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BOURGOING

son gouverneur et de son précepteur, évite les questions militaires, insiste sur les qualités : il ne dit à peu près rien de la dauphine.

— Saxanox (N. Etienne). Laudatio funebris Ludovici delphini, nepotis Ludovici magni, Paris, 1712, in-12°, 35 p.

L'orateur, Père jésuite, a voulu montrer ce qu'ont perdu le roi, le royaume et la religion : son discours est bien construit, mais peu utile.

— Proyarr (Liévain Bonaventure), 1743?-1808. Vie du dau- * phin, père de Louis XV, écrite sur les mémoires de la cour, Lyon et Paris, 1782, 2 vol. in-8°. — Aut. édit. : 1819, 1825, 1826.

Le duc de Bourgogne avait laissé des écrits qui, par la suite, appartinrent à Marie Josèphe de Saxe, mère de Louis XVI; le confesseur de ce roi, l'abbé Soldini, les communiqua à l'abbé Proyart, qui fut chargé de la mise en œuvre. Cette biographie a donc la valeur d’une source parce que Proyart a inséré des textes dans son ouvrage. Elle est incomplète : probablement le biographe n’a pas tout publié et a fait un choix parmi les documents qu’il avait à sa disposition. Voir : Mesnard, édit. des Projets de gouvernement du duc de Bourgogne, Paris, 1860, in-8°, introduction, p. Lxxm.

— Recueils, n° 1309 et 1310.

Voir : — n°° 901, 1221, 1247, 1269; — L. Monty, Le dut de Bourgogne,

Paris, 1844, in-8°; — Trouvé, Le dauphin, duc de Bourgogne, petit-fils de Louis XIV, Paris, 1857, in-12°. .

1558. BOURGOING (François), 1585-1662. Fils d’un conseiller à la cour des aides, Bourgoing entra en 1611 à l’Oratoire que Pierre de Bérulle organisait; animé d’un grand zèle, il parcourut la France pour évangéliser les fidèles. En 1641, à la mort du Père de Condren, il fut nommé général de l’Oratoire, qu’il soumit à une discipline sévère et qui, sous son administration, prit une grande extension. S'étant démis de ses fonctions, il mourut peu après.

— Bossuer (Jacques Bénigne), 1627-1704. Oraison funèbre, prononcée le 20 décembre 1662, publiée pour la première fois en 1778 dans l'édition des O£uvres, dite édition des Blancs-Manteaux.

C’est le premier discours funèbre de Bossuet. L’orateur veut montrer que le Père Bourgoing a été «un catholique zélé, un chré-

tien de l’ancienne marque, un théologien enseigné de Dieu, un prédicateur apostolique, ministre non de la lettre, mais de l'esprit de l'Évangile ». Il expose avec méthode la vocation du Père Bourgoing pour la prêtrise, sa part dans la fondation de l’Oratoire et vante son talent de prédicateur. Puis; examinant l’œuvre accomplie par le général à l’Oratoire, il prouve que celui-ci a introduit dans sa congrégation la pureté de la foi et l’ordre de la discipline. ; Il caractérise ainsi fort justement la vie de Bourgoing, qui a été toute de piété et de propagande.

— Recueils, n° 1324, 1369 et 1370.

1559. BOURZEIS (Amable DE), 1606-1671. Attaché à Richeleu, puis à Mazarin et à Colbert, Amable de Bourzeis fut un controversiste renommé. Abbé de Saint-Martin de Cores, membre de l’Académie française et de celle des Inscriptions et Belles-Lettres à leurs débuts, il dut ces honneurs surtout à ce qu'il mit sa plume au service du gouvernement : en particulier, il fut de ceux qui: furent chargés par Colbert de rechercher quels étaient les droits de la reine sur les Pays-Bas espagnols avant la guerre de Dévolution:

— Recueils, n°° 1324, 1479 et 1488.

1560. BOYLESVE (Gabriel DE), évêque d’Avranches de 1651 à 1667. — Recueil, n° 1328.

1561. BRIENNE (Henri Auguste de Loménie, comte DE), 1595- 1666. — Sexauzr (Jean François), 1601-1672. Oraison lpéres Paris, 1667, in-4°, 39 p.

Senault commence par des généralités pour montrer que les rois ne sont rien, puisqu'ils ont besoin d’avoir des troupes, des gardes, des fonctionnaires, des ministres. Brienne a été un des bons ministres de la royauté. Issu d’une famille dévouée aux rois, ia reçu une éducation complète, pratique gràce à ses nombreux voyages en Europe, technique grâce à son père. Il a abordé de bonne heure son rôle diplomatique et, si, pendant le gouvernement de Richelieu, il a été en quelque sorte en disgrâce, il a repris. enswte la direction des affaires et a fait preuve pendant la Fronde d’une fidélité inébranlable pour son souverain. Senault complète cette biographie par l’'énumération des qualités de l’homme d'état

BRIENNE, BROUSSON, BRÜLART. 141

et insiste sur sa piété : il a écrit un discours qui est utile à l’historien encore aujourd'hui.

Voir : — n°* 704, 825, 1002, 1006, 1056, 1078 et 1095.

1562. BRIENNE (Henri Louis de Loménie, comte DE), 1636- 1698. — Documents relatifs à l’année 1692 et festament de 1698, pub. p. Dupont, Note sur L. H. Loménie de Brienne, Fontainebleau, 1906, in-8°, 39 p. (ext. de Ann. Soc. Gät., t. XXIV, 1906).

Ces documents ont trait aux dernières années de Brienne : ils montrent qu'il n’était pas fou, comme on l’a trop souvent prétendu ; mais ils n’élucident pas la question de sa disgrâce si brusque.

Voir : — n° 378, 833 et 1121.

1563. BROUSSON (Claude), 1647-1698. — Relation sur la mort de C. Brousson, pub. p. L.-Nègre, La vie et le ministère de Claude Brousson, Paris, 1878, in-8°.

Cette relation a été écrite au mois de novembre 1698 par un témoin oculaire qui raconte d’une façon précise l’emprisonnement et le supplice du ministre protestant. D'autres textes sont aussi publiés, mais moins importants.

Voir : — n° 1215.

1564. BRÜLART DE SILLERY (Nicolas), 1544-1624. Conseiller au Parlement de Paris, chargé de missions diplomatiques par

Henri IE et Henri IV, Brülart de Sillery devint chancelier de

France. Adversaire de Sully et de Concini, il se maintint jusqu’en 1624 et succomba sous les attaques de Richelieu et de La Vieuville.

— Tourner (J.). Discours funèbre sur le trépas de défunt Monseigneur le chancelier Brülart, Paris, 1624, in-12°, 61 p.

L'auteur, qui a été protégé par le chancelier, a dédié son acte de reconnaissance au fils de Brülart, Puyzieulx. If l’a fait très long : aussi beaucoup de verbiage et des allusions constantes à l’histoire ancienne. C’est un écrit où la morale occupe une grande place et l'histoire une petite. Néanmoins, au milieu de nombreuses phrases qui n’ont aucune utilité, la vie du chancelier se trouve résumée et ses vertus énumérées.

— Bourrays (Raoul). Breviarium vitæ Nicol. Brularti, Franciæ cancellarit, Paris, 1624, in-12°, 22 p.

Cet avocat au grand Conseil, qui a beaucoup écrit en latin et en. français, à adressé son M: au chancelier Étienne d’Aligre, successeur de Brûlart : il n’a pas fait une œuvre historique.

1565. BUSSY (Roger de Rabutin, comte DE), 1618-1693: Le spirituel correspondant de M"° de Sévigné n’a pas eu de biographe à son époque : à peine quelques essais bien pâles, qui n’ajoutent, rien aux traits contenus dans ses mémoires et dans ses lettres.

— Biexox (Jean Paul), 1662-1743. Discours de FEU à l’Académie française, Paris, 1693, in-8°.

Oratorien et prédicateur du roi, l'abbé Bignon fait un éloge peu marqué et peu précis de Bussy-Rabutin.

— Recueil, n° 1479.

Voir : — n° 834, 1146, 1166.

.1566. BUZENVAL (Nicolas Choart DE), 1611-1679. D'abord conseiller au grand Conseil et maître des requêtes, Buzenval, neveu de Potier, évêque de Beauvais, fut en 1643 compris dans la disgrâce de celui-ci. Il embrassa alors la carrière ecclésiastique et suecéda à son oncle sur le siège épiscopal de Beauvais. Il fut un prélat parfait, charitable et dévoué : attaché aux doctrines jansénistes, 1l ft ane des quatre évêques qui résistèrent à Louis XIV.

— Mésexcuy (Fr. Phil.), 1677-1763. /dée de la vie et de l'esprit de Messire Charles Choart de Buzenval, évêque et comte de Beauvais, Paris, 1696, in-12°. — Aut. édit. : 4707.

L'abbé Mésenguy, ami de Rollin, est un janséniste qui s’est proposé d'écrire la vie d’un des défenseurs du jansénisme, mais il n’a pas voulu faire une apologie. Il s’est entouré de renseignements de toutes sortes : il a consulté des personnes qui avaient connu l’évêque, a lu les ouvrages de Godefroy Hermant, un manuscrit de Roger de Bridieu (Les mœurs de Messire Nicolas Choart), a compulsé les lettres et les discours synodaux du prélat. Son ouvrage est donc sérieux et reste encore aujourd’hui la source principale. Il est incomplet : si Mésenguy raconte la vie et l’œuvre épiscopale de Buzenval et expose ses nombreuses qualités, il laisse de côté la

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