé par un licencié en théologie pour l'anniversaire de la mort de Séguier en 1673 : citations innombrables, peu de chose.
— Mascaron (Jules), 1634-1703. Oraison funèbre, dans son Recueil, n° 1311.
Mascaron a assisté aux derniers moments de Séguier et il a rendu compte au roi « des dernières volontés et des secrets les plus importants de ce premier magistrat du royaume ». Il s’est proposé principalement de rendre hommage « au protecteur et au maître de la plus pure éloquence du siècle ». Cependant, il n’a pas négligé d’esquisser la biographie du futur chancelier. Celui-ci avait eu une jeunesse studieuse, et, à cet égard, il avait de qui tenir (généalogie) : aussi a-t-il exercé une grande influence sur les lettres (Académie). 1] fut un ministre fidèle et un chancelier incorruptible qui, loin de profiter de sa situation, perdit une partie de ses biens. On trouve aussi dans ce discours des renseignements sur son rôle pendant la sédition des Va-nu-pieds de Normandie et sur son courage pendant la Fronde. Mascaron termine en insistant sur la piété de Séguier.
— Rosn (Pierre). Panegyricus.…., Paris, 1672, in-4°, 24 p.
Ce professeur de l’Académie parisienne fait preuve d’une éloquence fort peu utile.
— Tarzemanr (Paul), 1642-1712. Éloge funèbre..…, Paris, 1672, in-4°, 24 p.
L'abbé Tallemant, qui prononce son discours devant l’Académie française, résume la carrière de Séguier, montre en lui l’ami des lettres et le magistrat fidèle pendant la Fronde : quelques renseignements épars.
— Recueils, n°° 1304, 1308, 1473.
Voir : — chapitre Lettres, n° 10388; — Kerviler (R.), Le chancelier Séguier, Paris, 1874, in-8°; — n° 1460. î
1884. SENAULT (Jean François), 1601-1672. Entré à l'Oratoire ” en 1618, prètre en 1627, Senault acquit une grande réputation comme orateur : pendant quarante ans, il prêcha et fut fort écouté d'Anne d'Autriche et de Marie-Thérèse. Il refusa des évèchés et des pensions pour pouvoir s'adonner tout entier aux œuvres très nombreuses d'éducation ou de charité dont il s’occupait. Devenu supérieur de l’Oratoire en 1663, il lui donna une exacte discipline et en même temps une vive impulsion.
— Fromenrières (Jean Louis), 1632-1684. Oraison funèbre,« Paris, 1672, in-4°, |
L'évêque d’Aire débute par un portrait agréable de Senault. IL expose ensuite quel était le désordre du clergé au commencement du xvu° siècle et, dans l’œuvre de reconstitution, attribue une grande part à Senaulf, collaborateur du cardinal de Bérulle. Il fait l'éloge du prédicateur et du général de l’Oratoire, dont il montre l’activité et la prudence « pour conduire une compagnie libre ». Les renseignements qu'il fournit doivent être complétés par ceux que l’on trouve dans les Recueils, n° 1308, et surtout n° 1869 et.
1885. SENECTERRE (és DE), 1580?-1662. — Recueil, n° 1461. |
Voir : — n° 1719. ÿ
1886. SERVIEN (Abel), 1593-1659. — Biroar (Jacques). Orai son funèbre, Paris, 1659, in-4°, 56 p., ou dans son édit. des Ser… mons et oraisons funèbres, Paris, 1682, in-12°, p. 159-213. 4
Biroat a entrepris son discours par ordre de Séguier et il s'excuse de l'avoir écrit en deux jours. Il a composé un panégyrique par semé de longueurs. Il résume la carrière de Servien comme fonc= tionnaire et homme d'état et il termine en parlant du hé É quelques indications sur les ambassades.
— Corn (Charles), 1604-1682. Oraison funèbre, Paris. 1659, in-4°, 27 p.
Future victime de Boileau, Cotin a été chargé par l'Académie
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