‹ L'histoire de France, racontée à la jeunesse. Éd. stéréotype, augmentée d'une table analytiqueChapitre 10 sur 87 · LES ENFANTS DE CLODOMIB · texte numérisé non relu

LES ENFANTS DE CLODOMIB

supplia, en pleurant si fort, de ne pas le faire périr comme son frère, qne ce prince, tout cruel qu* il était, ne put se défendre d'un moment de pitié, et voulut empêcher Glotaire de commettre un nouveau crime.

Mais ce mauvais prince, qui avait le cœur plus dur qu'un rocher, se livra à une telle colère contre Childebert, de ce qu'il voulait épargner ce sang innocent, qu'il le menaça de le frapper lui-même du poignard dont il était encore armé; celui-ci, efirayé d'une pareille violence, détourna la tète avec horreur, pour ne pas être témoin de ce se* cond meurtre, que Clotaire accomplit alors sans opposition.

Il ne restait plus après cela que le plus jeune des trois enfants de Clodomir, qui se nommait Clodoald; mais lorsque Glotaire voulut aussi le mettre à mort, on ne le trouva plus dans sa pri* son, d'où, pendant la nuit, les leudes de son père étaient venus l'enlever. Cette nouvelle adoucit le chagrin de la reine Clotilde, qui ne put jamais se consoler de la mort de ses autres petits-fila qu'elle avait tant aimés.

Le prince Clodoald, lorsqu'il fut devenu. grand, était si bon et si charitable, qu'il passa toute sa vie à secourir les pauvres et les malheureux; et au lieu de chercher à devenir roi, il se coupa lui-même les cheveux, et se retira près de Paris, dans im endroit où il mourut, et auquel, depuis ce temps-là, on donna le nom de Saint-Clodoald ou de Saint-Cloud.

C'est dans ce lieu que se voit maintenant un royal, entouré de jardins magnifiques.

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