‹ L'histoire de France, racontée à la jeunesse. Éd. stéréotype, augmentée d'une table analytiqueChapitre 13 sur 87 · I.£» FRANKS D*AUSTKA&IB. B · texte numérisé non relu

I.£» FRANKS D*AUSTKA&IB. B

c«>K» plus mauvais que son visage n'était aimable. F rédégonde n'était qu'une simple paysanne, lorsqu'on la fit venir à la cour de Neustrie, pour 7 êi re suivante de la reine ; mais Chilpéric Tayaut remarquée, la trouva si belle qu'il résolut de la prendre pour femme, et il eut l'indignité de con> sentir à ce quon fît périr secrètement la pauvre Galzuinde, pour mettre Frédégonde à sa place.

£n apprenant la mort de cette princesse, Brunehaut, qui aimait beaucoup sa sœur, se livi*a à lui grand désespoir; mais bientôt, sachant que Frédégonde avait osé s'emparer de la couronne, de Galzuinde, et se faire proclamer reine, elle ne fut plus maîtresse de son ressentiment, et détermina 8igebert à déclarer la guerre à son frère. Le roi d'Austrasîe marcha donc contre Chilpéric, avec une armée qu'il rendit encore plus formidable, en appelant à son aide un grand nombre de chefis barbares, qui accoururent de Germanie, suivis d'une multitude de soldats farouches et impitoyables, pour ravager le royaume de Neustrie.

Les Neustriens, à vous dire le vrai, n'étaient pas moins braves que les Austrasiens, mais ceuxci faisaient plus souvent la guerre entre eux ; et tandis que les Franks de Neustrie étaient devenus doux et pacifiques, depuis leur séjour dans les Gaules, ceux d'Austrasie, au contraire, étaient demeurés rudes et belliqueux, par leur contact continuel avec les nations germaniques. Aussi le roi Sigebert remporta-t-il la victoire sur son frère, qu'il chassa même de Paris; et peut-être alLût-îl lui ôter la couronne avee la vie, lorsque Frédégonde, à qui ce moyen était familier, envoya secrètement contre Sigebert deux misérables

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assasi^ina, qui, Tajant surpris, le frappèrent d'un poignard empoisonné, et le laissèrent mort sur ta place.

Ce meurtre arrêta les victoires des Austrasiens ; mais il ne mit point un terme à la haine mutuelle de Frédégonde et de Brunehaut ; car la première, profitant du moment où cette reine d'Austrasie était plongée dans la douleur et la consternation, la fit surprendre par ses gardes, et jeter dans une étroite prison, avec son fils Guildëbebt U., qui n*ayait que cinq ans, défendant, sous peine de la vie, que personne osât visiter la reine prisonnière.

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