‹ L'Histoire de FranceChapitre 45 sur 145 · CALMET, CAMUS · texte numérisé non relu

CALMET, CAMUS

lutte que l’évêque a soutenue contre les chanoines à propos du pouvoir épiscopal et la question du jansénisme.

— Documents, pub. p. J. Gaillard, Un prélat janséniste, Choart de Buzenval, évêque de Beauvais, Paris, 1902, in-8°, 287 p.

Ces documents, publiés en appendice, peuvent servir de complément à la vie écrite par Mésenguy.

— Recueils, n° 1320 (important) et 13871 (bref).

1567. CALMET (dom Augustin), 1672-1757. Le savant auteur de l'Histoire ecclésiastique et civile de la Lorraine à eu une existence très calme : abbé de Senones depuis 1728, il se consacra à l'administration de son abbaye et aux études théologiques et historiques, faisant preuve d’un grand savoir et d’une érudition étendue. |

— Faxcé (dom). La vie du très révérend Père dom Augustin Calmet, abbé de Senones, Senones, 1762; in-8°, 518 p.

Fangé, neveu de l'historien, a bien marqué ce que fut l'existence de son oncle : « L'histoire de sa vie, dit-il, se borne presque à celle de ses études et de ses écrits. » Il a rédigé une biographie correcte et exacte, dans laquelle il insère des lettres et cite des paroles de dom Calmet. Cette biographie occupe le livre premier : dans le second, l’auteur expose les qualités du bénédictin. Puis viennent un catalogue et une analyse de ses ouvrages et des documents divers (surtout des lettres de plusieurs personnages).

Voir : — Maggiolo, Éloge historique de dom Calmet, Nancy, 1839, in-8°; — Maggiolo, Mémoire sur la correspondance inédile de dom Calmet, extraile ‘du journal de son séjour à Paris, mai 1706:-juillet 1715, Paris, 1863, in-8°; — Aug. Digot, Notice biographique et lilléraire sur dom Augustin Calme, Nancy, 1860, iñ-8°; — Chr. Pfister, Histoire de Nancy, etc.

1568. CAMUS (Jean Pierre), 1582-1652. Évèque de Belley de 1608 à 1628, puis vicaire général de l'archevêque: de Rouen Harlay, Camus finit par se retirer à Paris et mourut aux Incurables. Ayant une piété extrème, il composa de nombreux ouvrages de polémique contre les moines dégénérés et des romans spirituels destinés à contre-balancer l'influence mauvaise des romans profanes. Il a été apprécié assez sévèrement par l’abbé Lambert, Æistoire littéraire du règne de Louis XIV : « Il eût été à désirer, dit-il, que cette

trop grande facilité eût été accompagnée d’un peu plus de ; jupe ment. »

— Gopgau (Antoine), 1605-1672. Oraison funèbre, Paris, 1653, in-4°, 52 p.

Par humilité, Camus n'avait pas voulu que los prononçât son oraison funèbre : Godeau écrivit donc son discours pour l’anniversaire de cette mort. Il déclare simplement : « J'ai résolu d'être

l'historien de l’illustre prélat que nous pleurons, n’en pouvant être |

un digne panégyriste. » Sa biographie est bien faite, contient des détails curieux et nombreux sur le prélat, pour lequel il éprouve une réelle sympathie : elle est vivante, quoique le style soit bien souvent ampoulé.

— Recueils, n°‘ 1308, 1332 et 1488.

Voir : — Hip. Rigault, édit. de Palombe, Paris, 1853, préface; — abbé F. Boulas, Un moraliste chrélien sous Henri IV el Louis XIII, Camus, évêque de Belley, Lons-le-Saulnier, 1878, in-8°, — A. Bayer, J. P. Camus, sein Leben und seine Romanen, 1915; — E. Griselle, Camus et Richelieu en 1632, Rev. H. L. F., 1914.

1569. CASSARD (Jacques), 1672-1740. Corsaire nantais, compagnon de Pointis dans l'expédition de Carthagène en 1697, Cassard se distingua surtout pendant la guerre de la Succession d’Espagne : plus tard, sous le ministère de Fleury, il fut emprisonné à. Ham pour des raisons assez mystérieuses et y mourut au bout de quatre ans.

— Ricuer (Adrien), 1720-1798. Vie du capitaine Cassard, Re 1785, 196 p.

Richer semble avoir obtenu quelques renseignements de la famille de Cassard et il raconte en détail la vie decelui-c1. Il commet des erreurs. ’

— Documents sur Cassard, pub. p. La Nicollière-Teiïjeiro, 1e Cassard, 1890, in-8.

On trouve dans cet ouvrage des lettres nombreuses de divers personnages, de Cassard sur Les de ses expéditions, des relations de campagnes, etc.

1570. CASTELNAU-MAU VISSIÈRE (Jacques Il, marquis DE), 1620-1658. Dès l’âge de quinze ans, le marquis de Castelnau parti-

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