CONTI
exerça sur son mari une profonde influence que tous ses biographes ont louée.
— Roquerre (Gabriel pe), 1624-1707. Oraison funèbre, 1672, in-4°.
Boïleau, dans ses épigrammes, accuse l’évêque d’Autun d’avoir fait composer ses oraisons funèbres par Pierre Nicole : l'abbé Goujet, dans la Vie de ce dernier, ne le dit pas formellement, et il semble bien qu'il n’y ait là qu’un bruit peu fondé. Bossuet loue le discours prononcé par Roquette en l'honneur de la princesse de Conti, son éloquence et la simplicité du plan. L'auteur montre, en effet, successivement que la princesse s’avança inconsciemment et peu à peu vers la religion et qu’ensuite, après avoir reconnu le chemin, elle y marcha délibérément et avec résolution.
— Éloge composé par un des écrivains de Port-Royal, pub. p.
: Ed. de Barthélemy, Une nièce de Mazarin, Paris, 1875, in-8, p- 233-251.
Discours simple et exact. Peut-être est-ce celui-ci qui est dû à Nicole.
— Faomenrières (Jean Louis), 1632-1684. Oraison funèbre, Paris, 1673.
Dans ce discours, prononcé quatorze mois après la mort de la princesse, le futur évêque d’Aire montre que, jusqu’à son mariage, Anne Martinozzi n’a pas connu ce qu’elle devait à Dieu. Convertie par son mari, elle renonce « au luxe des habits, à la frisure des
- cheveux, à tout ce qui s'appelle artifice et ornement » et mène dès lors une « vie sainte et exemplaire ». Elle eut toutes sortes de vertus; elle fut une mère incomparable, tint la main à ce que sa maison füt disciplinée, organisa ses domaines. Elle visitait les lieux
. pauvres et l'Hôpital général, se dépouillant pour les malheureux et
donnant tout pour atténuer la misère dans le Blaisois et le Berry en 1662. OEuvre très vivante, malgré le style fleuri.
— Dugoys (Jean Baptiste). Discours latin sur la mort de la princesse de Conti, adressé à ses fils, pub. p. Ed. de Barthélemy, Une nièce de Mazarin, Paris, 1875, in-8°, p. 261-268.
Simple exercice oratoire.
— Recueil, n° 1871 (très court).
Voir : — chapitre Lettres, n° 1092.