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CHAMPAGNE, CHANTAL

Résume la vie du maréchal, parle de sa famille et croit que c’est à lui qu'ont été adressées, en Portugal, les fameuses Lettres d'amour d'une religieuse portugaise, alors que très probablement ces lettres sont l’œuvre d’un faussaire, ou plutôt sont une entreprise de librairie.

Voir : — E. Beauvois, La jeunesse du maréchal de Chamilly, Beaune, 1885, in-8° (ext. de HMém.Soc. Beau.); — id., Les trois Chamilly pendant el après la querre de Dévolution, Beaune, 1886, in-8° (ext. de Mém. Soc. Beau.) ; — id., Un élève du grand Condé, Hérard Bouton, comte de Chamilly, Paris, 1899, in-8° (ext. de Rev. Quest. Hist.); — Beysset (A.), Un illustre bourguignon, Noël Bouton, marquis de Chamilly, Mâcon, 1909, in-8°, 67 p. (vulgarisalion).

1579. CHAMPAGNE (Philippe DE), 1602-1674. Le grand peintre n’a pas trouvé au xvn° siècle un biographe spécial. Mais sa vie est exposée dans des recueïls-avec une grande exactitude. Elle fut d’ailleurs peu agitée : Philippe de Champagne n’eut que deux passions, la peinture et le jansénisme.

— Recueils, n° 1482, 1483 et 1484.

Voir : — Bouchitté, Notice sur la vie el les ouvrages de Philippe de Champagne, Versailles, 1856, in-8° (ext. de Mém. Soc. S. 0.); — Gailly de Tau-

rines, Philippe de Champagne et sœur Catherine de Sainte-Suzanne à Port- Royal, Paris, 1909, in-16°, 260 p. ;

1580. CHANTAL (Jeanne Françoise de Frémyot, baronne DE), 1572-1641. Mariée à Christophe de Rabutin et devenue veuve en 1600, M®° de Chantal se consacra à la dévotion la plus austère : sous l'impulsion de saint François de Sales, à qui elle se confia entièrement, elle fonda l’ordre de la Visitation, dont le premier monastère fut celui d'Annecy et qui prit une grande extension. C’est cette vie d’ascétisme extrême que ses biographes ont racontée.

— CmauGy (Françoise Madeleine pe), + 1682. Mémoires sur la vie et les vertus de sainte Jeanne Françoise de Chantal, pub. p. l'abbé T. Boulangé, Paris, 1845, in-8° (d’après une copie fautive et incomplète : retouchesnombreuses).

La meilleure édition est celle faite par les religieuses de l’ordre de la Visitation d'Annecy, Paris, 1874 (texte intégral). La Mère Madeleine de Chaugy à passé sa vie à écrire les biographies d'un certain

nombre de religieuses de son ordre (v. n° 1875). Celle de la fondatrice est capitale et a été la source à laquelle ont puisé la plupart des écrivains postérieurs. L'auteur était la petite-nièce de M®° de Chantal et, promue au rang de secrétaire, elle vécut dans son intimité. Elle fut chargée de recueillir et d’ordonner l’histoire de toutes les fondations de monastères, avec défense expresse de parler de la fondatrice : la Mère de Chaugy, enfreignant cet ordre, écrivit toute une série de mémoires destinés à servir de complément à l'histoire. Elle a pris ses informations auprès de sa tante, auprès d’autres personnes dont elle cite les noms, et elle a reçu des mémoires en 1636. Ses sources sont done nombreuses et sérieuses. De plus, elle écrit en 1642, immédiatement après la mort de Me de Chantal. Elle a divisé son œuvre en trois parties. Elle expose d’abord la vie de sa tante jusqu’à la fondation de l’ordre de la Visitation; puis elle raconte l’œuvre religieuse accomplie par M®° de Chantal; enfin, elle énumère toutes les vertus. Son livre se recommande à la fois par le style vif et plein d'abandon et par l’exactitude et l'abondance des renseignements.

— Baziy (Albert). Panégyrique de la vie et de la mort de la vénérable Mère de Chantal, Paris, 1642, in-8°, 72 p.

Le Père barnabite déclare avoir pris des informations auprès des sœurs de la Visitation : il n’en a tiré qu’un parti très minime.

— Morez (Andoche), 1599-1674. Oraison funèbre, Avignon, 1642, in-12°, 94 p. — Aut. édit. : Avignon, 1656, in-4°.

Malgré ses deux éditions, ce discours d’un Père jésuite ne pese guère servir à l'historien.

— Ficner (Alexandre), 1588-1659. Les saintes reliques de l'Érothée en la sainte vie de la Mère de Chantal, fondatrice de l'ordre de la Visitation, Paris, 1643, in-4°. — Aut,. édit. : Lyon, 1643.

Le Père jésuite a entrepris d'écrire cette histoire dès la mort de M°° de Chantal et espère qu’elle augmentera la ferveur des fidèles. Il indique naïvement sa source en parlant des mémoires de la mère de Chaugy : « On doit à ce travail tout le fond de cette histoire : mais elle en donne toute la gloire à Dieu. » L'auteur a ajouté une quatrième partie à celles qui forment l'ouvrage de son . prédécesseur : il parle en effet des dons accordés à M°° de Chantal,

Le.

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