‹ L'histoire de France, racontée à la jeunesse. Éd. stéréotype, augmentée d'une table analytiqueChapitre 35 sur 87 · LE RÈGNE DE BAIMT LOUIS · texte numérisé non relu

LE RÈGNE DE BAIMT LOUIS

Mais à peine ent-il débarqué sur le rivage aMcaîn, que la peste se déclara dans son camp, et y exerça d' horribles ravages; le roi qui en fut atteint en soignant les malades, et en donnant liii*même la sépulture aux morts, sentit bientôt qu'il allait mourir.

Alors il fit appeler auprès de son lit Taîné de 868 fils, qui devait lui succéder sous le nom de Philippe III, et après lui avoir recommandé de faire le bonheur des Français, et de vivre toujours dans la crainte de Dieu, il expira saintement sur Tin lit de cendres, où il- s' était fait porter par humilité, au milieu de son armée inconsolable.

Dans le moment où Louis venait de rendre le demier soupir, le comte d'Anjou, son frère, débarquait sur le rivage avec une nouvelle armée de croisés, et ce prince s'arrêta consterné, en voyant auprès de la tombe du roi, les princes, les barons, les soldats, qui, tous confondus ensemble, pleuraient amèrement celui qui pour la première fois les quittait au milieu des pénis.

Pluffleurs mois après la mort du saint roi, un vaisseau portant des voiles noires, quitta tristement le rivage de Tunis, et se dirigea vers la France : c'était Philippe III, qui accompagnait sur ce navire les dépouilles mortelles de son père, dont il porta ensuite les ossements sur ses épaules, depuis le bord de la mer jusqu'aux caveaux de Saint- De^ift.

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