BOURGOGNE
La France a perdu un prince et une princesse qui étaient selon le cœur de Dieu et selon le cœur du roi. L'auteur, vicaire général à Toulouse, se paie beaucoup de mots au milieu desquels tout renseignement est noyé et il parle surtout du duc, qu'il loue avec exagération.
— La Rue (Charles ne), 1643-1725. Oraison funèbre du duc et de la duchesse, Paris, 1712, in-4°, 44 p.
Le célèbre Père jésuite s’est proposé de raconter la vie d’un « petit-fils que toutes les vertus chrétiennes et scientifiques disposaient à bien régner » et d’une « princesse qui régnait déjà par les charmes de sa douceur ». Le prince fut le type du sage, ne se laissant pas dominer par l'impulsion, ne voulant « apprendre ni à aimer ni à haïr que par les réflexions et l’ordre de la raison même ». S'il étudia avec ardeur, ce fut pour être plus tard capable de gouverner et « utile à l’état » ; il s’efforça de supprimer ses défauts dans le même but, « il déraçina tout ce qu’il eût voulu corriger dans les mœurs publiques »; il fut constamment préoccupé de l’état du royaume, il se renseignait avec soin sur les maux publics, tâchait dé les diminuer et « s’informait de l'opinion que l’on avait de lui dans le peuple ». Tout cela fournit à l’orateur une matière pour exposer et, au besoin, critiquer le gouvernement du roi. Puis La Rue fait le portrait de l’homme privé. Le duc de Bourgogne avait en horreur ceux qui aiment les plaisirs : presque pas de théâtre, presque pas de jeu; il consacrait son argent aux indigents. D'humeur toujours égale, il cherchait constamment « à découvrir les replis de son propre cœur ». Ainsi l’orateur consacre son discours surtout au dauphin : peut-être en voulait-il à la duchesse qui l'avait subi comme confesseur et qui, à ses derniers moments, avait refusé de le voir parce qu’il était jésuite. Très habile, il a évité avec soin d'exposer tout ce qui concerne la carrière militaire du prince et il s’est borné à développer les vertus de l'homme privé : de là un portrait idyllique et souvent flatté.
— Fryaca (le Père). Oraison funèbre du duc, Metz, 1712, in-4°, 28 p.
L'auteur, frère prècheur, après avoir énuméré les deuils qui accablent la famille royale, raconte la jeunesse du futur dauphin, son application, son goût pour l'étude des sciences, son éloignement
pour le monde. Il explique les premières campagnes; mais, pour celle de 1708, il se contente de dire : « S'il eut un succès moins heureux dans quelques autres occasions, qui ne sait que les événements de la guerre sont douteux, qu'il est des conjonctures où la prudence fait préférer la sûreté de l’état à l’amour de la gloire et qu'on ne doit pas tout entreprendre quand, en entreprenant, on risque trop. » Fejacq montre ensuite l'application du due pour le gouvernement, son désir d’être juste, sa piété solide. Quoiqu'il cite des paroles du prince, cette seconde partie est bien inférieure à la première.
— François ne Caunegec (le Père capucin). Oraison funèbre du. duc et de la duchesse, Le Hâvre, 1712, in-4°, 25 p.
L'auteur est franc et ne craint pas de faire allusion aux événements malheureux. Mais il compose très mal et soure trop des exclamations.
— Camrisrrox (le Père jésuite). Oraison funèbre du duc, Toulouse, sd., In-4°, 29 p. $
Louis de Bourgogne a été l'espérance de l’état et de la Aa L'auteur ne développe que des idées connues, et il explique d’une façon bizarre comment le duc comprenait son rôle à l’armée.
— Guvor (Germain Antoine). Discours sur la mort du due et de la duchesse, Orléans, 1712, in-4°, 12 p. ‘
Exercice littéraire, où ï n’y à rien à glaner, d’un étudiant € en droit à Paris.
— LA Parisière (Jean César Rousseau pe), 1667-1 736. Dr funèbre du duc et de la duchesse, Paris, 1713, in-4°, ou dans Migne, Orateurs sacrés, t. XXXIV.
be discours de l’évêque de Nîmes est peu de chose.
— Briquer (abbé). Oraison funèbre du duc et de la duchesse, Lyon, 1713, in-12°, 99 p.
Beaucoup de mots, du désordre, renseignements de valeur minime. 4 #
— Jarry (Laurent Juillard ou). Oraison funèbre du duc et de la. duchesse, Paris, 1713, in-40, 45 p.
Cet abbé résume la vie de Louis de Bourgogne, fait l'éloge de
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