ANNE D’AUTRICHE
encore -elle a eu le souci constant d'étendre la foi dans les pays lointains. Puis l’orateur esquisse la vie politique de la régente, dont il montre le désintéressement, même dans les occasions les plus critiques ; elle fut toujours clémente, au point qu’elle mérite l'être appelée la « mère des pauvres ». Les calamités se sont abatlues sur elle : elle les a supportées avec courage et a fait preuve, levant le mal cruel dont elle fut atteinte, d’une patience admiable. Anne d’ Autriche apparaît ainsi comme acceptant avec une forte philosophie chrétienne tous les malheurs ; évidemment, ce rest pas ainsi que généralement on se représente la mère de Louis XIV.
— Fumox (Antoine). La reine très chrétienne, discours funèbre, Paris, 1666, in-4°, 43 p.
L'auteur, qui s'intitule modestement « prêtre prédicateur », a ‘empli son discours de beaucoup de choses inutiles : il expose surout les qualités privées d'Anne d'Autriche.
— Le Boux (Guillaume), Oraison funèbre, prononcée au Val-desrâce en 1666, analysée et reproduite en partie par l'abbé Hurel, Les orateurs sacrés à la cour de Louis XIV, Paris, 1872, t. I, >. 300-307, d’après un ms. de la B. A.
Évêque de Dax en 1658, et de Périgueux en 1677, Le Boux avait ort connu Anne d'Autriche et était un prédicateur renommé, omme le constate Loret : v. O0. Rey, Un rival de Bossuet à la cour,
Rev. CI. fr., 1897. Toutefois, il ne s’est pas servi des notions qu’il :
ouvait avoir pour composer une biographie précise. Il se borne à nontrer qu'Anne d'Autriche fut une chrétienne dont la piété fut arfaite et constante, une mère accomplie et une reine incompaable, comme épouse de Louis XIII et comme régente. — Voir, en utre, sur l’auteur : Riboulet, Étude historique sur Guil. Le Boux, ’érigueux, 1875; — C. Port, Dictionnaire historique de Maine-et- Loire; — Degert, Histoire des évêques de Dax, Paris, 1903, in-8°. . — Lx Cerc (abbé). Oraison funèbre, Paris, 1666, in-4°, 46 p. À, lui aussi, connu Anne d'Autriche, puisqu'il était l’aumônier le Monsieur; a fait seulement un exercice d’éloquence où l’on rouve peu de précision.
— Leresvre. Oraison funèbre, sind., in-4°, 45 p. 8. H. F. XIII. — ANDRÉ 3.
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L'auteur, pasteur rl de Philippeville et docteur en théologie, a écrit un discours qui n’a pas de valeur.
— Le Roy (Isidore). Oraison funèbre, Tours, 1666, in-4°, 51 p: D'un style verbeux et négligé, encombrée d’idées morales, cette oraison funèbre contient cependant quelques faits : le récollet, qui l'a prononcée près de Tours, trouve excellents tous les actes accom= plis par Anne d'Autriche et fait ainsi tort à son exposé par i désir de louer à l'excès.
— Lors (Jérôme), 1617-1694. Oraison funèbre, de à 1666, in-4°, 31 p.
Chargé par ses collègues de faire l'éloge de la rois l'auteuil (v. n° 1333) s’est proposé surtout d’édifier son auditoire : il s'est, borné à exposer qu'Anne d'Autriche a servi Dieu, son fils et son peuple : les indications précises sont rares. | — Macnex (Charles). Panégyrique et oraison funèbre, Paris 1666, in-4°, 49 p. | Gardien de couvent des Cordeliers de Noyon, Magnien a dédié son opuscule à Marie Thérèse. Il expose, dans un style « exclama tif », la charité, l'humilité, le courage d’Anne d’Autriche devan b les souffrances. 4 — Marcec (Pierre). Panegyris funebris reginæ matris augustissimæ Annæ Austriacæ dicta, Paris, 1666, in-8°, 48 p. Simple exercice d’éloquence, adressé à Lane et compos 6 par un professeur d’humanités. 1 — Mascaron (Jules), 1634-1703. Oraison funèbre, propegis en 1666 : v. n° 1311.
Précisant les divisions de son discours, Mascaron- dit : « LE a considère dans trois états; je la regarde dans sa famille, je la regarde dans sa régence, je la regarde dans sa mort. » Le second point pourrait intéresser l'historien : mais Mascaron fait d'Anne d'Autriche un portrait trop flatté et laisse dans l'ombre tout ce qu a trait à la Fronde. Beaucoup de rhétorique et peu de faits. — Samwre-Marre (Pascal Rapine nx). Oraison funèbre, Paris, Gardien du couvent des Réollsts d'Orléans, il a dédié som ouvrage à Marie Thérèse : il parle du berceau, du trône, du tom beau. Les renseignements sont perdus au milieu d’un style extra-