ANSELME
ordinaire et de nombreuses citations empruntées aux auteurs anciens et à l’Écriture sainte.
— Sexaucr (Jean François), 1601-1672. Oraison funèbre, Paris, 1666, in-4°, 80 p.
Le supérieur général de l’Oratoire, le Père Senault, s’est renseigné auprès des serviteurs de la reine défunte et c’est devant eux qu'il a prononcé son discours. Il expose d’abord la longue stérilité, puis l’amour maternel d'Anne d'Autriche en citant des faits précis. Pour la régence, il montre que la reine a fait tous ses efforts pour étouffer la guerre civile et n’a jamais voulu se venger des rebelles. Quand l’ordre est revenu dans le royaume, elle s’est appliquée à conclure la paix avec l'Espagne. Ayant enfin abandonné le pouvoir, elle à fait preuve de toutes les vertus, et surtout d'un courage héroïque devant les souffrances atroces qu’elle a eu à supporter pendant les dernières années de son existence. Ce discours, où l’on . note un certain ton et une certaine allure de style, compte parmi les meilleurs de ceux qui ont été composés en 1666; il est gâté par quelques digressions inutiles, par l’abus des citations d'écrivains anciens et par l'éloge de Louis XIV.
— Serapion (Fr.). Oraison funèbre, Paris, 1666, in-4°, 23 p.
L'écrit de ce religieux carme est dénué d'intérêt.
— SerRoNY (Hyacinthe). Oraison funèbre, Paris, 1666, in-4°, 30 p.
Chargé par l’Assemblée générale du clergé de France de prononcer l'éloge d'Anne d'Autriche, l’évêque de Mende, qui avait connu la reine, n’a guère utilisé les renseignements qu'il pouvait avoir; il s’est trop préoccupé de louer le jeune roi : beaucoup de verbiage.
— Recueils : n° 1302, 1303, 1304.
Voir, outre les numéros cités ci-dessus, de Maubuy, Vies des femmes illustres de la France, Paris, 1762, in-1?°, t. III; — Sainte-Beuve, Causeries du Lundi, L. 1, p. 249 et sq., et. V, p. 168-188, etc.; — E. Lavisse, Deux portraits de la reine Anne d'Autriche, Rev. P., 1903, p. 523-538; — G. Guillot, Le cœur d'Anne d'Autriche et l'abbaye du Val-de-Grâce, Rev. M., 1905, n° 3; — L. Batiffol, Rev. P., 1909 et 1913; — P. Robiquet, Le cœur d'une reine, Paris,
1912, in-8°; — comte Begouen, Anne d’Aulriche et Mazarin, Bul. Com. Hist., 1912, p. 272-278.
1497. ANSELME (Antoine), 1652-1737. Sur ce célèbre orateur de la chaire, v. les n°° 1314 et 1481.
1498. ANTHEAUME (Denis), 1609- 1684. — Fe DE S4 CLaiRe (le Père). Le dévot frère Fiacre, augustin ee gnon, 1711, in-120. é FA Ce livre fut publié, quelques années plus tard, sous le tite vant : La vie du vénérable frère Fiacre, augustin déchaussé, co tenant plusieurs traits d'histoire et faits remarquables arrivés sous les règnes de Louis XIII et Louis AT V, onu 1722, HR 375 ë plus une table. Ir PAS
nard, dit le pauvre Ses avec Marguerite Acarie et Me Pol: (voir ces biographies). Mais, plus que celles de ses amis, tence aurait été mêlée nes faits politiques : le frère Fiacre
Anne d'Autriche, qui avait pour lui une réelle MERS labe ele plusieurs fois à la cour. Il avait laissé des manuscrits qui furent scellés après sa mort : en 1694, Pomponne fut chargé ai Louis XIV de briser les scellés et de lui rendre compte du contenu de ces écrits. Ceux-ci ont pu être consultés par l’auteur dé la | graphie, qui en insère des extraits dans son ouvrage : le Père | de Sainte-Claire a aussi interrogé ceux qui, religieux ou ont connu de près ou de loin le frère Fiacre. Et, comme il px qu'on ne voudra peut-être pas ajouter foi à ce qu'il raconte, il prend la peine d’expliquer pourquoi il n’hésite pas à exposer des
choses miraculeuses. Son récit est fait correctement et montre jus qu'où pouvaient aller l’exaltation religieuse et aussi, faut- il le di la superstition. |
1499. ANTOINETTE D'ORLÉANS, 1572-1618. — Vie mère Antoinette d'Orléans par un religieux feuillant, pu l'abbé Petit, Paris, 1880, in-8. De
L'auteur anonyme est évidemment un ect qui aé écrit entre 1641 et 1656 la biographie de la tante du cardinal de F
AQUIN, ARBOUZE. 101
Fille de Léonor d'Orléans et de Marie de Bourbon, mariée à Charles de Gondi et devenue veuve, Antoinette d'Orléans se fit religieuse et fonda en 1617 la congrégation des Filles du Calvaire, qui, soumise à la règle bénédictine, compta bientôt vingt monastères. Cette biographie, rédigée dans un style ampoulé, est cependant importante parce qu'elle fait connaître avec détails l'existence dans les cloîtres, et aussi parce qu’elle éclaire le rôle du Père Joseph dans la restauration de la vie religieuse. L'auteur s'est astreint à l’ordre chronologique: à son œuvre est ajouté un dernier chapitre sur les vertus de la fondatrice et sur le développement de sa congrégation : des pièces justificatives se trouvent dans l'appendice.
— Recueil n° 1362.
Voir : — G. Fagniez, Le Père Joseph et Richelieu, t. I, p. 105 et sq; — E:Bouchet, Antoinette d'Orléans et le Père Joseph, Orléans, 1879, in-8°, 99 p.
1500. AQUIN (Louis D’), 1667-1710. Issu d’une famille juive, convertie au catholicisme, Louis d'Aquin, fils du médecin de Louis XIV, fut évêque de Séez de 1699 à 1710.
— Benoist pe Rouen. Oraison funèbre, Alençon, 1710, in-8°, 44 p. — Aut. édit. : 1711.
Gardien des capucins d'Alençon, l’auteur donne des détails sur l'enfance du futur prélat et explique son rôle comme agent du clergé : il insiste sur la piété et la bonté de l’évêque. Son discours a été utilisé par l'abbé Dumaine, Louis d'Aquin, évêque de Séez, Paris, 1902, in-8°, 692 p. (utilisation surtout du mémoire ms. de Sennegon pour servir à la vie de Monseigneur Louis d'Aquin par M., prêtre de la ville de Mortagne, et aussi des archives de l’évéché; textès nombreux et pièces justificatives dans ce livre).
+ 1501. ARBOUZE (Marguerite Véni D’), 1580-1626. — Bonner (Ludovic). Beatæ Margaritæ Arbouziæ Vallis-Gratiæ et aliarum cœnobiticarum familiarum restauratricis panegyricus, Paris, 1628, ps", 166 p.
Beaucoup 5 mots dans cet écrit, dédié à Michel Marillac, cousin de la réformatrice du Val-de-Gràce.
» — FerraïGe (Jacques). La vie admirable et digne d'une fidèle imitation de la bienheureuse Mère Marquerite d'Arbouz ze, dile de parnte-Gertrude, Paris, 1628, in-8°.
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L'auteur était prêtre au Val-de-Grâce, et a connu, confessé et assisté la défunte à ses derniers moments. Son ouvrage, beaucoup plus important que le précédent, est dédié à Anne d'Autriche, qui. avait ordonné d'écrire cette biographie. Il est divisé en cinq livres. Le premier expose la vie de la bienheureuse qui, après avoir vécu dans plusieurs couvents, entra en 1618 au Val-de-Grâce et y opéra la réforme; à la fin se trouvent ajoutés des mémoires de prêtres” contemporains, auxquels l’auteur avait demandé des renseigne ments. Dans les trois suivants sont énumérées les vertus : dans lé dernier, les miracles accomplis pendant la vie et après la mort. Si on laisse de côté tout ce qui a trait au merveilleux, cet écrit estm utile pour connaître la restauration de l'esprit religieux. l
— FLeury (Claude), 1640-1723. Vie de la vénérable Mère Mar à guerite d'Arbouze, Paris, 1685, in-8°, ou dans ses Hd Nimes, y 1780, in-8°, t. III.
L'auteur de l’Aistoire ecclésiastique déclare s'être servi de r ouvrage précédent et l'avoir complété avec d’autres mémoires: Écrite avec simplicité et bien composée, cette biographie est débarrassée de toute digression inutile et les faits y sont exposés avec clarté. Ils’ intéressent surtout le Val-de-Grâce dont l’histoire a été poussée par l'écrivain jusqu’à l’année 1684.
— Recueil : n° 13377. ;
EN
1502. ARGELLE (César), évêque d'Avignon en 1647 : 4 n° 1327.
1503. ARGENSON (René de Voyer, seigneur D’), + 1651, con seiller au Parlement de Paris, maître des requêtes, intendant, ambassadeur à Venise : v. n° 1299.
1504. ARGENSON (Marc René de Voyer de Paulmy D’), 1652 1724. — Fonreneuce. Éloge de d'Argenson, pub. p. P. Clément, Portraits historiques, Paris, 1855, in-16°, p. 512-518. Cet éloge du lieutenant général de la police, plus tard garde des sceaux, est très court et peu précis. Il faut recourir à d’autres dos ments pour bien connaître l’homme et l’œuvre.
1505. ARGENTRÉ (Charles Du Plessis D’), 1673-1740, st du roi, évêque, de Tulle, auteur de la Collectio judiciorum de novis erroribus.. (v. chapitre Histoire religieuse). ,