‹ L'Histoire de FranceChapitre 24 sur 145 · ANNE D’'AUTRICHE · texte numérisé non relu

ANNE D’'AUTRICHE

général médiocres, et qui fournissent des renseignements semblables bien souvent et d’un faible intérêt pour l’historien.

— Ceres (René »x), v. n°* 636 et 645. Éloge d'Anne d'Autriche, Paris, 1666, in-4°.

C'est une amplification oratoire; en s'appuyant sur des textes latins, l’auteur célèbre les vertus et aussi la fidélité conjugale de la reine. | |

— Brroar (Jacques). Oraison funèbre, dédiée au roi, Paris, 1666, in-4°, 69 p.

Ce prédicateur du roi divise son écrit en trois parties : le trône; l'autel, la eroix. Dans la première, il fait un rapide résumé d’histoire; dans la seconde, il insiste sur les vertus privées; dans la troisième, il montre la résignation chrétienne d'Anne d'Autriche devant la mort. Quelques renseignements.

— Bonrewrs (Honoré). Oraison funèbre, dédiée au roi, Paris, 1666, in-4°, 63 p.

Prédicateur du roi comme le précédent, il a prononcé son discours dans l’église des dames de la Miséricorde. Par suite, il s’occupe surtout d'exposer les vertus de la reine : il a essayé néanmoins de résumer l’œuvre politique de la régente.

— Carrier (Philippe). Mausoleum sive oratio funebris ad gloriam.. Annæ Austriacæ, Paris, 1666, in-4°, 10 p.

En latin, exposé très faible.

— Cosue (dom). Oraison funèbre, Paris, 1666, in-4°, 4 p.

L'auteur, religieux feuillant, examine successivement, à propos d'Anne d'Autriche, son règne d'autorité, son règne d'exemple et son règne d'amour. Son discours eut un grand succès (v. abbé Hurel, Les orateurs sacrés à la cour de Louis XIV, Paris, 1872, t. I, p- 171-172); mais l'historien n’y trouvera que peu de chose à glaner.

— De La Lane. La France en deuil, éloge funèbre d'Anne d'Autriche, Paris, 1666, in-4°, 42 p.

L’orateur raconte la vie d'Anne d'Autriche depuis sa naissance jusqu'à son mariage avec Louis XIII, — puis jusqu’à la mort du roi, — puis jusqu’à celle de la reine. Cette dissertation, qui veut être historique, est en réalité un très sec résumé, encombré de digressions et mal composé.

Da LOTS DATA

— Drusec (abbé nr). Oraison funèbre, Paris, 1667, in-4°, 32 p. |

Docteur en Sorbonne, il a prononcé son discours au Valsde-"

Grâce : il s’est appliqué à exposer la vie politique d'Anne d’Au-

triche, mais il glisse rapidement sur l’époque de la Fronde:

— Du Parc (Irénée). Oraison funèbre, Paris, 1666, in-4°, pièce.

Récollet, « définiteur de la province de l’Immaculée Conception »,

l’auteur est plus précis et plus vrai que les précédents. Il n’hésite

pas à parler des tristesses qui ont assombri la jeunesse d'Anne d'Autriche; il ne cache pas les dissentiments d’ordre ports qui se sont élevés entre la reine et son époux.

— Faure (François), 1612-1687. Oraison funèbre de la reine, mère du roi, Paris, 1666, in-4°, 46 p.

L'évèque d'Amiens a composé un discours plein de métaphotes }

et d’antithèses. Il signale le courage d'Anne d’Autriche pendant la Fronde, mais n’insiste guère sur cette période troublée. Énumérant.

les vertus de la défunte, il parle de son extrême générosité, qui s'exerça même à l'égard des libellistes, et de sa modération, puisque Anne d'Autriche quitta le pouvoir sans regret. Cette oraison funèbre fut une déception et Faure crut devoir retoucher le discours

qui, malgré cela, ne plut guère. Dans ses lettres, Guy Patin cite un.

quatrain qui fut alors fait et où l’auteur est justement appelé un « orateur ennuyeux ».

— Fozcevize (pe). Oraison funèbre, Paris, 1666, in-4°, 47 p.

Professeur en théologie à la Faculté de Caen, Folleville montre dans son discours qu'Anne d'Autriche a pleuré pour sa sténlité d’abord, pendant la Fronde ensuite et énumère les diverses qualités de la défunte. Son exposé est entortillé et lourd; il est intéressant en ce sens que l’auteur n’a pas craint de parler de la Fronde.

— Fromenrières (Jean Louis), se 1684. Oraison funèbre, Fe 1666, in-4°, 48 p.

Simple abbé en 1666, le futur évêque d’Aire a écrit un do où tout est sacrifié à la forme et où les métaphores, alors si goütées,

abondent. Il montre d’abord que la religion n’a pas été chez Anne

d'Autriche un instrument de l'autorité : elle était réelle et sincère puisque, tous les jours (sauf un), la reine a assisté aux offices ; non seulement elle a patronné de nombreuses fondations pieuses, mais

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