‹ L'Histoire de FranceChapitre 32 sur 145 · BEAUFORT · texte numérisé non relu

BEAUFORT

sa lettre-préface adressée à La Motte : « Il est impossible, dit-il, qu'étant si pressé, je n’aie quelquefois trop resserré ce qui-devait être plus étendu, trop étendu ce qui devait être resserré. » Néanmoins son ouvrage est fort utile à l'historien.

— Revesr (abbé pu). Aistoire de Monsieur Bayle et de ses ouvrages, Amsterdam, 1716, in-12°, 576 p. :

Desmaiseaux dit que l’auteur, l'abbé du Revest, communiqua son livre à La Monnoye et que celui-ci indiqua certaines corrections. D’autres donnent comme auteur N. Masson. En tout cas, cette histoire parut sous le nom de l’abbé du Revest en 1719, Genève, in-12°. Elle a été faite à l’aide du Journal de Bayle, de ses lettres et de ses ouvrages : l’auteur, n’ayant qu’une copie tronquée du Journal, à commis des erreurs dans l'interprétation des faits. Il a composé son livre d’une façon qui peut paraitre bizarre. La biographie ne comprend que cinquante et une pages; elle est suffisamment exacte et les démélés entre Bayle et Jurieu y sont exposés avec abondance. Puis vient (p. 52-296) une « Exacte revue de l’histoire de M. Bayle et de ses ouvrages, contenant des corrections et des additions considérables » : on reprend point par point la biographie et on la complète en faisant, appel à des souvenirs particuliers- et au livre de Desmaiseaux. La troisième partie (p. 297- 362) est une dissertation de La Bastide pour savoir qui a composé l’Avis aux réfugiés (v. chapitre Histoire religieuse). Enfin sont transcrites des lettres sur les éditions de divers ouvrages de Bayle. En somme, il y a là une œuvre en quelque sorte collective, qui manque d'unité et ne peut soutenir la comparaison avec le livre de Desmaiseaux.

Voir-: — chapitre Leltres, n° 1165; — G. Lanson, Manuel bibliographique

de la littérature française moderne, XVII° siècle, n°° 7242-7275. k

1527. BEAUFORT (François de Vendôme, duc DE), 1616-1669. Le roi des halles n'a pas trouvé d'historien pour raconter sa vie agitée; les mémoires du temps sont encore la principale source.

— Boxam (Henri Stuard, sieur pe). Panégyrique pour M. le duc de Beaufort, Paris, 1649.

-Le titre et la date de cet ouvrage permettent de préciser nette-

d 8. H. F. XII, — ANDRÉ 3. 8

VAE ML RTE

a RU

+ CA an

PAC EU Qher AT

20 ment son caractère : il s’agit des commencements de la Fronde, où Beaufort trouva une popularité qui fut vite dissipée. L'auteur, qui + obtint beaucoup plus tard un succès, non justifié d’ailleurs, avec le Sommaire royal de l'histoire de France (1676), ne fait Re ici 14 d’aucune qualité réelle. ‘4 — Mascaron (Jules), 1634-1703. Oraison funèbre prononcée en 1670 (v. n° 1311). | L'orateur commence en disant de Beaufort : « Il a coul pour son prince, il est mort pour son Dieu. » Les défauts de ce discours apparaissent immédiatement : Mascaron passe avec rapidité sur la première partie de la vie de Beaufort, il s'étend au contraire sur la seconde. Quand il est obligé de parler de la Fronde, il . n'hésite pas à affirmer que personne n’a eu, plus que Beaufort, «un cœur plus net pour la fidélité et pour l'attachement qu'un sujet doit avoir pour son prince ». Cependant, il est obligé de convenir que si « les commencements et la fin » de la carrière. de. Beaufort ont été très brillants, « le milieu est comme cette terre ingrate qui interrompt le cours du fleuve fameux » : cette terre est ! l'Espagne! Mascaron est plus à l’aise quand il s’agit de l'expédition d'Afrique. Marseillais de naissance, il connaît les pirateries des Barbaresques et il en fait une description complète. Il raconte avec“ détails les combats de Beaufort sur les côtes africaines et à Candie, ; ce qui lui permet de conclure que « cet Hector chrétien est mort. en défendant la Troie chrétienne ». 4 — Cosme (Étienne), provincial de la congrégation de Somasca. Û

| Oraison funèbre prononcée en présence du doge et du sénat de ‘ Venise, en latin : traduct. fr ançaise par François Le Gallois, Fe s à 1670, in-4°. !

j: L'auteur appelle Beaufort l'Hercule français, un des dernie s

Na croisés; il ne montre que le bon côté dans la vie de son héros : 1 rien sur les erreurs de jeunesse, rien sur la Fronde. à

&: Voir : — A. Dupré, Bul. Soc. Vendôm., 1900, t. XXXIX, p. 68-76.

1528. BEAUVAU (François René DE), évêque de Bayoni en. 1700. V. Recueil, n° 1330 : renseignements sur ce prélat (1664- 1739) qui devint successivement évêque de Tournai, archevèque de:

Page 1