‹ L'Histoire de FranceChapitre 14 sur 145 · BIOGRAPHIES. SÉNEAT SAR · texte numérisé non relu

BIOGRAPHIES. SÉNEAT SAR

réforme des ordres religieux. La biographie de Louis de Rochechouart, coadjuteur depuis 1635, est au contraire très sèche." "19e

Voir : Sommervogel, Bibliot. de la Compagnie de Jésus.

1317. Du Verorer (Gilbert Saulnier, sieur). Éloges historiques des cardinaux français et étrangers mis en parallèle par Henri Albi, jésuite, Paris, 1644, in-4°. Cet ouvrage fut plus tard publié sous un autre titre : Æistoire des cardinaux illustres qui ont été employés dans les affaires de l’état, contenant leurs vies héroïques et les dignités auxquelles leur conduite les a élevés pendant leur. Ne vie, Paris, 1653, in-4°, 608 p.? (erreur dans la pagination). Ç

Les vies de cardinaux français du xvn° siècle exposées da cet ouvrage sont celles de François de Joyeuse, Anne d'Escars de Givry, Jacques Davy Du Perron, Pierre de Bérulle, Armand dev Richelieu et François de La Rochefoucauld. De chacun d'eux lauteur fait une biographie générale. Quelquefois, il insiste sur les

Vu

œuvres importantes qu’ils ont accomplies; ainsi, pour Bérulle, il +;

parle longuement de la fondation de l’Oratoire; pour Richelieu, Di

s'attache à expliquer la politique du cardinal; pour La Rochefoucauld, 1] décrit le rôle, politique aussi, que celui-ci avait joué en 1622: Du Verdier, qui a été un auteur Lee et qui s'intitule historiographe de France, a été mieux inspiré dans ses Æloges que dans ses autres ouvrages, en particulier son Abrégé de l'histoire de France. Ses biographies de cardinaux doivent être comparées avec … celles que Doni d’Attichy composa plus tard : v. n° 1318.

Voir : n° 687. FÉES

1318. Arricuy (Louis Donr n°). Flores historiæ sacri colleqii Cardinalium, a temporibus sancti Leonis Papæ IX usque ad annum 1649, Paris, 1660, 3 vol. in-f°. L s

Dans cette histoire générale, qui a été longtemps considérée comme la plus complète, le tome IIT seul contient les vies de quelques cardinaux français du xvn* siècle, Anne d’Escars de Givry, François de La Rochefoucauld, Pierre de Bérulle. Doni d’Attichy, pour raconter l'existence de ces prélats qu'il avait d'ail leurs pu connaitre, a pris des informations avec soin et cite ses

sources; ainsi, pour la vie du cardinal de La Rochefoucauld, il a lu certainement le livre du Père Pierre Rouvier. Ses biographies sont donc sérieusement faites; mais la lecture en est'très pénible. Désireux de montrer l'étendue de ses connaissances, Doni d’Attichy

multiplie les citations d'auteurs latins, sacrés ou profanes, et n’ou- blie jamais qu'il est, lui aussi, un prélat, et qu’il doit moraliser. — Comparer avec celles de Du Verdier, n° 1317.

Voir : n° 1866.

. 1319. Gorrau (Antoine), 1605-1672. ÉVoges des évêques illustres,

Dédié aux archevèques et évèques de France, ce livre ne rappelle pas le bel esprit de l'Hôtel de Rambouillet; il est l’œuvre d’un prélat nommé à Grasse d’abord, puis à Vence. Il contient les trois éloges de François de Sales, Jean Baptiste Gault et Alain de Solminihac. Godeau les à composés avec soin; il dut avoir des renseignements très précis, ayant fort probablement connu les deux derniers de ces prélats. Pour tous, il fait valoir sans doute les vertus épiscopales, d’ailleurs incontestables, mais ne tombe:jamais dans le panégyrique outré. Il se conforme à l’ordre chronologique et compose ainsi une biographie méthodique et, peut-on dire, complète.

Voir : n° 1049 et 1679.

1320. Besorcxe (Jérôme), 1686-1763. Vies des quatre évêques engagés dans la cause de Port-Royal, M. d'Alet, M. d'Angers, M. de Beauvais et M. de Pamiers, pour servir de supplément à l'nstoire de Port-Royal en six volumes, Cologne, 1756, 2 vol. im-12°.

Théologien, prêtre, n'ayant pas voulu souscrire à la bulle Unigenitus, Besoigne, après avoir été banni, put cependant revenir en France, où il écrivit de nombreux ouvrages de polémique. Ayant composé une Æistoire de Port-Royal, i lui a donné un complément en rédigeant la biographie des évêques qui avaient protesté contre la signature du formulaire, Nicolas Pavillon, Henri Arnauld, Nico-

las Choart de Buzenval et François Caulet. Dans l’avertissement, il. indique les sources auxquelles il a puisé, l’histoire ecclésiastique de | G. Hermant, les mémoires d’'Arnauld d’Andilly, les négociations d’Arnauld, l'histoire des religieuses de Port-Royal, etc.; dans le cours de son livre, il recourt aux documents et insère des lettres des prélats, p. ex. de Caulet. Son livre est donc fait sérieusement et mérite d'être lu non seulement pour connaître les évêques qui ont. résisté aux ordres de Louis XIV, mais aussi les questions qui ont. amené leur opposition.

Voir : Rondet, Mémoire sur la vie et les ouvrages de Jérôme Besoïgé, Paris, 1763, in-8&; — Quérard, France lilléraire; — Maulvault, notice dans”

ÉEtcboie des sciences religieuses, pub. sous la direction de Lichtenberger, Paris, 1887, t. XII, p. 574.

1321. Pour l'évêché d’Alet, v. n° précédent. TR:

1322. Pour l'évéché d'Angers, v. n° 1320 et les deux. n° ci-dessous. |

1323. Pocquer pe Livonnière (Claude Gabriel), 1684- ne His- . toire abrégée des évêques d'Angers.

Professeur de droit français à l'Université d'Angers, secrétaire perpétuel de l’Académie royale des sciences et belles-lettres de la … même ville, Pocquet de Livonnière avait écrit une histoire des évêques, qui est restée manuscrite à la bibliothèque d'Angers. Des extraits en ont été publiés dans Any. hist., 1915. Ils se rapportent aux prélats suivants : Charles Miron (1588-1616 et 1622-1628), Guillaume Fouquet de La Varenne (1616-1621), Claude de Rueil | (1628-1649), Henri Arnauld (1649-1692), Michel Le Pelletier, fils du ministre (1692-1706), Poncet de La Rivière (1706-1730).

L'auteur résume la vie de ces évêques très simplement et s'attache en particulier à définir leurs caractères et ceux de leur épiscopat : à cet égard, les détails sont fort précis et fort circonstanciés.

Dans le même volume de l'An. hist., p. 33, on pourra aussi lire les extraits de René Laboreau sur Henri Arnauld, Michel Le Pelletier et Poncet de La Rivière.

1324. Granoer (Joseph), 1646-1724. Les saints prêtres français

du XVI siècle, pub. p. G. Letourneau, Angers et Paris, 1897, 2 vol: in-8°.

Grandet s’est proposé de faire pour les prêtres ce que d’autres avaient fait pour les congrégations. Il s’est informé avec soin, a lu les ouvrages imprimés. Il a ainsi composé des biographies d’après les notices qui avaient déjà paru ou d’après les renseignements particuliers qu'il avait lui-même obtenus. De là beaucoup d’inégalité et beaucoup de brièveté quelquefois. — Le manuscrit n’est pas publié intégralement. |

L'ouvrage est divisé en deux parties. Le premier volume concerne les prêtres, parmi lesquels sont C. Bernard, Nicolas Cornet, Amable de Bourzeis, Jean Eudes et Michel Le Pelletier (fils du contrôleur général, évêque d'Angers de 1692 à 1706). Dans le second volume, l’auteur parle des membres de l’Oratoire (Condren, Romillion, Yvan, Bourgoing, Jean Le Jeune, Thomassin), de Saint-Lazare (Vincent de Paul), de Saint-Nicolas du Chardonnet (Bourdoise) et de Saint-Sulpice (Olier, Louis Tronson).

1325. Saxr (Pierre), chanoine de l’église d'Arles. Pontificium Arelatense, sive historia primatum arelatensis ecclesiæ, Aix, 1629, in-8°. 4

L'ouvrage, dédié à l’évèque Gaspard'du Laurens, ne peut être consulté que pour la vie de ce prélat et jusqu’en 1628 seulement : tendance apologétique, faible valeur.

1326. Sauzxier (Claude). Autun chrétien, la naissance de son église, les évêques qui l'ont gouvernée et les hommes illustres qui ont été tirés de son sein pour occuper les sièges considérables de ce royaume et les premières dignités de l'église, ses prérogatives et son progrès, Autun, 1686, in-4°, 228 p., plus une table.

Prévôt et chanoine de l’église cathédrale d’Autun, Saulnier a consulté les documents que plusieurs incendies avaient laissé subsister. Le second chapitre de son livre traite des évêques : ceux du xvu® siècle, dont l’auteur raconte la vie, sont Pierre Saunier, Claude de La Magdeleine, Louis Doni d’Attichy et Gabriel de Roquette (en partie seulement pour celui-ci, à qui le livre est dédié). Dans le troisième chapitre, on peut recueillir quelques ren-

seignements sur des évêques qui ont été transférés dans d’autres sièges (p. 91-92). Toutes ces notices, assez brèves, sont faites avec une précision suffisante : l’auteur insiste sur les qualités religieuses des évêques, parce qu’il s’est proposé, dit-il dans la dédicace, d’apprendre aux ouailles du diocèse les vertus de leurs pasteurs. —=Pour l'analyse des autres parties du livre, voir chapitre Æistoire locale et provinciale.

1327. Noucurer (François). Histoire chronologique de l'église, évêques et archevêéques d'Avignon, Avignon, 166%, in-4°.

Dans ce livre, on rencontre des notions sur les prélats Étienne Dulcis (1609), Marius Philonardy (1624), Bernard Pinelli (1645), César Argelle (1647), Dominique de Marinis (1649). L'auteur, prêtre, n’a donné que des résumés très courts et peu utiles : le seul document qui puisse avoir quelque intérêt est le texte des actes du synode tenu à Avignon en 1613.

1328. Nicoze (Julien). Æistoire chronologique des évêques et du gouvernement ecclésiastique et politique du diocèse d' Avranches, Rennes, 1669, in-8°, 101 p.

Simple curé, l’auteur s’est appliqué à accomplir avec méthode. la tâche qu'il s'était imposée. Plusieurs notices intéressent le xvu® siècle : celles de François Péricard, évêque de 1588 à 1639; de son coadjuteur Henri Boivin, des évèques Charles Vialart (1640- 1644), Roger d’Aumont (1644-1651), Gabriel de Boylesve (1651= 1667), Gabriel Philippe de Froullay de Tessé. Ces notices sont brèves et doivent être considérées comme des résumés. Toutefois, l’auteur s’est attaché à connaître l’origine des divers prélats et à. déterminer les familles auxquelles ils appartenaient : à ce point de vue, la précision est assez grande. ‘

1329. Hermanr (Jean), 1650-1725. Histoire du diocèse de Bayeux, contenant l'histoire des évêques, avec celle des saints; des doyens et des hommes illustres de l'église cathédrale ou du diocèse; Caen, 1705, in-4°, 564 p. |

Curé de Maltot, Hermant avait formé le vaste projet de consacrer trois volumes à l’histoire de son diocèse : le premier n’ayant pas été accueilli avec faveur, il n’a pas publié les autres, Il s'est servi

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RECUEILS : CLERGÉ SÉCULIER. pa!

surtout des notes recueillies par Jean Petite, vicaire général du diocèse, et il cite ses sources en marge. Les biographies des évêques du xvn° siècle sont celles de Jacques d’Angennes (1607), Édouard Molé, fils du garde des sceaux (1649), François Servien, frère de l'ambassadeur (1653), et François de Nesmond (1661); puis viennent les biographies des doyens de l’église de Bayeux et de certains personnages illustres dans le pays. Quoi qu’on ait dit, ces récits sont faits avec conscience, et l’auteur, qui a beaucoup écrit, s’est appliqué à être exact et précis.

Voir : J. S., juin 1705; — Mém. Trév., juillet 1706; — le P. Lelong, n° 9892; — Lenglet-Dufresnoy, Méthode pour étudier l’histoire, 1, 523; — Ed. Frère, Manuel du bibliographe normand, Rouen, 1860, t. II, aux mots Hermant et Pelile.

- 1330. Veruer (René), 1639-1713. Recherches sur la ville et sur l'église de Bayonne, pub. p. Dubarat et Daranatz, Bayonne et Pau, 1910, in-4° (édit. très soignée).

Dans cette histoire ecclésiastique de Bayonne, la deuxième partie est consacrée aux évêques. Ceux du xvr® siècle, dont les biographies ont été rédigées par le chanoine Veillet, homme très instruit, sont Bertrand d’Eschaux (1598), Claude -de Rueil (1621), Henri de Béthune (1628), Raimond de Montaigne (1631), François Fouquet (1639), Jean d’Olce (1643), Gaspard de Priélé (1681), Léon de Lalanne (1688) et René François de Beauveau (1700). Ces notices ” sont bien faites et résument la vie de chacun de ces prélats : quelques-unes sont courtes.

1331. Pour l'évêché de Beauvais, v. n° 1820.

1332. Guicuexox (Samuel), 1607-1664. Æpiscoporum Bellicensium chronologica series, Paris, 1642, in-4°, 168 p.

Cet ouvrage est l’un des premiers de l’historien consciencieux que fut Guichenon. Celui-ci, pour montrer combien ses recherches ont été nombreuses, indique la liste des livres qu'il a consultés. Deux biographies seulement intéressent le xvn° siècle : celle de J. P. Camus, qui est très courte, et celle de J. de Passelaigue, qui est très étendue et dans laquelle l’auteur a inséré les documents relatifs à

l'administration épiscopale et aux difficultés qu’elle soulevait dans le diocèse de Belley.

1333. Lorës (Jérôme), 1617-1694. L'église métropolitaine et primatiale de Saint-André de Bordeaux avec l'histoire de ses archevêques et le pouillé des bénéfices du diocèse, avec quelques ates, Bordeaux, 1668, in-4°; — nouvelle édit. par l'abbé Callen, Bordeaux, 1882-1884, 2 vol. in-8°.

Chanoine, professeur à la Faculté de théologie : perginäge important, Lopès a composé une histoire suffisante. Ses biogra= phies de François d'Escoubleau de Sourdis, d'Henri II d'Escoubleau de Sourdis et d'Henri IT de Béthune sont à retenir, parce qu'il a connu ces prélats et a vécu dans leur entourage.

Voir : L. Bertrand, Mélanges de biographie et d'histoire, Bordeaux, 1885, in-8.

1334. Vinar (Jean). Abrégé de l'histoire des évêques, barons et comtes de Cahors, contenant leurs noms et faits plus mémorables, avec ce qui s'est passé de leur temps de plus remarquable dans le diocèse et pays de Quercy depuis la publication de l'Évangile mue en l'année 1664, Cahors, 1664, in-8°. %

Il semble qu'il y ait eu une première édition publiée à Cahors en | 1660 et que l'ouvrage ait été ensuite augmenté.

Il est dédié à l’évèque Nicolas de Sevin et a été composé par un docteur ès droit et avocat au Parlement. Il doit être considéré comme la suite de celui de Guillaume de Lacroix, Series etracta RE Cadarcensium, Cahors, 1617, qui s’arrète à l’année 1616. Pour le xvn° siècle, 1l comprend les vies des évêques Siméon He de Popian (1601), Pierre d'Habert (1627), Alain de Solminihac (1636), Nicolas de Sevin (1660). Il sera utile de confronter la biographie du troisième avec les nombreux écrits particuliers composés au xvn° siècle sur Alain de Solminihac. — Voir n° 1319.

1335. Rouauzr (Laurent), + 1750. Abrégé de la vie des évêques de Coutances. jusqu'à Monseigneur Léonor Gouyon de Matignon qui gouverne aujourd'hui ce diocèse, avec un catalogue des archevêques de Rouen et de tous les évêques de Normandie, et les années de leur promotion et de leur mort, Coutances, 1742, in-12°, 398 p. — Aut. édit. : Paris, 1742.

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L'abbé Rouault a écrit toute une série d'ouvrages religieux, Dans son Abrégé, 1l s'étend sur les vies des évèques du moyen âge; mais il est excessivement bref pour celles des prélats qui ont vécu au xvu® siècle.

Voir, pour la critique de ce livre, Mer. Fr.. 1743, juin et août; — sur l’au-

teur, Almanuach historique, ecclésiastique el polilique du diocèse de Coulances, in-24, année 1777.

1336. Corus (Jean), 1592-1679. Zibri quatuor de rebus gestis Valentinorum et Diensium episcoporum, Lyon, 1638, in-4°. — Aut. édit. : 1652, 242 p. (augmentée).

Cet ouvrage du savant jésuite est divisé en trois livres se rapportant aux évêques de Valence et de Die. Il ne peut guère être utile pour le xvn* siècle; dans la seconde édition, toute cette partie, allant jusqu’à l’année 1650, est extrêmement résumée.

Voir : Sommervogel, Bibliot. de la Compagnie de Jésus; — Dom. de Colonia, Hist. liltér. de la ville de Lyon, 1728-1730, ? vol. in-4°; — Delandine,

Bibliot. hist. el raisonnée des historiens de Lyon, 1787, in-8°; — n°° 1852, 1355 et 1361.

1337. Cosre (Olivier pe), 1595-1661, plus connu sous le nom de Père Hilarion de Coste. Æistoire catholique où sont décrites les vies, faits et actions héroïques et signalées des hommes et dames illustres qui, par leur piété ou sainteté de vie, se sont rendus recommandables dans les XVEÆ et XVII siècles, Paris, 1625, in-fol. — Aut. édit. : 1630, in-4°.

Minime, élève de Mersenne, le Père Hilarion de Coste, dans son ouvrage, a réuni 114 éloges de personnages ayant vécu surtout au xvi° siècle (l'énumération se trouve dans la Bib. hist. du P. Lelong, édit. de.1778, t. V, p. 482-483). Pour le xvn°, on rencontre ceux de Nicolas Lefebvre, précepteur et conseiller de Louis XIII, mort en 1612, — de M"° Acarie (Barbe Avrillot), morte en 1618, — de François de Sales, mort en 1622, — et de Marguerite d’Arbouze, réformatrice de l'abbaye du Val-de-Grâce, morte en 1626. Les trois premiers sont assez étendus et précis; le dernier assez succinet.

Voir : Niceron, Mémoires pour servir à l'histoire des hommes illustres, t. XVII; — Thuillier, Diariuwm des Pères de l'ordre des Minimes, Paris, 1709,

in-4°, t. II. — V. n° 1296 pour l’auteur et n° 1819 pour Francois de Sales, évêque de Genève.

‘1838. Le Courvarster pe COURTEILLES (Antoine). l évêques du Mans et de ce qui s’est passé de plus mÉmOor ee 1e pontificat, Paris, 1648, in-4°.

rs anticipée de cette histoire, Le Mans, 1650, ix tait à l'avance les objections qu’on pouvait lui faire. Cette ne s’arrôte à l’année 1639. Elle Len

Voir : L. os La pres Notes sur Antoine Le Cour deb

de l'histoire des bus du Mans, Paris, 1651, in- 49, L'œuvre : de ce bénédictin vaut r mieux que celle de Le ;

fait la biographie sont Charles de Bot es a Émery Mare de La Ferté et Philibert Emmanuel de Beau de Lavardin. Les notices sont sommaires, mais prets ï être utilisées. 1

1340. Pour l’archevèché de Lyon, v. le n° 4 ci-dessous.

1341. La Mure (Jean Marie ve). Histoire à evcléviatique cèse de Lyon, traitée par la suite chronologique des vies de rendissimes archevêques, avec les plus mémorables “ l'église cathédrale, de toutes les collégiales, abbayes et. Lyon, 1671, in-8°, 408 p.

Dans l'ouvrage de ce chanoine se trouvent les biograpl archevèques Denis de Me Charles de Hs

prélats, rate lies soit par le rôle politique qu de ont pe par l'administration intérieure de leur diocèse, l'auteur, a qu'une impression peu nette.

LU SE A SM Et DT ASE AE PE CALE + v FT LR Le | PU Nr \ "1 + < LU" re -

1342. Pour l’évéché de Marseille, v. le n° 1819.

.…. 1343. Meunisse (Martin), + 1644. Histoire des évêques de l'église de Metz, Metz, 1634, in-fol., 690 p.

Evèêque de Madaure, coadjuteur de l’évêque de Metz, prélat actif ét plein de zèle contre le protestantisme, Meurisse a écrit avec soin son histoire. Ses biographies d'Anne d’'Escars de Givry (1608-1612) et d'Henri de Bourbon (1612) sont des récits précis, sérieux et nullement gâtés par des éloges outrés ; elles contiennent des documents émanant de ces prélats et d’autres textes qui ont une importance particulière, p. ex. (p. 675 et sq.) la Relation de ce qui s'est passé à l'établissement et première ouverture de la cour de Parlement de Metz (1633), cérémonie à laquelle Meurisse a pris une part officielle et qu’il décrit avec minutie.

Voir : chapitre Histoire religieuse.

1344. Arerereurzze (Charles n°’), 1668-1743. Histoire de la ville de Montpellier depuis son origine jusqu'à notre temps, avec un abrégé historique de tout ce qui précéda son établissement, Paris, . 1731-1739, 2 vol. in-f°. — Aut. édit. : Montpellier, 1875-1882, . 4 vol. in-4°, édit. Lacour de La Pijardière d’après le ms. original.

L'ouvrage du chanoine d’Aigrefeuille sera analysé dans le chapitre Æistoire locale et provinciale. K suffit de signaler ici que le tome III de la nouvélle édition contient l’histoire ecclésiastique et que l’auteur y expose la vie des prélats. Au xvu* siècle se succèdent ainsi Pierre V de Fenouillet (1608), François Bosquet (1657), Charles de Pradel (1677), Charles Joachim Colbert (1696-1738). De toutes ces notices, très brèves, la plus intéressante est la dernière, lorsque l’on songe que d’Aigrefeuille se mit à la tête des chanoines pour lutter contre la politique janséniste de l’évêque Colbert de . Croissy. YA

1345. Pour l’archevêché de Narbonne, v. le n° 1318.

1346. Pour l'évêché de Pamiers, v. le n° 1320.

1347. Marriexac (Étienne Algay ne), 1620-1698. Æloges historiques des évêques et archevèques de Paris qui ont gouverné cette église depuis environ un siècle jusques au décès de M. François de Harlay-Champvallon, Paris, 1698, in-4°, 103 p.

Familier de Gaston d'Orléans, dont il a rédigé les mémoires,

Martignac, désabusé de la politique, passa sa vie à traduire des

auteurs latins. Son dernier ouvrage concerne les évêques et archevèques de Paris : les biographies de prélats ayant vécu au xvn° siècle

sont celles de Pierre de Gondi, Henri de Gondi (1616-1622), Jean François de Gondi (1622-1654), Jean François Paul de Gondi, car-

dinal de Retz (1654-1661), Hardouin de Péréfixe (1661-1670) et.

François de Harlay-Champvallon (1670-1695). Pour la plupart de ces prélats, les notices sont peu étendues : celle du dernier est, au contraire, fort développée et doit être comparée avec l’ouvrage de l'abbé Le Gendre. À.

Voir : Desessarts (Nicolas Toussaint Lemoyne, dit), Siècles lilléraires ‘de la

France, Paris, 1800-1803, t. IV, p. 306.

1348. Pour l'évêché de Poitiers, v. le n° 1299 et le n° ci-dessous.

1349. Besiy (Jean), 1572-1644. Des évêques de FRS avec

les preuves, Paris, 1647, in-4°.

Dans ce livre, Besly a réuni une foule de matériaux qu’utiliseront plus tard les auteurs de la Gallia christiana; mais ces documents sont antérieurs au xvn° siècle. Besly a dédié son livre à Henri Louis Chasteigner de La Rochepozay, son ami, évêque de Poitiers depuis 1611 et il a écrit deux pages sur ce prélat.

Voir : n°958; — Dreux du Radier, Bibliothèque historique du Poitou, t.7.

1350. Pommeraye (Jean François), 1617-1687. Æistoire des archevéques de Rouen, dans laquelle il est traité de leur vie et de leur mort, de leurs différents emplois, des affaires qu'ils ont négociées avant et depuis leur promotion, Rouen, 1667, in-fol.

Né à Rouen, le savant bénédictin de la Congrégation de Saint- Maur s’est consacré à étudier l’histoire religieuse de sa ville natale. Il a consulté des documents de toutes sortes, dont il insère un cerain nombre dans ses ouvrages, et a fait généralement preuve d’es: prit critique. Ces qualités recommandent son Histoire des archevéques, où se trouve racontée la vie de François de Joyeuse, de François IT de Harlay et de François II de Harlay-Champvallon. Les biographies de ces deux derniers prélats sont fort étendues.

ER PSS EN EURE OT, ANR ce n'a ne & = an.

RÉCUEILS : CLERGÉ SÉCULIER. 33

Pommeraye avait connu à Rouen les deux Harlay et avait pu les apprécier personnellement.

1351. Far (François), + 1675. Histoire de la ville de RE divisée en trois parties, Rouen, 1668, 3 vol. in-12°.

Les notices sur les Dates sont fort brèves. — Pour l’analyse de ce livre, voir le chapitre Histoire locale et provinciale.

1352. Cozuur (Jean). De rebus gestis episcoporum Sistaricensium libri IV, Lyon, 1663, in-8°.

A la fin, quelques lignes seulement sur les évêques T. de Glan-

dèves et Michel Poncet.

Voir : n°’ 1336, 1355 et 1361.

1353. Picarp (Benoît), dit le Père Benoît de Toul, + 1720. Æastoire ecclésiastique et politique de la ville et diocèse de Toul, Toul, 1707, in-4°, 710 p.

Dans la préface, l’auteur, moine capucin, déclare avoir entrepris cette histoire parce que jusqu'alors il n’en existait pas; il indique avec soin les sources auxquelles il a puisé, manuscrites ou publiées ; il joint à son livre une carte du diocèse de Toul par Guillaume Delisle et un recueil de pièces et actes pour preuves (ne concernent que le moyen àge).

Cette histoire est divisée en cinq livres : dans le premier, l’auteur parle du pays et des habitants; dans le second, il expose le gouvernement politique et les commencements de l’église de Toul; dans les trois autres, il raconte l’histoire de la ville et des évêques jusqu’à 1705. Ce n’est donc pas un recueil de biographies des prélats; mais, pour dire tout ce qui s’est passé à Toul, le Père Benoît a adopté la chronologie épiscopale et a été amené ainsi à parler des évêques.

Pour le xvu° siècle (p. 684-710), on a ainsi des notices sur Jean de Porcelet de Maiïllane (1607), Nicolas François de Lorraine (1624), Charles Chrétien de Gournay (1634), Paul de Fiesque (1641), Jacques Le Bret (1645), André du Saussay (1657), Jacques de Fieux (1677), Henri de Thyard-Bissy (1687), François Blouet de Camilly (1704). Les indications fournies par l’auteur sont très

brèves; il est vrai que la plupart de ces prélats n’ont jous qu'un

rôle fort secondaire.

1354. Maax (Jean), + 1672. Sancta et metropolitana ecclesia Turonensis, sive series Turonensium archiepiscoporum et statuta conciliorum et synodorum hugusce ecclesiæ, Tours, 1667, in-fol.

L'auteur a eu, à Tours, une certaine influence; ami de l’évêque d'Eschaux, investi des fonctions de grand archiprètre de Tours en 1636, vicaire général de l’évêque Le Bouthillier, 1l a été bien placé pour avoir des renseignements curieux. Aussi ses notices sur les deux prélats avec lesquels il a été constamment en relations sontelles assez longues et précises. — Une table analytique de cet ouvrage, qui s'étend de 251 à 1655, a été dressée par Clément Proust, Tours, 1870, in-8°.

1355. Cozumr (Jean). De rebus gestis episcoporum Vasionensium libri quatuor, Lyon, 1656, in-4°.

De longs détails, à la fin, sur l’épiscopat de Joseph Marie Suarès.

Voir : n° 13836, 1352 et 1361.

1356. Pour l'évêché de Valence, se reporter au n° 1336.

1357. Pour l’archevêché de Vienne, v. le n° 1315 et les trois n°“ ci-dessous.

1358. Le Lièvre (Jean), + 1634. Histoire de l'antiquité et sainteté de la cité de Vienne en la Gaule celtique, Vienne, 1623, in-8?, 523 p.

Ce chanoine de l’église de Vienne a surtout composé une Listhee des évêques. Il s'arrête à l’année 1622 : son livre n’est donc utile que pour les épiscopats de Pierre V de Villars et de Jérôme de Villars. L'auteur écrit dans un style ampoulé, se laisse entraîner au verbiage et manque de précision. Il insiste surtout sur les vertus des nn

1359. Maurerruy (Jean Baptiste Drouer pe), 1650- 1730 ou 1736. Histoire de la sainte église de Vienne, contenant la vie et les actions remarquables de 106 archevêques qui en ont tenu le siège depuis l'an 62... jusqu'à la présente année 1708, composée sur diverses pièces authentiques et originales tirées des archives de: l'archevé-

ché et du chapitre de cette église, Lyon, 1708, in- k, 340 p. — Aut. édit. : 1711.

Parisien qui, après avoir vécu dans le monde, se voua à l’état ecclésiastique en 1690, l’abbé Drouet de Maupertuy écrivit toute une série d'ouvrages sur des questions de morale ou d'histoire religieuse et publia aussi plusieurs traductions de livres anciens. Il à composé son Âistoire de la sainte église de Vienne sur l'ordre de l'archevêque Armand de Montmorin, qui l’a soutenu dans son travail. Il a divisé celui-ci par siècles. Le xvn° comprend les épisco- pats de membres appartenant à la famille de Villars, Jérôme (1601), Pierre VI (1626) et Henri (1663-1694). Maupertuy expose les actions de ces prélats et, quelquefois, fait leur portrait : les deux - dernières de ces biographies sont assez étendues et intéressantes et permettent de voir que le siège épiscopal de Vienne était un véritable fief pour la famille de Villars, comme celui de Béziers l'était à la même époque pour la famille des Bonsy.

1360. Cnarver (C.), prêtre, archidiacre. Histoire de la sainte église de Vienne, Lyon, 1761, in-4°, 798 p.

Charvet est l’auteur de ce livre. Celui à qui on l’a parfois attribué, le polygraphe Claude Étienne Bourdot de Richebourg, l’a seulement revu et publié. Charvet a utilisé les ouvrages de ses prédécesseurs : pour le xvn° siècle, il donne les biographies des évêques Jérôme de Villars, Pierre VI de Villars, Henri de Villars, Armand de Montmorin et François de Bertons de Crillon ; il insère des épitaphes. Son livre n’est utile que d’une façon indirecte. ,.

Voir : Barbier, Il, 711; — Rev. Daup., VI, p. 370. 1361. Cozumsr (Jean). De rebus gestis episcoporum Vivariensium, Lyon, 1651, in-4°, 193 p.

Pour le xvu° siècle, bien peu de chose; à peine quelques pages sur l’évêque Louis François de Suse.

Voir : n°’ 1886, 1852 et 1355.

3° Clergé régulier.

(Les ordres religieux sont classés par ordre alphabétique. — Compléter avec le chapitre Aisloire religieuse.)

1362. Biémur (Marie Jacqueline Bouerre pe), 1618-1696. L'année bénédictine ou les vies des saints de l'ordre de Saint-Benoît,

36 BIOGRAPHIES. sr

Paris, 1667-1673, 6 vol. in-4°. — Æloges de plusieurs personnes

illustres en piété de l'ordre de Saint-Benoît, décédées en ces derniers siècles, Paris, 1679, 2 vol. in-4°.

Dans le premier de ces ouvrages, les biographies relatives à des Fa |

personnes ayant vécu au xvrr siècle sont très rares. Le second com-

prend une quarantaine de notices, dont la plus intéressante est celle relative à Antoinette d'Orléans, fondatrice de la congrégation

des Filles du Calvaire. Ces deux livres ont le même caractère que

ceux de Madeleine de Chaugy (v. n° 1375); ils ont été écrits pour

édifier les contemporains et n’ont qu’une utilité restreinte DE ï

l'historien.

Voir : Huet, Les origines de la ville de Caen, Rouen, 1702, ee. p. 649-651.

1363. Pour les vies de deux Carmélites, v. n° 1337.

1364. Tourox (Antoine), 1686-1775. Histoire des hommes

illustres de Saint-Dominique…. jusqu'au pontificat de Benoît XHL, À

Paris, 1743-1746, 6 vol. in-4°.

Cet ouvrage, qui complète celui de Réchac, paru en 1650, com

prend les vies des Dominicains célèbres depuis la fondation de

l’ordre. Le tome V est consacré au xvn° siècle; mais, dans toutes ces biographies, il n’en est qu’une que l’on puisse retenir, celle de”

Michel Mazarin, le frère du ministre. — En somme, peu d'intérêt.

1365. Pour l’abbaye de Maubuisson, v. n° 1818.

1366. Arricuy (Louis Dont n°), 1593-1664. Histoire générale de l'ordre sacré des Minimes, divisée en huit livres, Paris, 1634, 2 vol:

in-4°.

Neveu du maréchal de Marillac, l’auteur fut évêque de Rien puis d’Autun ; il faisait partie de l’ordre des Minimes et:il lui a consacré

«lat 5

une vaste histoire qui finit à l’année 1623. Elle n’intéresse que pour |

la vie de quelques religieux de cet ordre et encore n’a-t-elle pasune. grande valeur. Car Doni d’Attichy est crédule à l'excès et sa piété ” l'entraîne à raconter toutes sortes de faits extraordinaires où le merveilleux l'emporte beaucoup sur l’histoire vraie.

Voir : Niceron, Mémoires pour servir à l'histoire des hommes illustres,

t. XXIV, p. 372; — Thuillier, Diarium des Pères de l’ordre des Minimes, «

Paris, 1709, in-4°, — V. n° 1818.

{ ind és 5. dote, :

1367. Tuuruuer (René), + 1714. Diarium patrum, fratrum et sororum ordinis Minimorum Provinciæ Franciæ sive Parisiensis qui religiose obierunt ab anno 1506 ad annum 1700, Paris, 1709, 2 vol. in-4°.

Minime, le Père Thuillier a consacré cet ouvrage aux religieux de son ordre. Il le divise par mois et par jours et expose ainsi la vie de nombreux personnages qui se sont distingués par leurs vertus et leur piété et n’ont joué qu’un rôle secondaire. Ses notices sont très brèves et ont une faible importance : toutefois, pour certains, en particulier pour Doni d’Attichy, les indications fournies par l’auteur sont plus abondantes et plus sérieusement composées.

1368. Pour les Oratoriens, v. les n°° 1305 et 1324 et les deux numéros ci-dessous.

1369. Croyseauzr (Charles Edme), 1645-1738. Vies de quelques prètres de l'Oratoire, pub. p. le P. Ingold, Paris, 1882-1883, 3 vol.

La publication est divisée de la façon suivante : t. I, généralats du cardinal de Bérulle et du Père de Condren, — t. IT, généralats des Pères François Bourgoing et Senault, — t. IIT, généralat du Père Abel de Sainte-Marthe. Entré dans l’Oratoire en 1663, l’auteur a passé sa vie à écrire les biographies des personnages qui avaient illustré, à divers titres, son ordre. Il a connu beaucoup d’entre eux; pour les autres, il a eu à sa disposition les documents conservés-dans l’Oratoire et il a consulté les imprimés pour compléter ses informations. Sa documentation est donc abondante. Mais la mise en œuvre est quelque peu défectueuse; dans son désir de ne rien omettre de ce qui peut faire valoir la piété, le dévouement ou l’activité de ses confrères, Cloyseault est d’une prolixité extrême; il ne fait grâce d’aucun détail. Aussi la lecture de son ouvrage est-elle pénible : elle est néanmoins instructive.

Ii s’est attaché surtout à la biographie des chefs de l’Oratoire. Parmi les autres, les plus remarquables sont celles de J. B. Romillion, pour laquelle il suit le livre de Bourguignon, de l’évêque de Marseille J. B. Gault, d'Antoine Yvan, pour laquelle sa source principale est l'écrit de Gilles Gondon, de Thomassin, de Malebranche et de Jean Le Jeune.

On trouve là une foule de détails qu’utilisera un peu plus tard Batterel : v. n° 1370: Mais Cloyseault n’est pas partial comme Batterel; il n'apprécie pas, il raconte seulement, parfois avec naïveté.

1370. Barrerer (Louis), 1680-1752. Mémoires domestiques pour servir à l'histoire de l'Oratoire, pub. p. le P. Ingold et Bonnardet, À Paris, 1902, 4 vol. in-&.

Le tome I comprend le généralat de Bérulle; le tome IT, ceux de Condren et Bourgoing; le tome III, celui de Senault; le tome IV, celui d’Abel de Sainte-Marthe, et il s’étend jusqu’à l’année 1696. Ainsi, Batterel a suivi le plan de son confrère Cloyseault (x. n° 1369); mais son ouvrage est de beaucoup supérieur à celui de son prédécesseur.

En effet, Batterel, pour écrire l’histoire de la maison dont il a été si longtemps le secrétaire, a fait des recherches étendues. Non seulement il a lu tout ce qui avait été imprimé, mais il a recouru à des documents inédits. Il avait les uns à sa portée : ce sont ceux qui étaient conservés dans les archives, comme la correspondance, et de nombreux mémoires de Bérulle qu'il a trouvés dans les papiers de ce dernier. Il a consulté les autres à la bibliothèque du roi, en particulier les manuscrits de Brienne et de Béthune, ou bien au donjon du Louvre, où se trouvait alors le dépôt des archives des affaires étrangères.

Il a ainsi composé des notices biographiques sur des Pères que leur piété et leurs travaux de toutes sortes recommandaient à son attention. Elles sont inégales sans doute et en étendue et en intérêt; car beaucoup de ces oratoriens n’ont joué qu’un rôle secondaire. Dans l’ensemble, elles présentent pourtant des physionomies très variées qui permettent de connaître une partie de la vie religieuse au xvu° siècle. Batterel a multiplié les détails, donné une grande place à des anecdotes qu'il choisit avec soin et parfois avec malice ; il ne s’est pas contenté de parler de la religion ou de la littérature, 1l fait à l’occasion des incursions dans la vie politique, p. ex. pour expliquer le rôle qu’a joué le cardinal de Bérulle. Il juge aussi ses confrères et il ne faut pas lui demander à cet égard une impartialité absolue : il se montre catégorique et même brutal, et

il semble quelquefois prendre plaisir à apprécier, en quelques mots sévères, soit un ouvrage, sûôit la conduite de certains oratoriens. Toutes ces biographies forment ainsi un tableau très vivant de l’activité qu'a montrée l’Oratoire au xvu° siècle. Aussi n'est-il pas étonnant que cet ouvrage ait servi de source, alors qu’il était encore inédit, aux écrivains qui ont eu à étudier la vie de certains membres de l’Oratoire, p. ex. Tabaraud et Houssaye pour leurs biographies de Bérulle.

1371. River (Antoine), 1683-1749. Nécrologe de l'abbaye de Notre-Dame de Port-Royal des Champs, ordre de Citeaux, institut du Saint-Sacrement, qui contient les éloges historiques avec les épitaphes des fondateurs et bienfaiteurs de ce monastère et des autres personnes-de distinction qui l'ont obligé par leurs services, honoré d'une affection particulière, illustré par la profession monastique, édifié par leur pénitence et leur piété, sanctifié par leur mort ou par leur sépulture, Amsterdam, 1723, in-4°, Lxxrr- . 498 p.

Rivet de La Grange, bénédictin de la congrégation de Saint- Maur, fut un adversaire énergique de la bulle Unigenitus : là est peut-être le motif de la publication du Vécrologe, ce qui lui valut d’être envoyé par ses supérieurs en exil dans un couvent du Mans. Il est en effet seulement l'éditeur de l'ouvrage : celui-ci a été composé par plusieurs auteurs, des religieuses de Port-Royal, en particulier la Mère Angélique de Saint-Jean Arnauld, et des partisans du jansénisme, comme l’oratorien Desmares.

Après une longue préface historique sur Port-Royal, le catalogue des abbesses et celui des confesseurs, sont racontées les vies de nombreux personnages. Ces récits ont une valeur inégale. Beaucoup sont d’une brièveté excessive et peu proportionnés souvent à l'importance de la personne : c’est ainsi, par exemple, que les renseignements sont insuffisants à propos d'Henri Arnauld, Robert Arnauld d’Andilly, Barcos, Nicole, Jacqueline Pascal, Nicolas Pavillon, Singlin, ete. La biographie d'Antoine Arnauld lui-même ne peut être considérée comme satisfaisante. Et, en somme, le Nécrologe sera consulté avec fruit seulement pour les vies des Mères Angélique, Angélique de Saint-Jean, du Fargis d’Angennes et Sui-

reau, et pour celles d’ Antoine Lemaître, de Len de FE de

Pascal et de Saint-Cyran.

Pour compléter et rectifier cet ouvrage, Lefèvre de Saint- Marc (Charles Hugues) publia un Supplément au nécrologe de l'abbaye de Port-Royal des Champs, contenant, outre de nouveaux éloges,

des additions et des corrections à la plupart des articles des six …

. premiers mois du nécrologe, avec un recueil de pièces intéressantes,

sL., 1735, in-4°, 690 p. : les pièces inédites, au nombre de quatrevingt-douze, remplissent 286 p.; le reste du volume est consacré au supplément.

LE

1372. Le Cuenc (Pierre), 1706-1781. Vies intéressantes et édi-

fiantes des religieuses de Port-Royal et de plusieurs personnes qui

leur étaient attachées, avec des lettres et des pièces diverses, sl.

(Amsterdam), 1750-1752, 4 vol. in-12°. Ê FC Maître ès arts de l’Université de Paris, sous-diacre de Rouëén et

en même temps astronome, l'abbé Pierre Le Clerc a consacré cet ouvrage aux religieuses de Port-Royal, dont il partageait, semble-

t-il, les idées. Il à eu le bon esprit d'insérer dans son. livre toute

une série de lettres et de relations qui ont évidemment beaucoup

plus d'importance que les biographies de religieuses, le plus souvent obscures. Cependant, 1l faut retenir celles de la duchesse de Liancourt et de Jacqueline Pascal, et aussi le discours de Lemaïtre de Sacy sur Arnauld d’Andilly, datant de 1674,

On publia en 1751, à Utrecht, un volume in-12° intitulé : Vies.

intéressantes et édifiantes des amis de Port-Royal, pour serwir de suite aux Vies intéressantes et édifiantes des religieuses de cette maison.

Voir, sur l’auteur, Quérard, France lilléraire; — Lebreton, Biographie normande; — Frère, Bibliographe normand, t. 11; — Migne, Dictionnaire des jansénisles, colonnes 392 et 393; — chapitre Histoire religieuse.

AA

1373. Cerveau (René). Nécrologe des plus célèbres défenseurs w et confesseurs de la vérité des XVII° et XVII siècles, contenant

les principales circonstances de la vie et de la mort des personnes

de l’un et de l'autre sexe qui ont été recommandables par leur piété, leur science et leur attachement à la vérité et surtout par les persé=

cutions qu'elles ont essuyées au sujet du formulaire de la part des Jésuites, s1., de 1760 à 1778, T vol. in-12.

Cet ouvrage ne peut être considéré comme une source : les notices y sont, le plus souvent, d’une sécheresse extrème et, par suite, fort peu utiles. C’est une compilation, trop surfaite, qui n’a presque pas de valeur.

1374. Raxcé (Armand Jean Le Bourauurer pe), 1625-1700. Relations de la mort de quelques religieux de l'abbaye de La Trappe, Paris et Bruxelles, 1702, in-12°.

Cette édition est fort incomplète : elle comprend les biographies de plusieurs moines, morts depuis 1673 à l’abbaye. Elles semblent bien être l’œuvre personnelle du réformateur lui-même, qui les a composées dans un but d’édification et qui a voulu donner des exemples aux religieux vivants.

Cet ouvrage fut ensuite continué et complété : il parut en 1755 sous le titre de Relation de la vie et de la mort de quelques religieux de l'abbaye de La Trappe, 5 vol. in-12°. Cette édition, beaucoup plus étendue, renferme deux biographies d’un intérêt considérable, celles de Rancé (tome HT) et de dom Pierre Lenain, son successeur (tome IV) : la première est attribuée à Louis d'Aquin, évèque de Séez.

Voir : n°° 1048 et 1855.

1375. Cuaucy (Françoise Madeleine ne), + 1682. Religieuse de l’ordre de la Visitation, elle a écrit de nombreuses biographies qui n’ont qu’un intérêt spécial : elle a été guidée par sa piété et a voulu perpétuer le souvenir d’humbles religieuses qui avaient voué leur existence au culte de Dieu. Dans ce but, elle a publié les opuscules suivants : Vies des quatre premières Mères de l'ordre de la Visitation, — Vies de huit vénérables Mères religieuses de l'ordre de la Visitation, — Vies de sept religieuses de l’ordre de la Visitation, — Vies de neuf religieuses.…., parus tous à Annecy, 1659, in-4°. Plus tard, elle a composé un ouvrage d'ensemble, L'année sainte des religieuses de la Visitation, publié après sa mort, Annecy, 1686, 3 vol. in-4° : c’est une sorte d’almanach religieux où est racontée, pour chaque jour, la vie d’une religieuse,

CP

4° Familles nobles.

Cette quatrième section comprend les parties suivantes. Mout d’abord viennent les sources sur les recherches de noblesse ordonnées au xvu° siècle par la royauté : sauf exception, on n’y rencontre pas des renseignements fort nombreux; mais on peut les utiliser pour découvrir un nom, une date parfois, un acte relatif à la car- ‘rière d’un personnage ou à sa situation de fortune. Ce sont les

numéros 1376-1389. — Puis, nous plaçons les armoriaux et les.

nobiliaires qui peuvent être de quelque secours à l'historien. Eux aussi ne fournissent pas beaucoup d'indications de première importance : ils permettent cependant, quand ils ont été faits avec conscience (ce qui n’est pas toujours le cas), de compléter ce que lon a pu trouver dans les Recherches de noblesse, avec lesquelles ils sont en général dans une étroite dépendance. La plupart ont été en effet établis d’après les résultats des enquêtes faites par les intendants:

Ce sont les numéros 1890-1402, dans lesquels nous n’indiquons

pas les armoriaux où l’auteur s’est uniquement préoccupé de la reproduction seule des blasons. — Enfin, nous énumérons et apprécions les histoires généalogiques des familles nobles qui intéressent des personnages du xvn* siècle. La moisson est ici un peu plus abondante et variée. Ce sont les numéros 1403-1468.

1376. AUVERGNE. — Aecherche générale de la noblesse d'Auvergne, 1656-1727, pub. p. de Ribier, Paris, 1907-1911, 4 vol. in-8.

Les documents sont publiés par ordre alphabétique : ils four-

1. Cette question de l’origine d’un personnage a fort préoccupé au xvrr° siècle :

elle a donné lieu à de nombreux ouvrages théoriques sur la noblesse, que nous n'avons pas à signaler ici. Indiquons simplement deux livres dont les titres seuls sont significatifs : Claude de Valles, Mémoires et instructions pour élablir en ce royaume un règlement sur les abus qui se commettent sur le fail des armoiries, circonstances et dépendances, Paris, 1629, in-4° (lauteur se propose pour faire lui-même la vérification des titres); — André Belleguise, Trailé de la noblesse et de son origine suivant les préjugés rendus par les commissaires dépulés pour la vérification des titres de noblesse, 1669, 1688, 1700, in-8°, in-16° et in-12° (l’auteur a été chargé de cette vérifica-

tion en Provence). — Pour connaître comment on organisait ces enquêtes, on.

peut çonsulter (B. N., LI® 6) un modèle du 26 février 1668.

nissent le plus souvent la citation et la date du mariage, et quelquefois d’autres indications. Le tome premier est consacré à la recherche générale; les tomes IT et IV à des catégories particulières de nobles (pages admis dans les écuries du roi, demoiselles admises dans la maison de Saint-Cyr); le tome III ne concerne pas le xvu® siècle.

1377. BERRY. — Recherche de noblesse en Berry, 1666-1670, pub. p. de Toulgoet-Treanna, dans Mém. Soc. antig. C., t. XXIV, p. 87-359.

Le sieur Trabot, « chargé par Sa Majesté de la recherche des usurpateurs de noblesse », n’est pas autre chose qu’un traitant ayant pour tâche de faire assigner les nobles à comparaitre devant le subdélégué de l’intendant, Perrotin de Barmond. Son registre contient les signatures des nobles, quand ceux-ci savent signer. C’est une simple liste où chaque gentilhomme déclare maintenir ou se désister : à côté se trouve la sanction de la décision prise, condamnation, renvoi avec approbation, ou renvoi au Conseil. — A ces notes, l'éditeur a ajouté des renseignements biographiques.

1378. BRESSE. — Minute d'état de la noblesse de Bresse envoyé à M. l’intendant pour un ouvrage destiné à Monseigneur le duc de Bourgogne, de l'année 1697, pub. p. R. de Saint-Mauris, dans Rev. nob., 1866 et sq.

Ce catalogue des nobles donne dés notes sur l’origine de la noblesse, sur les fonctions qu’occupent les personnages mentionnés.

1379. BRETAGNE. — £tat et noms de ceux qui ont été déboutés de la qualité de noble et d'écuyer par arrêt de la Chambre établie par le roi pour la réformation de la noblesse en Bretagne, Rennes, 1671, in-4°, 76 p.

Simple liste de noms, à côté desquels est mentionnée l'amende qui à été infligée.

— Toussaint DE Sanr-Luc (Le Bigot, Père). Mémoires sur l'état du clergé et de la noblesse de Bretagne, contenant un recueil alphabétique des noms et des armes de plusieurs gentilshommes, Paris, 1691, 3 parties en 2 vol. in-8°. — Aut. édit. : Paris, 1692, 2 vol. in-8°.

D’après dom Lobineau, il s'agirait ici d’un extrait de la dernière

réformation de la noblesse bretonne avec quelques remarques sur -

l'état du pays. Le tome premier expose l'état du clergé et de la noblesse. Le tome IT est le recueil alphabétique des noms et armes

des familles déclarées nobles lors de la dernière réformation, d’après -

les arrêts rendus par la Chambre royale établie à Rennes; Ts le Conseil privé, etc. Trop abrégé et défectueux.

—— État de la noblesse bretonne déclarée d’ancienne extraction

par la Chambre du parlement de Bretagne, chargée de la réforma= tion de 1668-1671, pub. p. Du Plessis de Grenedan, Rennes, 1844, in-8°.

Les sources de cet ouvrage sont trois mss. in-fol. de la biblio=

thèque de Rennes : c’est une simple liste de ceux qui ont été reconnus comme nobles. G

— Arrêts de la Chambre de réformation de Rennes sur la + de la noblesse, 1668-1671, pub. dans de Rosmordue, La noblesse

de Bretagne devant la Chambre de la réformation, Saint-Brieuc, F in-4°, 1896 et sq. : publication LE arrêts, indication des actes et - =

des généalogies.

— Réformation de la noblesse de Bretagne, arrêts de maintenue, pub. p. de Saint-Pern et de L'Estourbeillon, Rev. hist. 0., années 1897 et sq. ti

La publication est plus complète que la précédente : les décisions

des commissaires sont reproduites intégralement; la filiation, les

preuves, les actes sont cités.

Voir : Du Chatellier, Rev. nob., 1875, p. 1.

1380. CHAMPAGNE. — Caumarrn (François Lx Fèvre DE), |

Ami de Retz, conseiller au Parlement de Paris, maître des

requêtes, Caumartin présida la commission nommée pour tenir les

grands jours d'Auvergne en 1665 et fut ensuite intendant de Cham- ?

pagne de 1667 à 1672. En cette dernière qualité, il fut chargé de l'enquête sur la noblesse : il y fut aidé officiellement par le procu-

reur du roi, Lallemant de Lestrée, et officieusement par Charles” René d'Hozier. Cette enquête fut poursuivie et complétée plus tard.

par les intendants Larcher en 1696 et Lescalopier en 1718. Les

- résultats de la réformation, faite par Caumartin, ont été consignés dans les ouvrages suivants.

— Recherche de la noblesse de Champagne, Chälons, 1673, 3 vol. in-fol.; réimpression par L. Paris et Ed. de Barthélemy, Paris, 1868, in-4°. — Procès-verbal de la noblesse de Champagne, Chà-lons, 1673, in-8; réimpression, Vouziers, 4852, in-8°. — Votes de M. de Caumartin sur la recherche des nobles de la province de Champagne, pub. p. Ed. de Barthélemy, d’après le ms. nee de la B. N., Paris, 1883, in-12°, 99 p.

Tous ces ouvrages sont fort intéressants. On y rencontre non seulement la liste des nobles, mais des pièces justificatives et des généalogies. Les Votes sont peut-être le plus curieux de tous : ce sont en effet des appréciations secrètes, personnelles, qui prouvent la prudence et en même temps la franchise de l’intendant. Grâce à

. elles, on constate aisément que ceux qui étaient soumis à l'enquête n'étaient pas arrêtés par le scrupule de fournir des actes faux.

Voir : Ed. de Barthélemy, Les correspondants de la marquise de Balleroy (étude sur les Caumartin, introduction, p. v-Lvir).

1381. GASCOGNE. — Les jugements de maintenue de noblesse en Gascogne en vertu de la déclaration royale de 1714, pub. p. Carsalade du Pont, Rev. Gasc., années 1877 et sq.

La publication comprend le texte des jugements rendus : pour

. chaque noble sont indiquées les pièces justificatives, comme testaments, contrats de mariage, etc.

1382. GUYENNE. — Deuxième recherche de la noblesse dans la généralité de Bordeaux, 1696-1718, pub. p. de Saint-Saud, Aev. Quest. Hér., 1899 et sq.

1383. LANGUEDOC. — Pour cette région, on peut consulter les ouvrages suivants, de valeur inégale d’ailleurs.

— Béarn. Livre des titres, qualités, blasons et armes des sei-

gneurs barons des états généraux de la province de Languedoc, - tenus par Son Altesse Sérénissime Monseigneur le prince de Conti, en la ville de Montpellier, l’année 1654, Montpellier ou Lyon, 1655,

- 2 parties en 1 vol. in-fol.

. La première partie comprend le recueil relatif aux barons et aux

sai —

prélats pour l’année 1654; la seconde, celui relatif aux barons du Vivarais et du Gévaudan pour l’année 1655. L'intérêt de l'ouvrage est assez mince.

— Caux (Henri pe). Catalogue général des gentilshommes de la province de Languedoc dont les titres de noblesse ont été remis devant M. de Besons en vertu de la commission de Sa He pour | la recherche de la noblesse, Pézenas, 1676, in-fol. |

L'auteur déclare qu'il a*été présent lors des jugements. Il a divisé son livre en deux parties, généralités de Toulouse et de Montpellier, et a subdivisé le tout en onze diocèses. Il suit l’ordre alphabétique : il a dressé ainsi une liste de noms, dans laquelle il a inséré parfois des dates.

— Besoxs (Bazin De). Jugements sur la noblesse de Languedoc en 1668, 1669 et 1670, dans les Pièces fugitives du marquis d’Aubais, t. IT, Paris, 1759, in-4°.

Bazin de Besons est l’intendant qui a été chargé de procéder à l'enquête. Son mémoire est beaucoup plus détaillé et beaucoup plus intéressant que le précédent : on y trouve de nombreuses dates » précises. L'ordre adopté est l’ordre alphabétique et, à côté de chaque nom, est mentionné le diocèse. Pour la critique des jugements rendus, v. Mer. Fr., année 1760, p. 115.

1384. NORMANDIE. — Æxtrait des noms des gentil) plus considérables, ou en naissance, ou en biens, ou en qualité, demeurant dans l'étendue du bailliage de Caen, tiré sur le rôle général dudit bailliage, 1640, pub. p. Sandret, Rev. nob., 1865, t. IIT et sq.

Par une ordonnance du 14 mai 1639, Louis XIII ordonnait aux baillis de dresser le rôle des nobles et des fiefs en vuë du ban et de l’arrière-ban. Chaque article de ce rôle pour le bailliage de Caen mentionne le nom du seigneur, le chiffre de son revenu et indique sommairement son caractère, ses dispositions morales ou intellectuelles et l’origine de sa noblesse. Il y est adjoint des notes secrètes qui complètent les indications données. Le tout constitue un docu-” ment curieux et utile.

— Cuamiizarr (Guy). Recherche de la noblesse de la généralité de Caen, faite par ordre du roi en 1666 et années suivantes, pub.

p- Pu Buisson de Courson, Caen, 1887, 2 vol. in-8°.

L'intendant Chamillart est le père du futur ministre. Il examine successivement les plus anciennes familles nobles, reconnues et . avouées, — celles qui ont fait preuve de quatre quartiers de noblesse, — celles qui ont été anoblies avant le 1% janvier 1611 ; puis viennent d’autres parties relatives à diverses sortes d’anoblis et aux usurpateurs. L'auteur cite non seulement des noms, mais des dates, des âges, des fonctions. On doit compléter ce mémoire avec Notes et documents pour servir à l'histoire de la recherche de Chamillart par un membre du conseil héraldique de France, Caen, 1890, in-8°. D’après Esmonin, La taille en Normandie au temps de Colbert, Paris, 1913, in-8°, p. 202 et sq., 222 note 2, ces deux publications

sont fautives.

1385. PICARDIE. — Ænquête de 1666 sur la noblesse de la généralité de Soissons, pub. p. Menneville, Rev. nob., 1867 et sq.

On y affirme seulement que les nobles qui sont nommés ont vraiment produit les titres demandés : peu d'importance au point de vue biographique.

— Dorrex, intendant de la généralité de Soissons. Recherche faite en 1668, sind., in-fol.

Concerne trente-cinq familles, dont les ärmoiries sont reproduites. Division en deux colonnes : dans la première sont les pièces . justificatives ; dans la seconde est la généalogie.

— HaunicquiEr pe BLancourr. Vobiliaire de Picardie, contenant les généralités d'Amiens, de Soissons, pays reconquis et partie de l'élection de Beauvais. Le tout justifié conformément aux jugements rendus en faveur des nobles de la province, tant par les arrêts du Conseil et de la Cour des aides que par les ordonnances de MM. les intendants, Paris, 1693, in-4°. — Aut. édit. : 1695.

Haudicquier de Blancourt, qui avait été cependant employé par Charles René d’Hozier, est un des types de faussaires qui, pour des raisons diverses, ne se sont pas attachés à l'exactitude et à la vérité. Né dans la Picardie vers 1650, venu à Paris où il fit plusieurs métiers, il finit par étudier la science du blason et par épouser la fille de François Duchesne. Il se livra au commerce des faux titres qu'il fabriquait lui-même et dont il a introduit un grand nombre dans son Vobiliaire. Arrêté en 1700, condamné aux galères, il

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mourut prisonnier au château de Caen en 1704. Son livre ne fut. pas détruit; mais contre lui fut entreprise la publication qui est indiquée ci-dessous, et, en attendant, on procéda à des suppressions concernant onze familles (lettre F), que l’auteur avait tenté de déshonorer en leur appliquant des actes et des diplômes faux. L'ouvrage est donc peu recommandable : il mérite les appréciations sévères du Père Lelong (n° 40767), de Lenglet-Dufresnoy (LV, 443) et celles de Charles René d’Hozier, reproduites par Guigard dans sa Bibliothèque héraldique de la France (n° 2897), Fonee PU

Voir, sur l’auteur, A. de Boislisle, édit. des Mémoires de gaint-Slmon

t. XIV, appendice 8 — La fausse Vestale ow l'ingrate chanoïnesse, Ron voler 1707, in-12.

— Vies (Nicolas ne), sieur de Rousseville. Nobiliaire de Pat.

die, généralité d'Amiens, contenant l'extrait des titres et les généa-

logies produits devant M. Bignon, intendant de cette généralité, avec les jugements par lui rendus, et depuis par M. de Bernage, * son successeur, jusqu'en 1716, en exécution de la déclaration fre mois de septembre 1696, sind., in-fol.

. De Villers est un Picard, neveu de Du-Cange, et il a: été procureur du roi dans la commission de recherche. C’est aux frais de la noblesse que la publication de son ouvrage a été faite : l'impression a commencé à Amiens en 1708 et a été terminée en 1717. Ce recueil se compose de 427 feuillets, dont chacun est divisé en trois celonnes : dans la première sont les preuves, dans la seconde la généalogie, dans la troisième les jugements rendus par l’intendant. Les familles. sont classées par ordre alphabétique. On peut affirmer que cette entreprise a été exécutée sur l’ordre de Louis XIV pour réfuter les allégations contenues dans-le livre précédent. Le travail est fait avec conscience, mais il n’est pas dépourvu d'erreurs. 1e

1386. POITOU. — Cataloque alphabétique des nobles de la géné ralité de Poitiers, 1667, in-fol., 151 p.

Ce livre est signalé comme très rare; la bibliothèque municipale. de Poitiers en possède un exemplaire. Une réimpression en a été faite par Dugast-Matifeux, £tat du Poitou sous Louis XIV, Fontenay-le-Comte, 1865, in-8°, p. 205 et sq. C'est une simple liste de.

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nobles, d’une utilité fort mince : la valeur en est justement contestée par l'éditeur de la publication suivante.

— Maintenues de noblesse prononcées par MM. Quentin de Richebourg et Des Galois de La Tour, intendants de la généralité de Poitiers, 1714-1718, pub. p. A. de La Bouralière, Arch. hist. Po., t. XXII et XXIIT, 1892 et 1893.

Jei se trouve la liste des familles nobles à la fin du xvn° siècle ; mais, en outre, on indique les justifications présentées aux intendants et les jugements rendus par eux. C’est donc à la fois une rectification et un complément du catalogue précédent.

1387. PROVENCE. — Recherches de noblesse, faites par Pierre

Cardin Lebret, premier président au Parlement, 1696-1718, pub. p. le baron du Roure, Marseille, 1901, in-8°, 229 p.

Dans cet ouvrage, chaque article comporte les pièces justificatives et le texte du jugement prononcé : on est frappé du nombre des : condamnations atteignant les faux nobles. — Pour la Provence, on peut encore voir : O. Teissier, État de la noblesse de Marseille en 1693, Marseille, 1868, in-8°, 93 p. (doc“); — La noblesse de Gap en 1666, Ann. A/p. (Recueil des archives des Hautes-Alpes), 1898, t. Il, p. 167-169.

1388. SAINTONGE. — Ales saintongeois, suivis de la table alphabétique générale des nobles des élections de Saintes et de Saint- Jean d'Angély, maintenus par d'Aguesseau, 1666-1667, pub. p. Th. de Brémond d’Ars, Niort, 1869, in-8°, 262 p.

Rendra très peu de services.

1389. TOURAINE. — Aecherche de la noblesse dans la généralité de Tours en 1666, procès-verbaux de comparution, pub. p. E. L. Chambois et P. de Farcy, Mamers, 1895, in-4°, 806 p.

Utilisation de documents mss. inédits; publication des originaux; renseignements sur plus de trois mille familles de l’ouest de la France et environ cinq mille noms de lieux. Par suite, ouvrage intéressant qu’il est utile de consulter.

1390. Armorial général de la France. I convient de bien préciser ce que l’on entend par ces mots, de façon à éviter la confusion

50 BIOGRAPHIES. le FA

dans laquelle on est fréquemment tombé : il s’agit en eflet de ee ouvrages distincts.

1° Par l’édit de 1696, Louis XIV ordonna de vérifier les armoi- | ries des familles se prétendant nobles, établit des ‘droits (c'était là | le point important) pour chaque armoirie justifiée, et chargea le juge d'armes d’enregistrer les déclarations contrôlées. Le juge d'armes était alors Charles René d’Hozier (1640-1732), qui composa ainsi le recueil officiel, appelé Armorial général, de 1697 à. 1709. Ce recueil ms., conservé à la B. N., comprend trente- -quatre vol. in-fol. de texte à trente-cinq vol. in-fol. d’armoiries peintes. Des familles ne s'étant pas conformées aux ordres du roi, soit par indifférence, soit par obstination, Charles René d’Hozier en inscrivit beaucoup d'office dans son recueil, de telle sorte que celui-ci, divisé par intendances, comprend: environ 60,000 noms de nobles. ou non nobles, se rapportant à des familles, villes, communautés et corporations. — Pour faciliter les recherches dans cette œuvre touffue et néanmoins capitale, L. Paris a publié une table intitulée Indicateur du grand armorial de France, Paris, 1865, 2 vol. in-8°. — En 1903-1904 à paru l'ouvrage suivant :: Armorial général de: France... publié d’après les mss. inédits conservés au cabinet des titres à la B. N. de Paris, par provinces et généralités, sous la direction de M. de La Roche-Lambert-Mions, Paris, in-8°. — Mais, avant cette date, des historiens s’étaient attachés à extraire des volumes mss. de Charles René d’Hozier les renseignements relatifs à certaines intendances. Ces publications sont par suite très utiles. Les principales sont les suivantes : pour l'Alsace, A. de B. (Barthélemy), Paris, 1861, in-8°, — pour l’Artois et la Picardie > (géné ralité d'Amiens), Paris, 1866, in-8°, — pour la Picardie (généralité de Soissons), Borel d'Hauterive, 1878, in-8°, — pour l'Auvergne, | L. de Ribier, Paris, 1904, in-8°, — por le Béarn, Dufau de Maluquer et Jaurgain, Paris, 1889-1893, 2 vol. in-8° (ou Zu. Soc. hér., 1879), — pour la Bourgogne, H. Bouchot, Dijon, 1875-1886, 2 vol: in-8°, — pour la Champagne (généralité de Châlons), Édouard de A Paris, 1862, in-12°, — pour la Champagne (élection de Reims), Pol Gosset, Reims, 1903, in-8°, — pour la Flandre, le Hainaut et le Cambrésis, Borel d'Hauterive, Paris, 1836, in-8°, —

pour la Guyenne (élection de Mont- de-Marsan), Paul Labrouche, dans Rev. Bé. Nav. Lan., 1883, — pour le Limousin, Moreau de Pravieux, Dijon, sd. (1895), in-8°, — pour la Normandie (généra-

lité de Rouen), G. A. Prevost, D. 1910, 2 vol. in-8°, — pour le.

* Perche, Souancé et nice, 1897-1903, in-8°, — pour le Poitou, .H. Passier, Niort, 1879-1887, 2 vol. in-8°, — pour la Provence (sénéchaussée de Sisteron), Saint-Marcel Eysseric, Sisteron, 1905, in-8°.

2° Louis Pierre d’Hozier (1685-1767), fils de Charles René, commença, en 1738, la publication de l’Armorial général de la France; il fut aidé dans cette tâche par l’un de ses enfants, Antoine Marie d’Hozier de Sérigny (1721-1810). Cette œuvre, poursuivie jusqu’en 1768, comprend la publication de six registres formant dix vol. in-fol. Sans doute, on n’y trouve pas les noms de tous les nobles, mais on y rencontre des dates, des biographies plus ou moins étendues, des édits et des ordonnances, etc., de telle sorte que le tout constitue une source importante par l’authenticité et la variété des informations concernant 879 notices généalogiques. — Le fils d'Antoine Marie, Ambroise Louis Marie d’Hozier, président en la Cour des comptes de Normandie, commença une seconde édition de cet ouvrage, mais ne l’acheva pas : il fit paraître seulement en 1823 deux volumes in-4°, relatifs au premier et au second registre. Puis, avec la collaboration de son frère, le comte Charles d'Hozier, il prépara une continuation de l’œuvre accomplie par son grandpère et son père; c’est après sa mort que parut en 1847, in-8°, le

septième registre ou onzième volume. — Le d'Hozier complet a été ensuite réimprimé à Paris, 1865 et sq., sous la direction de Scott de Martinville. — Enfin, une suite a été donnée par A. Daigre,

Armorial général et universel d'après des documents laissés par les d'Hozier, Paris, 1907, 2 vol. in-fol.

On a donc là deux ouvrages d’une importance indéniable, l’un resté partiellement manuscrit, l’autre publié et complété.

1391. De Brosses pe Tournay, Taésur pe VERREY ET DE CourrTivroN. Cataloque et armoiries des gentilshommes qui ont assisté à la tenue des états généraux du duché de Bourgogne depuis l'an 1548

jusqu'à l'an 1682, Dijon, 1760, in-fol.

Cet ouvrage a été fait d’après les archives de la Chambre de la noblesse. A la fin se trouvent trente-neuf armoiries des gentilshommes ayant fait partie de cette Chambre depuis 1682 jusqu’à 1757. C’est un ouvrage d'importance moyenne.

Voir : H. Personne, Armorial général de Bourgogne, Paris, 1863, in-4 (renvoie aux œuvres de Palliot et de son continuateur Petitot).

1392. Guy Le Borene, 1620-1671. Armorial breton, contenant, par ordre alphabétique et méthodique, les noms, qualités, armes et blasons des nobles, Rennes, 1667, in-fol. — Plusieurs éditions ensuite, remplacées par la réimpression d’'Ed. de Bergevin, Saint- Brieuc, 1902, in-4°, 382 p

Cet RON dédié à " Argouges, premier président du Parlement de Bretagne, a eu une certaine réputation. Il est cependant peu utile pour l'historien proprement dit, parce qu'il ne donne guère que les armoiries : les indications biographiques et re giques y sont excessivement rares.

Voir : les nobiliaires ou armoriaux de Bretagne de Beauregard (1840, défec-

tueux), de Briand de Laubrière (1844), de Guérin de La Grasserie (1845-1848, 2 vol.), de Potier de Courcy (1846, 2° édit. en 1862, 3° édit. en 1890).

1393. Azzarp (Guy), + 1715. Nobiliaire du Dauphiné ou discours historique des familles nobles qui sont en celte province, avec le blason de leurs armoiries, Grenoble, 1671, in-12°, 416 p., plus des additions. — Aut. édit. : 1696.

L'auteur a suivi l’ordre alphabétique. Les renseignements sont fort succincts pour le xvu° siècle; p. ex. il n’y a presque rien ence qui touche Lionne. — Voir n° 1420.

1394. Cuorier (Nicolas), 1612-1692. Le nobiliaire de la province de Dauphiné, Grenoble, 1697, 4 vol. in-12. C'est une réédition de. son État politique de la province de Dauphiné, Grenoble, 167 1- 1672, 4 vol. in-12°.

A propos des fonctionnaires de tous ordres, ecclésiastiques (archevèques et évêques) et laïques (membres du Parlement, de la Cour des comptes, ete.), Chorier fait assez souvent l'éloge de personnages du xvu* siècle en donnant des détails. Mais tout cela est

fort bref et sujet à caution : sur la valeur documentaire, v. n° 1596. Bornons-nous à transcrire ici l’appréciation de Charles René d’'Hoziersur cet ouvrage : « Ce nobiliaire, mêlé de bon et de mauvais, de vrai et de faux, de flatteries et d’éloges, et presque sur chaque sujet des traits d’érudition semés et appliqués selon que les personnes convenaient à sa plume, serait excellent si l’auteur, qui

était un homme capable de faire de bons ouvrages, avait voulu, parler comme la vérité toute nue l’y obligeait. »

1395. Le Roux (J.). Théâtre de la noblesse de Flandre et d'Artors et autres provinces de Sa Majesté Catholique, représentant les: noms el surnoms de ceux desquels les lettres de chevalerie sont registrées à la Chambre des comptes de Lille, commençant de l'an 1424 et continué jusques à l'an 1707, Lille, 1708, in-4°. — Aut. édit. : 1715 (augmentée jusqu’en 1714).

Cet ouvrage d’un roi d'armes et auditeur de la Chambre des comptes ne peut presque pas servir pour le xvn° siècle.

Voir : P. Roger, Noblesse el chevalerie du comté de Flandre, d'Artois et de Picardie, Amiens, 1843, in-8° (avec 300 blasons).

1396. Duxon ne CHarnAGE (François Ignace), 1678-1752. Nobiliaire franc-comtois, dans le tome III de son Aistoire des Séquanais et du comté de Bourgogne, Dijon et Besançon, 1735-1740, 3 vol. in-4°.

Pour le xvu° siècle, les renseignements fournis par cet auteur consciencieux sont beaucoup trop rares.

Voir : J. et L. Gautier, Armorial de Franche-Comté, Paris, 1911, in-8°, 230 p.; — A. Bonvallet, 4rmorial de la Franche-Comté, Besancon, 1863, in-18°.

1397. Baupeau (Jacques), graveur à Montpellier. Armorial des états du Languedoc, Montpellier, 1686, in-4°.

L'auteur ne s’est préoccupé que de la gravure; il donne les écussons des armes des évêques, des barons et des villes ayant entrée aux états et 400 écussons plus petits. Il faut compléter avec l'Armorial des états du Lanquedoc par Denis François Gastelier de La Tour, Paris, 1767, in-4°, qui est beaucoup plus curieux.

Voir : L. de La Roque, Armorial de la noblesse du Languedoc (généralité de Montpellier), Montpellier, 1860, 4 vol. in-8° (a consulté les textes); —

A. Brémond, Nobiliaire toulousain, Toulouse, 1860-1863, 2 vol. in-8 liste). Ù

la génbratité de de oee D P- . l'abbé” Roy- -Pierrefitte, d

ti

1856 et sq., in-8°. s Me à

L'abbé Nadaud a pris comme source de son travail le nobilaire | dressé par Simon Descoutures, avocat du roi au présidial. Limoges et procureur de Sa Majesté, lorsque d’Aguessau procéda à la vérification des titres de noblesse en 1666. Ce nobiliaire de Des- 6 coutures est resté ms., quoi qu’en dise le Père Lelong (n° 40694); FA il comprenait les élections de Limoges, Angoulème, Saint-Jean d'Angély, Brive, Tulle, Bourganeuf, Saintes et Cognac. L'abbé Nadaud s’est borné à étudier ce qui concernait Limoges: Son travail est fort intéressant; à propos d’assez nombreux personnages, on trouve des dates, des faits précis et des récits biographiques. LT

Voir : A. Lecler, Nobiliaire de la généralité de Limoges, 1905, in- el Qiste. de ; noms, recueil d'armoiries limousines).

1399. Hussox (Mathieu). Le simple crayon, utile et curieux, de la noblesse des duchés de Lorraine et Bar et des évéchés de Metz, Toul et Verdun, avec les armes, blasons, filiations et alliances ex k plusieurs maisons considérables, tant éteintes que rADdETTEES desdi i pays, sl., 1674, in-fol., 254 p. : LE

Ce RAGE au pres bel de Verdun a adopté l'ordre alphabe tique. En tête de la page est le blason, que l’auteur mr ensuite. Puis se succèdent les noms des personnages de la famille. jusqu'en 1674 : quelquefois, à propos de ces personnages, l'auteur donne des dates et compose des relations succinctes de faits na riques. En somme, l'intérêt est assez restreint.

4 es x Voir : J. Cayon, Tableau des noms contenus dans le simple crayon, a Nicolas du Port, 1858, in-f°; — id., Ancienne chevalerie lorraine ou armo= rial historique el généalogique, Nader. 1850, in-4° (analyse de Husson P- xx, citation des sources consultées, bibliographie); — A. Georgel, Armorial | his torique et généalogique des familles de la Lorraine, Elbeuf, 1882, ins \ L

1400. Bruxaxp (Claudine). Armorial véritable de la noblesse qui a ëtè reconnue et approuvée dans la recherche des ins. a L

1668 pour le Lyonnais, Forez et Beaujolais, Lyon, 1668, in-fol. — Aut. édit. : 1669, 1848 (édit. par A. Sauvage des Marches, in-4°).

Cette Lyonnaise que nous avons eu déjà à signaler (n° 125) a donné à peu près toute l’importance à la gravure. Il faut donc compléter avec A. Steyert, Armorial général du Lyonnais, Forez et Beaujolais, Lyon, 1860, in-4°, ouvrage exact et consciencieux, comprenant non seulement des blasons, mais des notices et une bibliographie.

1401. La Moruère (Adrian pe), 1560?-1639. Recueil de plu-

sieurs nobles et illustres maisons vivantes et éteintes en l'étendue du diocèse d'Amiens et à Fenviron, Amiens, 1630, in-4°.

Se trouve aussi dans ses An/iquités et choses plus remarquables de la ville d'Amiens, édit. de 1642, in-fol. Pour l'appréciation de ces ouvrages, v. n° 279. — Pour la Picardie, v. aussi n° 1385.

1402. Rogserr pe Briançon (Dominique), + 1704. L'état et le nobiliaire de la Provence, où l'on voit ce qu'il y a de plus remar- ‘quable’ dans la police, dans la justice, dans l'église et dans la noblesse de cette province, avec les armes de chaque famille, Paris, 1693, 3 vol. in-12°. :

C’est la même chose que l’État de la Provence contenant, paru la même année. En ce qui touche les nobles, l'abbé, auteur de ee livre, s’est borné à une simple liste des familles, à parler succinctement de leur origine, à indiquer leurs blasons.

Voir : H. Coussin, 4rmorial général de la noblesse de Provence, 1756, in-f° (8 feuilles); — n° 1462 et 1468.

1403. Sare-Marrue (Scévole, 1572-1650, et Louis, 1572-1656, De). Histoire généalogique de la maison de France avec les illustres familles qui en sont descendues, Paris, 1619, 2 vol. in-4°. — Aut. édit. : 1628, 1647.

Cette œuvre, consciencieusement faite, n’est cependant guère utilisable pour le xvu° siècle; il est très rare en effet que les auteurs arrivent jusque-là.

1404. Axsezue (Pierre de Guibours, dit le Père), 1625-1694.

Il a publié divers ouvrages généalogiques. — Le Palais de l'hon-

bnidi se PL RE OR Lu

neur a paru en 1663, in-4°, et a été édité en 1668 et en 1686 (2 vol.). Le Palais de la gloire date de 1663, in-4°. Dans ces deux ouvrages,

l’auteur expose des généalogies historiques pour les maisons de

Lorraine et de France : ces généalogies sont sèches, mais précises,

quoique ne comprenant pas tous les nobles. Des tables facilitent les

recherches.

Mais l'ouvrage capital du Père Anselme est l’Æistoire généalogique et chronologique de la maison royale de France, des pairs, des grands officiers de la couronne et de la maison du roi et des anciens barons du royaume, avec les qualités, l'origine, les progrès et les armes de leurs familles, Paris, 1674, 2 vol. in-4. Il fut entrepris par le Père augustin sur lés conseils d'Honoré Caille Du Fourny et Vyon d'Hérouval. Cette première édition est fort incomplète. L'ouvrage fut continué et augmenté par Du Fourny : de là la seconde édition, Paris, 1712, 2 vol. in-fol., et Amsterdam, 1713, 2 vol. in-fol. Il fut enfin repris par les Pères augustins Ange de Sainte-Marie (François Raffard) et Simplicien (Paul Lucas); ceux-ci procédèrent à une revue méthodique et à des augmentations nombreuses. Cette troisième édition, Paris, 1726-1733, 9 vol. in-fol.,. est donc beaucoup plus ample et beaucoup plus exacte : les tables seules sont insuffisantes. Potier de Courcy a donné .une réimpres-

sion et une continuation, Paris, in-fol., 1879 et sq.

La division adoptée dans la troisième édition est la suivante : le tome premier se rapporte à la maison royale de France et à ses diverses branches ; les tomes IT à V, aux pairs et aux ducs pairs et. non pairs; les tomes VI à VIII, aux grands officiers; le tomé IX, aux chevaliers de l’ordre du Saint-Esprit, additions et tables. Les notices qui sont insérées dans tout cet ouvrage sont brèves, mais suffisantes : on y trouve mention des dates, des titres et des fonctions, de telle sorte que ce vaste répertoire reste toujours utile:

1405. ALSACE. — Vicxrer (Jérôme). La véritable origine des très illustres maisons d'Alsace, de Lorraine, d'Autriche, de Bade et de quantité d'autres, avec les tables généalogiques des descentes desdites maisons et.des branches qui en sont sorties depuis l an de J.-C. 600 jusqu'à présent, Paris, 1649, in-fol., 244 p. 5.

Ge Père oratorien a divisé son travail en ne parties. La pre-

mière, formée par les tables, est une série de simples tableaux inutilisables pour le xvn° siècle. La seconde comprend les preuves : la dernière page seulement concerne le xvn° siècle. En outre, se méfier de la chronologie de l’auteur.

1406. ARTAGNAN. — Des documents sur cette famille, et en particulier sur le célèbre mousquetaire, se trouvent dans diverses publications, en particulier dans le volume de Samaran, Paris, sd., in-12°. P. ex. : contrat de mariage de d’Artagnan, des lettres adressées par lui à Le Tellier et à Louvois avec les réponses de ces ministres, un inventaire après décès, l’acte de décès de la veuve (déjà pub. dans /nt. Ch., 1891, p. 574-575).

Voir : O'Gilvy, Nobiliaire de Guyenne el de Gascogne, Bordeaux, 1856, t. 1, p. 437-469 (erreurs); — Laplagne-Barris, Rev. Gasc., 1883; — Carsalade

du Pont, Arch. hist. Gasc., t. 1, p. 179-181 (note avec des erreurs); — de Jaurgain, Rev. Bé. Nav. Lan., 1883.

1407. AUBUSSON. — Du Bououer (Jean), 1599-1684. Table généalogique et historique des anciens vicomtes de la Marche, seigneurs d'Aubusson…, et ensuite celle de toutes les branches qui en sont descendues en ligne directe ef masculine et qui subsistent à présent depuis l'an 860, Paris, 1682, in-fol.

L'auteur a dressé de simples tableaux généalogiques. Ceux-ci peuvent cependant donner des renseignements succincts sur certains personnages de la famille d’Aubusson, p. ex. sur le duc de La Feuillade.

Voir : le Père Anselme; — Thaumas de la Thaumassière, Histoire du Berry, p. 815; — Viton de Saint-Allais, Généalogie de la maison d'Aubusson, revue par l'abbé Lespine, Paris, 1832, in-8°; — P. Mignaton, Histoire de la maison d'Aubusson, Paris,.1886, in-12°, 374 p.

1408. AUVERGNE. — L'histoire de la maison de La Tour d'Auvergne a provoqué une polémique d’une rare violence, dont la victime fut Étienne Baluze. Les intrigues qui eurent lieu à propos de la confection de cette généalogie, l’activité des officines des faussaires, les conséquences de la polémique ont été exposées de la meilleure façon par A. de Boislisle, édit. des Mémoires de Saint- Simon, t. XIV, appendice 8, p. 533-558. Il faut cependant complé-

ter les indications données par l’éminent érudit avec un livre excellent de Stephen Leroy, Notice armoriale et généalogique sur la maison de Bouillon La Tour, Sedan, 1896, in-8°, 196 p. Tout cela supplée à l'ouvrage de Ch. Loriquet, Le cardinal de Bouillon, Baluzse, Mabillon et Th. Ruinart dans l'affaire de l'histoire générale de la maison d'Auvergne, Reims, 1870, in-8°. — Nous n'avons, Me done qu’à indiquer les ouvrages se rapportant à cette question en. M, suivant l’ordre ee

— Jusrez (Christofle), 1580-1649. Histoire pénéalol de la & maison d'Auvergne justifiée par chartes, litres et histoires anciennes et autres preuves authentiques, Paris, 1645, in-fol:

Ami de Pierre de L’Estoile, Justel est entré en 1610, comme secrétaire, au service d'Henri de La Tour, duc de Bouillon :il est le modèle suivi par Baluze, qui lui a dû ses infortunes. En effet, dans son ouvrage, divisé en sept livres, il fait remonter la nation auvergnate à 600 ans av. J.-C. : le premier comte d'Auvergne . aurait été un certain Brandulus, ayant vécu en 375 au temps des. empereurs Valentinien et Valens! Justel n'arrive pas au xvn° siècle, : que ne concernent pas davantage les preuves insérées dans son” livre. Nous ne le citons donc ici que parce que cet pores à été la

cause de la polémique. ‘

— Du Boucuer (Jean), 1599-1684. Table généalogique nn, comtes héréditaires et bénéficiaires d'Auvergne, Paris, 1665, in-fol:

Auvergnat et connaissant les documents de son pays, Du Bouchet est loin d’accepter les fantaisies généalogiques de Justel; mais'son ouvrage n’est pas éloigné de tout reproche. Il est cité ici pour la raison indiquée ci-dessus. | |

— Cuoisy (François Timoléon, abbé pe), 1644-1724. Riot aux remarques-et aux observations faites sur les titres montrés à l abbaye Saint-Germain, 1695. |

Lettre composée à propos de l’examen des titres fait par Balue, Mabillon et Ruinart : défend avec verve, mais sans preuves, les prétentions de Ja maison de Bouillon. |

— Baruze (Étienne), 1630-1718. Lettre pour servir de réponse à divers écrits qu'on a semés à Paris el à la cour contre quelques artiens titres qui prouvent que MM. de Bouillon d'aujourd'hui

descendent en ligne directe et masculine des anciens ducs de Guyenne et comtes d'Auvergne, Paris, 1698.

Écrite à l'instigation du cardinal de Bouillon pour défendre, à coups de textes et de citations, l'exactitude et l'authenticité des titres.

— +7 (François Roger pe), 1642-1745. Actes et titres de la maison de Bouillon, avec des remarques, Cologne (Berlin), 1698, in-12°, 160 p.

A cet ouvrage aurait collaboré, croit-on, l’érudit Mao Veys-

sière de La Croze, qui s’était enfui de France en 1696 et vivait dans la gène à Berlin. On y trouve réunis les articles favorables et défavorables à la maison de Bouillon, p. ex. celui de l’abbé de Choisy. — Voir : Guigard, Bibliothèque héraldique de la France, Paris, 1861, in-8°, n°° 3554 à 3567.

— Bazuzx (Étienne). Histoire généalogique de la maison d’Auvergne, Paris, 1708, 2 vol. in-fol.

Le premier volume contient l’histoire et, en outre, deux éloges de Turenne, composés par Lamoignon et Saint-Évremond, et un fragment de ce dernier louant Turenne pour sa conduite à Gien pendant la Fronde. Le second volume est consacré aux preuves, peu importantes pour le xvn° siècle. Le livre fut supprimé par arrêt du Conseil d'état, 1° juillet 1710, et l’auteur exilé. Au point de vue biographique, il ne présente de renseignements que pour Frédéric Maurice de La Tour, due de Bouillon, et pour Turenne.

Voir aussi : Burin des Roziers, Hisloire de la baronnie de La Tour d'Au= vergne el de ses seigneurs jusqu’à l'échange de Sedan, 1887-1892 : — n° 1549, 1550 et 1551.

1409. BEAUVAU. — Sanre-Marrue (Scévole et Louis px). Aistoire généalogique de la maison de Beauvau, justifiée par titres, histoires et bonnes preuves, Paris, 1626, in-fol.

Ne peut servir qu’exceptionnellement pour le xvu° siècle.

— Leupereur (Jacques). Histoire d'une sainte illustre famille de ce siècle, Paris, 1698, in-12°, 38 p.

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