CATINAT
cipa à la guerre : soit en Hollande, soit dans le nord de la France, il prit part à de nombreux sièges. Maréchal de camp en 1645 après la bataille de Nordlingen, il fut nommé lieutenant général en 1650. Pendant la Fronde, il fut constamment fidèle à la cause royale. Puis il combattit en Flandre, assista à la bataille des Dunes et fut blessé en 1658 au siège de Dunkerque; il reçut, avant de mourir, le bâton de maréchal de France.
— Le Lasoureur (Jean), 1633-1675. Vie de Jacques 11, marquis de Castelnau-Mauvissière, dans l'édition des Mémoires de Michel de Castelnau, Bruxelles, 1731, in-f°, au t. III, p. 113-131.
Cette biographie est très complète et très bonne : écrite sans aucune phraséologie, elle expose les campagnes de Castelnau-Mauvissière; Le Laboureur cite les paroles du capitaine et insère des documents intéressants.
— CuerpiGxoN (Hyacinthe). Oraison funèbre, Paris, 1659, in-4°, 36 p., 2° édit. ;
Cet écrit est bien päle quand on le compare au précédent. L’au-
teur, Père jacobin, connaît cependant la vie de son héros. Après
avoir rappelé quels étaient les ancètres, il retrace l'existence toute militaire de Castelnau-Mauvissière et fait ressortir sa fidélité au roi pendant la Fronde. Dans une seconde partie, il parle des vertus du capitaine et montre en quelle haute estime il était tenu par Mazairin et Louis XIV qui vinrent le voir à son lit de mort. Les détails que donne l’auteur sont malheureusement perdus au milieu de phrases inutiles qui visent à l’éloquence sans y atteindre.
1571. CATINAT (Nicolas), 1637-1712. — Créquy (Charles Marie, marquis ve), 1737-1801. Vie de Nicolas de Catinat, Amsterdam (Troyes), 1772, in-12°, 246 p. Une seconde édition parut sous le titre de Mémoires pour servir à la vie de Nicolas de Catinat, Paris, 1775, in-12°, 300 p.
Cet ouvrage a été quelquefois attribué à Louis Marie, marquis de Créquy, père de Charles Marie : mais celui-ci en est considéré généralement comme le véritable auteur. Dans l'avertissement, il indique les personnes, appartenant à la famille de Catinat, qui lui ont fourni des documents. En réalité, c’est surtout d’après la correspondance
du maréchal que le livre a été construit. Créquy transcrit des textes,
des relations, des lettres de Catinat, et il apprécie avec équité le rôle
qu'il a joué. Cet ouvrage, un peu incolore, mais solide, vaut beau-
coup mieux que les nombreux éloges qui ont été composés à propos de Catinat.
— Recueils, n° 1301, 1309, 1310.
Voir : — n° 886, 1226, 1234, 1235; — L. de Charéncey, Cor., 25 mars 1856; — Clodong, Rev. cont., janvier et février 1868; — E. de Broglie, Cati-
nat, l'homme et la vie, Paris, 1902, 303 p.
1572. CAULET (Étienne François DE), 1610-1680. Évèque de Pamiers, Caulet doit sa notoriété à l’attitude qu'il prit à propos du formulaire qu’il accepta en 1668 comme une transaction et’ à propos de la régale qu'il ne voulut pas admettre dans son diocèse en
— Gox (François). Relation de ce qui s’est passé pendant la maladie et à la mort d'Étienne François de Caulet en 1680, sd., in-12°.
Peu important. |
— Documents, pub. p. G. Doublet, Un prélat janséniste, F: de Caulet, réformateur des chapitres de Foix et de Pamiers, Paris, 1895, in-8°, 222 p.
Publie de nombreuses pièces importantes pour l’histoire de la
lutte soutenue par l’évêque contre son chapitre, qui résiste à toute
réforme, p. ex. lettres des chanoines au pape, bulles ou brefs de!
différents souverains pontifes, lettres de Louis XIV et de Caulet, etc. Compléter avec plusieurs mémoires du même auteur, parus en 1895 et 1896 : ex. Le couvent des dames de Salenque (Ann. M.), — Un diocèse pyrénéen sous Louis XIV (Rev. Pyr.), — Fr. de Caulet et la vie ecclésiastique dans un diocèse ariégeois sous Louis XIV (Bul. Soc. Ar.), — Les protestants à Pamiers .sous l'épiscopat de Caulet (Ann. M.), — Documents complémentaires, Foix, 1897-1898, 2 fascicules in-8°.
— Recueil, n° 1320.
1573. CAUMONT (Anne DE), 1574-1642. Elle eut une existence …
d’abord très agitée. Riche héritière, convoitée par plusieurs prétendants, elle fut toute jeune enlevée et mariée deux fois malgré elle.
CAVALIER, CAVOYE, CHAMIER, 147
S’étant convertie ensuite, elle s’adonna complètement à la religion, aux bonnes œuvres et fonda la congrégation des filles de Saint- Thomas.
— Sa vie est racontée dans l’un des nombreux recueils du Père Hilarion (Olivier) de Coste, Éloges et vies des reines, princesses, dames et damoiselles illustres, édit. de 1647, t. I, in-4°.
— Ocrer (François), 1597?-1670. Oraison funèbre, dans ses Actions publiques, Paris, 1652-1655, in-4°, 2 vol.
Ogier fait de rapides allusions aux tribulations d'Anne de Caumont pendant sa jeunesse : il insiste sur la vie religieuse. Beaucoup de verbiage.
— Documents, pub. p. le Père H. Chérot, Une grande chrétienne au XVI siècle, Anne de Caumont, Paris, 1896, in-8°, 459 p. (ext. de Ét.).
Publie en particulier le testament d'Anne de Caumont et des pièces relatives aux fondations qui lui sont dues.
1574. CAVALIER (Jean), 1681-1740. — Portrait dù au maréchal de Villars, qui à négocié avec lui, dans dom Vaissette, Histoire du Languedoc, édit. Roschach, t. XIV, colonne 1982.
— Documents, peu nombreux, pub. p. G. Charvet, Jean Cavalier, Avignon, 1882, in-8°, 24 p.
Voir : — chapitre Histoire religieuse; — Puaux, Vie de Jean Cavalier, Paris, 1868, in-8°; — Agnew (D.), Protestant Exiles from France, Londres, 1871, 2° édit., t. II, p. 54-66; — Dizier, Étude sur Jean Cavalier, Nimes, 1879, in-8°; — Haag, France protestante.
1575. CAVOYE (Louis d'Oger, marquis DE ..., et M de Coëtlogon, marquise DE). — Fragment inédit de Saint-Simon, pub. p. A. de Boislisle, Rev. hist., t. XVI, p. 114-126.
Portrait très long, très complet et très plaisant de Cavoye, qui, malgré ses duels, fut toujours bien traité par Louis XIV et qui, en échange de la charge de maréchal général des logis, épousa M? de Coëtlogon, folle de lui.
Voir : — A. Huguet, Un grand maréchal des logis de la maison du roi, Paris, 1920, in-8°.
1576. CHAMIER (Daniel), 1564-1621. Ministre protestant de
Montélimart, puis professeur à Montauban, Chamier a joué un rôle
important dans les questions religieuses et politiques : l’un dés rédacteurs de l’édit de Nantes, il a présidé de nombreux synodes et .
de nombreuses assemblées politiques; il a pris part aux discussions
théologiques et fait œuvre de polémiste. Il fut tué pendant le siège de Montauban.
— Quick (John), 1636-1706. Biographie de CHE tirée ses
Icones sacræ gallicanæ et anglicanæ et pub. p. Ch. Read, Daniel
Chamier, Paris, 1858, in-8°, 480 p.
Quick a eu des rapports avec les protestants de France et en à obtenu des renseignements : d’ailleurs, une partie de la famille de
Chamier émigra en Angleterre. Cette biographie est écrite avec couleur et avec une évidente passion religieuse : mal composée et embarrassée par des digressions, elle n’en fournit pas moins de nombreux détails sur l’œuvre accomplie par le ministre protestant:
Voir : — Dizier, Daniel Chamier, 1869, in-8°; — Haag, France protestante. |
1577. CHAMILLART (Michel), 1652-1721. — Recueil, n° 1310... Voir : — chapitre Leltres, n‘° 1154, 1221, 1231, 1268, 1270 et 1274. ; |
1578. CHAMILLY (Noël Bouton, marquis DE), 1636-1715. Ia
été souvent confondu avec son frère aîné Érard Bouton, comte de
Chamilly, 1630-1673 : celui-ci passa presque toute sa vie à com
battre, servit sous Condé et, lieutenant général, commanda un
corps d'armée au début de la guerre de Hollande. Noël, guerrierlui aussi, commença sa carrière militaire sous Schomberg en Portugal : il fit l’expédition de Candie et ensuite s’illustra par la défense dé Grave en 1675. Lieutenant général, gouverneur de Strasbourg en 1681, puis du Poitou, il fut nommé maréchal de France en 1703.
— Paruor (Pierre). Æistoire généalogique des comtes de Cha-
milly de la maison de Bouton, Dijon, 1671, in-f°, 333 p., et Preuves
de l'histoire généalogique..., Dijon, 1665, in-f°, 262p. Donne des renseignements sur toute la famille, mais peu sur Noël :#. n° 1417.
— Fragment inédit de Saint-Simon, pub. p. A. de Boislisle, dans
son édit. des Mémoires, t. XI, appendice 1, p. 413-417.