CONDÉ
in-12°, 329 p., avec la traduction latine du Père Louis de Saligny. — Aut. édit. : Paris, 1690, — Cologne, 1691 (sans traduction). — Pub. dans les Documents inédits concernant la Compagnie de Jésus, du Père Carayon, Paris, 1874 et sq., in-8°, t. XXII, p. 165-203.
Le Père jésuite Bergier dirigea les études du fils de Co: qui le garda ensuite auprès de lui et auquel il se confessa avant de mourir. C’est done un témoin oculaire dont le récit est précieux à cause des nombreux détails qu'il contient. Bergier ne raconte pas seulement les derniers moments de Condé, il fait aussi le portrait de celui qu'il connaissait depuis longtemps : v. /. S., 1689, p. 409-414.
— Gourvizze (Jean Hérault ne), 1625-1703. Relation de la mort de Monseigneur le prince, le 11 décembre 1686, pub. p. A. Hyrvoix de Landosle, Rev. Quest. Hist.., 1901, t. LXIX, p. 200-203.
Relation très simple ét très courte, mais écrite au moment même de la mort par un ami de Condé. La dernière lettre de celui-ci au roi est rapportée plus correctement que dans Bergier.
— Tassy (Henri Félix ne). Oraison funèbre, Paris, 1687, in-4#, 34 p.
Résumé biographique ‘incomplet : l’évêque de Chalon-sur-Saône se refuse à parler de la Fronde.
— Dausexron (Guillaume), 1648-1723. Oraison funèbre, Dijon, 1687, in-4°, 52 p.
Rien sur la Fronde : quelques allusions au gouvernement de la Bourgogne, vertus du prince.
— La Bauxe (Jacques ne). Laudatio funebris, Paris, 1687, in-4’, 51 p.
Très peu utile.
— Jarny (Laurent Juillard, abbé pu). Oraison funèbre, Paris,
Quelques faits précis et du mouvement. L’orateur ne dissimule pas les faiblesses du prince, il insiste sur la conversion.
— Rari (René), 1621-1687. Le magnanime ou l'éloge du prince de Condé, Paris, 1687, in-12°, 112 p.
Dissertation littéraire du célèbre Père jésuite. Elle eut du succès,
puisqu'une seconde édition parut en 1690. Mais le point de vue.
historique importe peu à l’auteur. z4 — MARTINEAU (Isaac), 1640-1720. Oraison fanèbre, prononcée à à Bourges, Paris, 1687, in-4°, 58 p. »
Le Père jésuite Martineau a connu Condé, a Fan sénvéat avec. lui et, dans son discours, il rapporte des paroles du prince. Celui-ci a été héros guerrier, héros pacifique, héros chrétien. L'auteur s'at- … tache suffisamment aux faits militaires, sauf à ceux qui se rapportent à la Fronde. Il donne des détails sur la retraite de Condé à Chantilly, ses occupations, sa conversion, son humilité et sa mort:
— Bossuer (Jacques Bénigne), 1627-1704. Oraison funèbre, prononcée le 10 mars 1687, Paris, 1687, in- a — Aut. édit. : rie terdam, 1687. ‘ |
« Valeur, magnanimité, bonté naturelle, voilà pour le cœur; vivacité, pénétration, grandeur et sublimité de génie, voilà pour l'esprit » : il faut ajouter la piété. Si, au point de vue littéraire, cette oraison funèbre est un chef-d'œuvre, pour l'historien elle est d'un faible secours; Bossuet, en effet, est volontairement incomplet sur la carrière militaire de Condé (Fronde). En échange, le tableau | des qualités morales et intellectuelles est achevé. | Sr.
— Bournazoue (Louis), 1632-1704. Oraïson funèbre, prongnobs ü le 26 avril 1687, Paris, 1687, in-4°. à.
Bourdaloue est beaucoup. plus franc que Bossuet. Après a avoir exposé que Condé avait € un cœur solide », il aborde nettement. h. période de la Fronde et développe longuement ce que les autres orateurs s'étaient efforcés de dissimuler ou même de faire. II pou ee ensuite glorifier la carrière militaire de Condé après sa rentrée en. F. grâce, sa conversion, sa piété des dernières années et raconter la k mort. | ‘+4
— Recueils, n° 1301, 1303 ét 1304. SEE
Voir : — Desormeaux, Histoire de Louis de Bourbon, second du nom,
prince de Condé, Paris, 1766-1768, in-12°, 4 vol.; — Aumale, Histoire des … princes de Condé pendant les XVII et XVII siècles, Paris, 1885-1896, » À
in-8, t, II à VII; — Allaire, La Bruyère dans la maison de Condé, Paris, : 1886% in-8°, 2 vol.; — Froment, Cor., 1896, 25 novembre, p. 632-651; — Chérot,. Trois éducalions princières au XVII siècle, Paris, 1896, in-8°; — Boislisle
(A. de), Trois princes de Condé à Chantilly, Paris, 1904; — G. Macon, EL CS SI
Pa
CONDREN, CONRART. 171
édifices du culte à Chantilly; — A. Rey, Mademoiselle de Vigean et le grand Condé, Nogent-le-Rotrou, 1911, in-8° (ext. de Bul. Soc. Hist. Par. et I. de F., 1910); — Asselineau (Ch.), Vie de Clémence de Maïillé-Brézé, princesse de Condé, Paris, 1872, in-12°; — Homberg et Jousselin, La femme du grand Condé, Paris, 1905, in-8°, 253 p.; — E: Godley, The great Condé, a life of Louis II de Bourbon, prince de Condé, Londres, 1915; chapitres Mémoires et Lellres, n°’ 806, 959, 1009, 1056 et. 1068.
1605. CONDREN (Charles DE), 1588-1641. — Aumcorre (Denis).
La vie du Père Charles de Condren, second supérieur général de la
congrégation de l'Oratoire de Jésus, Paris, 1643, in-4".
Une nouvelle éditiôn fut donnée à Paris, 1657, in-8° : Batterel dit qu’elle a été modifiée surtout au point de vue du style ampoulé; il trouve que le Père Amelotte n’a pas fait des suppressions suffisantes et que sa manière d'écrire est « peu naturelle et mystérieuse ». La critique est juste; il n’en'reste pas moins que le livre est excellent. C’est celui auquel tous les écrivains postérieurs ont puisé, Batterel lui-même. Le Père Amelotte, qui fit partie de l’Oratoire dès les débuts, à en effet composé son ouvrage d’après les renseignements que Condren lui avait fournis. Aussi la biographie est-elle complète. On voit Condren élevé pour la carrière des armes d’abord, saisi peu à peu de la vocation religieuse. Prêtre en 1614 et très instruit, 1l entre à l’Orätoire en 1617. Il convertit Bernard, le « pauvre prêtre », devient directeur du baron de Renty et acquiert une certaine Craie sur Gaston d'Orléans. Élu supérieur général après la mort de Bérulle en 1629, il gouverne lOratoire avec humilité et bienveillance; il intervient même dans les affaires politiques et, à plusieurs reprises, 1630, 1637, il réussit à amener des réconciliations momentanées entre Louis XII et son frère. |
— Recueils, n° 1324, 1369 et 1370.
Voir : — Caraccioli, La vie du révérend Père de Condren, Paris, 1764, in-12°; — abbé L. M. Pin, Vie du Père Charles de Condren, Paris, 1855, in-12; — chapitre Lettres, n° 10083.
1606. CONRART (Valentin), 1603- sers — Recueils, n°‘ 1479 et 1487.
Noir : — Haag, France protestante; — NV. Cousin, La sociélé française au XV11° siècle, t. 11; — Kerviler (R.) et Barthélemy (Ed, de), Valentin Conrart,
ds)
premier secrélaire perpéluel de l'Académie française, Paris, 1881, in-8°, 672 p. (lettres et fragments inédits des mémoires); — A. Bourgoin, Un bourgeois de Paris lettré au XVII siècle, Paris, 1883, in-8°, 356 p.; — Rev. Soc. Val., t. X (sur la famille de CHnrANEE — chapitres Mémoires, n° 811, et Leltres, n° 1051.
1607. CONTI (Armand de Bourbon, prince DE), 1629-1666.
Frère cadet du grand Condé, disgracié par la nature, Conti ne joua toujours qu'un second rôle. Frondeur d’abord, il se rapprocha de Mazarin, dont il épousa une nièce; après une série de campagnes, il se retira dans son gouvernement du Languedoc; il tomba dans la dévotion et le mysticisme. L'un de ses plus beaux titres de gloire est d’avoir protégé Molière.
— Voisin (Joseph pe). Abrégé de la vie du prince de Conti, dans son ouvrage Défense du traité de Monseigneur le prince de Conti contre la comédie, Paris, 1672, in-4.
Voisin était l’aumônier du prince; il à résumé les peu nombreuses actions qui ont marqué la vie de Conti.
— Recueil, n° 1804.
— Cuoiseuz (Gilbert pe), 1613?-1689. Oraison funèbre, Paris, 1666, in-4°, 40 p.
L'évêque de Comminges, frère du maréchal Du Plessis-Praslain, s'est montré, dans ce discours, fort habile. Il laisse de côté tout ce qui à trait à la vie publique de Conti et ne parle guère que de son repentir et de sa pénitence. Il ne cache pas qu’au début Conti était entré dans l’église, non par conviction, mais par intérét, pour avoir des bénéfices; il peut ainsi exposer avec abondance que le prince a ensuite restitué à l’église ce qu'il possédait indûment et lui à fait dé nombreux dons. Il apprécie favorablement le gouvernement de
Conti en Languedoc et donne comme preuve que Conti a fourni à Louis XIV des indications qui ont permis de prononcer la démoli- tion de 200 temples protestants. Tout, dans cette oraison, tend à montrer que Conti a été un chrétien excellent. *
1608. CONTI (Anne Marie Martinozzi, princesse DE), 16372- Nièce de Mazarin et très dévote, poussée vers le jansénisme, elle