‹ L'histoire de France, racontée à la jeunesse. Éd. stéréotype, augmentée d'une table analytiqueChapitre 20 sur 87 · LES CHATEAUX FORTS · texte numérisé non relu

LES CHATEAUX FORTS

fils devinssent ducs et oomtes^ comme ils Tétaient eux-mêmes. Le faible Charles, pour n'avoir pas à la fois tous ses sujets pour ennemis, leur accorda tout ce qu* ils voulurent, et en peu de temps il se trouva en France une multitude de ducs, de comtes, de marquis (c'est-à-dire, de comtes des frontières), qui étaient plus maîtres dans le royaume que le roi lui-même.

Fendant ce temps, le pauvre peuple soufirait et gémissait; car les Normands ne pouvant escalader les inabordables forteresses où les seigneurs s* étaient retranchés, s'en dédommageaient amplement sur les chaumières des paysans, qu'ils incendiaient, après en avoir enlevé le bétail et tout ce qui s'y trouvait. Il n'y eut pas alors jusqu'aux églises et aux cloîtres qui ne devinssent la proie de ces Barbares, qui, détestant le christianisme sans le connaître, dépouillaient impitoyablement les lieux saints de tout l'or et de tout l'argent qu' ils pouvaient y découvrir.

Les monastères et les églises renfermaient alors nn grand nombre de reliques précieuses, c'est-à-dire, de corps de saints et de saintes, que l'on y conservait avec vénération, dans de magnifiques tombeaux ornés d'or et de pierreiies. Les Normands qui savaient cela, ne manquaient pas de tout bouleverser, poiu: découvrir ces reliques, qu'ils brisaient ensuite en mille morceaux; et souvent de pauvres moines, qui n'avaient pas eu le temps de se sauver, furent pris et égorgés par ces barbares, qui n'épargnaient même ni les femmes ni les enfants.

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94 LE SIjéuE DE TARIS.

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