LOUIS (LE GRAND DAUPHIN
rement sans pompe), — Âistoire de la mort de Monsieur le Dauphin et des cérémonies qui l'ont suivie, rédigée par le duc du Maine le 24 mai (détails très précis), — Lettre de Louis XIV au maréchal de Villeroy (25 avril : brève), — Lettre de la marquise d'Huxelles (20 avril : court fragment), — Lettre du duc d’Antin au Père de La Rue (26 mai : résumé biographique; canevas fourni à celui qui avait été chargé de prononcer l’oraison funèbre à Notre-Dame).
— AuGusrin DE Prcquieny. Oraison funèbre, Arras, 1711, in-4°, 40 p.
Sur l’exemplaire que nous avons consulté se trouve la note manuscrite suivante : « Cette oraison funèbre est très rare et très recherchée par le ridicule et le burlesque qui y règne depuis le commencement jusqu’à la fin » (B. Sorb., LFo, 18, in-4°). Appréciation juste.
— Beaurirs (Guillaume), 1674-1757. Oraison funèbre, Avignon, 17144, in-4°, 20 p. .
Qualités et vertus : discours simple; morale, quelques indications.
— Brayer (abbé). Oraison funèbre, Metz, 1711, in-4°, 24 p.
Le vicaire général de Metz veut édifier et instruire. La seule partie intéressante est celle où il parle de l'éducation et des vertus du dauphin, de la confiance que celui-ci avait envers Luxembourg, de ses campagnes, de sa soumission au roi. Le reste est peu de chose.
— Carnazan (Jacques), 1671-1757. Oraison funèbre, Paris, 1711, in-4°, 38 p.
Prononcée à Séez. Le dauphin fut « soumis autant par affection et par attachement que par devoir ». Il eut les vertus d’un souverain : mais « peut-être n’a-t-il pas toujours veillé sur son cœur avec assez de sévérité ».
— Du Cerceau (Jean Antoine), 1670-1730. Oraison funèbre,
Le Père jésuite se rend compte qu'il a « à parler d’un prince qui, dans la dépendance où l’avaient mis et la nature et sa condition, ne pouvait prétendre à une gloire légitime que par le mérite de l’obéissance et de la soumission » à Louis XIV. Il veut tirer une leçon morale : la valeur historique est mince.
— Cicert (Paul César pe). Oraison funèbre, dans Migne, t. LI.
Prononcée à Apt, elle montre la valeur (campagnes du Pre la bonté (question du testament de Charles I), la piété du dauphin.
— Dausenton (Guillaume), 1648-1723. Oraison funèbre, Bone; 1712, in-8°, 75 p.
L'auteur, Père jésuite qui joua un rôle marqué à Madrid pendant la guerre de la Succession d'Espagne, a composé, à la demande du cardinal de La Trémoille, un discours sérieux. Passant rapidement sur les qualités militaires du dauphin, il le montre bon fils et bon. sujet, bienfaisant, doux et humain. Il parle de ses mœurs avec ce. correctif : « Ne dissimulons pas dans cette chaire de vérité que, . malgré tant de moyens de salut, il eut à expier certaines fragilités presque inévitables dans la vie molle et dissipée de la cour. » Il fait ressortir la vivacité du dauphin lors de l'acceptation du testament de Charles IT et lors de la reconnaissance de Jacques Stuart comme … roi d'Angleterre.
— Du Var (Jean Baptiste Charles), 1678- 1739. Laudatio pe | bris, La Flèche, 1711, in-4°, 39 p.
Popularité, gloire et piété du dauphin : lieux communs.
— Gaupereau (Martin). Oraison funèbre, Amboise, sd., in-4°, 14 p.
Citations innombrables, peu d’ importance. A
— Jarry (Laurent Juillard ou). Oraison funèbre, Paris, 1712,
Parle beaucoup de Louis XIV et Sresque pas du dauphin,
— La Rues (Charles ne), 1643-1725. Oraison funèbre, Paris, 17, in-4°, 41 p., ou dans son Recueil... (n° 1352). # Le célèbre Père jésuite s’est servi de la lettre du duc d'Antin (v. ci-dessus). La première partie, trop élogieuse, renseigne sur. l'éducation, les mœurs et les campagnes du dauphin. La seconde, plus intéressante, explique l'acceptation du testament de CharlesII et les conséquences qu’elle entraina. Dans la troisième sont exposées les vertus privées (pas d’orgueil, charité). Le Chansonnier. à (B.N., ms. fonds fr., n° 12695, p. 9) dit à bon droit que l'orateur 4 parla en « rusé RE ». 3%
— Masour (Jacques), 1650?-1723. OUraison funèbre, Monte, 1712, in-4°.