‹ L'histoire de France, racontée à la jeunesse. Éd. stéréotype, augmentée d'une table analytiqueChapitre 60 sur 87 · LA LIGUE · texte numérisé non relu

LA LIGUE

Depuis Van 1574 jusqu'à Van 1587.

JusQu'l présent, mes jennes amis, tous avez vu qu'en France la royanté était héréditaire, c'està-dire qne chaque roi transmettait sa couronne i son fils aîné ou à son plus proche parent, comme un héritage ; mais il n'en était pas de même autrefois, dans tous les royaumes de l'Exurope; en Pologne particulièrement, l'un des états du nord de cette partie du monde, la royauté était iêlegtive, ce qui veut dire qu'après la mort de chaque monarque, ses parents ne régnaient point après lui, et que la nation pouvait appeler au trône un prince qui ne fôt pas même de la famille royale.

Le troisième fils de 'Henri U, qui se nommait Henri, duc d'Anjou, avait été appelé par les Polonais à régner sur leur pays, pendant que Charles IX vivait encore; mais, dès que Henri eut appris que son frère venait de mourir, il quitta secrètement la Pologne, et revint en toute hâte en France, où il monta sur le trône : ce nouveau roi prît le nom de Henri III.

La France était encore consternée des malheurs des deux derniers règnes, et cependant rien n'annonçait que des jours plus tranquilles dussent succéder à tant de misères. Les calvinistes qui avaient échappé aux massacres de la Saint-Bar» ihélemy, tournaient leurs espérances vers le roi de Navarre, et ne nourrissident plus que des projets de vengeance ; tandis que, de son côté, Henri la

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Balaiî'é, enhardi par la défaîte de ses ennemis et par la mort de Coligni, était devenu si arrogant^ que la reine Catherine elle-même redoutait plus que jamais son audace et son insolence.

Pendant ce temps, Henri III, au lieu de détourner le nouvel orage qui se formait sur le royaume, s'entourait de jeunes seigneurs brillants et spirituels, qui ne rêvaient que fêtes, plaisirs et combats; le peuple pouvait les voir à toute heure du jour, dans les salles basses du Louvre, s'exercer à toutes sortes de jeux d'adresse et de force, manier des épées et des poignards, franchir légèrement des barrières, et écouter avec avidité les récits des guerres et des batailles qui avaient ensanglanté les dernières années.

Autrefois du Guesclin et Bayard se faisaient aussi raconter dans leur première jeunesse les faits d'armes des anciens chevaliers, et se préparaient à les surpasser encore par leur vaillance; mais ces nobles guerriers ne connaissaient point d'autres ennemis que ceux du roi et du pays. Du temps de Henri III, au contraire, c'était contre d'autres Français que tous ces préparatifs de guerre étaient dirigés, et il n'était pas difficile de prévoir que d'autres désastres allaient encore assaillir le royaume.

Le nouveau roi avait choisi parmi les jeunes gens de sa cour, les plus beaux et les plus aimables, pour le suivre et l'accompagner continuellement ; ces jeunes seigneurs se faisaient remarquer par leurs toques élégantes, leurs hautes collerettes du travail le plus merveilleux, et la richesse de leurs habits, tout brillants d'or et de pierreries: on les appelait les mignons du roi, parce qu'il

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semblait les aimer de tonte son âme, et qu'il ne pouvait se passer d'eux un instant. H éloignait de sa cour, pour leur plaire, les personnes raisonnables, et ne voulait voir que par leurs yeux. Malheureusement, parmi ces favoris, il n'y en avait pas un seul qui pût lui donner un bon conseil ; au lieu de s*occuper de choses sérieuses, chacun d'eux ne songeait qu'à s'amuser et à inventer chaque jour de nouveaux divertissements; mais une pareille vie ne leur porta point bonbeur, car ils périrent tous misérablement.

Dans ce temps-là, il se forma en France, à l'instigation des partisans du duc de Guise, une association dont la défense de la religion catholique fut le prétexte, et qui s'étendit bientôt dans toutes les provinces dn royaume; cette association, qiû se composait de seigneurs, de prêtres, de bourgeois et de gens de toute espèce, avait pour but d'abattre entièrement les protestants en FrancOi et elle prit le nom de la Ligue.

Le Balafré aurait bien voulu devenir le chef de cette ligue, car alors il eût été plus puissant que le roi lui-même, et aurait pu facilement se mettre à sa place ; mais Henri III fut averti à temps du danger qu'il courrait, si ce prince turbulent acquérait tant d'autorité. Il convoqua les états généraux du royaume à Blois, ville située entre Orléans et Tours, sur les bords de la Loire ; et lorsqu'ils farent assemblés, le roi déclara hautemeot qu'il voulait être lui-même le chef de la ligue, et ne point soufîrir qu'aucun autre le fût.

Le duc de Guise fut bien déconcerté, lorsqu'il entendit ces paroles du roi, lui qui n'avait formé 1* ligue que pour en être le maître; il feignit

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pourtant de se soumettre aux volontés de Heurî, mais en secret, il ne cessait de murmurer, d'accueillir les mécontents, et de mal parler de ce prince, toutes les fois qu'il en trouvait Toccasion.

Cependant, le roi de Navarre, qui était protestant, s'aperçut bientôt qu'il n'était plus en sûreté au milieu de Paris, où les amis du duc de Guise ne cessaient d'exciter le peuple contre ceux qui professaient sa religion ; et un jour, sons prétexte d'une partie de chasse, il se sauva de la cour, et fut reçu à bras ouverts par les calvinistes, qui connaissaient son courage et sa lojauté.

Après bien des débats, qui durèrent plusieurs années, on vit encore se rallumer ces déplorables guerres civiles qui avaient déjà fait couler tant de sang français. Henri III aimait beaucoup son beau-frère, le roi de Navarre, et il aurait bien voulu ne pas être obligé d'envoyer des troupes contre cet aimable prince, mais les ligueurs étaient là qui le pressaient de toutes parts ; et quoiqu' il fût leur chef^ il n'était plus maître de ne pas les contenter.

Il fallut enfin que Henri ordonnât à l'un de ses mignons, qui se nommait le duc de Joyeuse, jeune homme plus accoutumé à la vie molle de la cour qu'aux fatigues de la guerre, de conduire une armée contre le roi de Navarre. Joyeuse ne manquait certainement pas de courage, mais il avait encore plus de présomption que de valeur; et dès qu' il vit les protestants, qui étaient beaucoup moins nombreux que ses soldats, il s' imagina qu'il lui serait facile de les mettre en fuite ; mais vous allez voir combien il se trompait.

L'armée de Joyeuse était toute brillante d'or et

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de parares ; oeHe du roî de Navatre, an eontrafre, n'avait que de vieux habits et des armes presque^ rouillées ; mais elle se composait de seigneurs calvinistes exercés à la guerre, de soldats et de chefs qui se souvenaient de la Saint-Barthélémy, et qui brûlaient d'en tirer vengeance.

Lorsque les deux armées se rencontrèrent auprès d'un village nommé Coutras, îe roi de Navarre ne put s'empêcher, avant d'en venir aux mains, de déplorer à haute voix les malheurs de ces guerres civiles, qui arment les amis contre les amis, et les frères contre leurs propres frères; il plaignit le sort de la France, à qui la victoire devait être fatale, de quelque côté qu'elle penchât, et prit Dieu à témoin qu'il aurait voulu éviter un aussi afi&eux combat.

Dans ce moment, un ami de ce prince, nommé MoRNAY, homme d'une probité inébranlable, vint trouver le roi, et lui rappela qu'il s'était rendu coupable d'une faute qui avait porté le trouble dans une honnête famille, à laquelle il devait une réparation publique, avant de combattre, puisqu' il pouvait être tué dans la bataille.

Le roi fut touché de cette remontrance, et comme il savait que l'on ne doit pas être honteux de réparer une faute que l'on n'a pas eu honte de commettre, il fit aussitôt ce que Momaj lui avait demandé, en disant tout haut qu'on ne pouvait trop s'humilier devant Dieu, ni trop braver les hommes.

E y eut dans cet endroit une grande bataille, qui coûta la vie à bien des soldats de part et d'autre; la victoire demeura au roi de Navarre, et Joyeuse, ne voulant pas survivre à sa défaîte,

Èb jeta an milieu des bataillons ennemis, où périt en combattant vaillamment.

On ne saurait exprimer quelle fut la douleur du roi de Navarre, lorsqu'il vit ce champ de bataille couvert de morts et de mourants, qui tous étaient Français; il fit enterrer honorablement ceux qui avaient cessé de vivre, et ordonna qu'on prît soin des blessés, dont il sauva un grand nombre. Ce prince n' avait alors que ving^-deux ans, et il annonçait déjà ce qu' il serait un jouTi BOUS le nom de Henri lY.

Je dois vous faire remarquer, à l'occasion de la mort de Joyeuse, que ce jeune imprudent fut le seul des mignons de Henri III qui trouva une fin honorable sur un champ de bataille ; tous les autres favoris de ce prince périrent dans de misérables querelles, où ils faisaient parade d'un courage inutile et funeste ; et le roi leur fit élever, dans une église de Paris, de magnifiques tombeaux de marbre blanc, qui furent brisés par la populace, pendant les événements que je vous raconterai tout à l'heure.

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Depuis Van 1587 Jusqu*à Van 1589.

Pendant ce temps, il se passait à Paris d'étranges choses : Henri III s' était brouillé avec le Balaft*6, que les Ligueurs voulaient mettre sur le trône de France, quoiqu'il n'y eût aucun droit; et quelquesuns de ces rebelles parlaient même déjà de couper

les ohevenx an roi, et de le jeter dans nn cloître, comme cela s'était vu du temps de Charles Martel et des rois fainéants.

La ville de Paris était alors divisée en seize quartiers, à la tête de chacun desquels se trouvalent des magistrats choisis par le peuple, qui, dans les circonstances graves, se réunissaient en une seule assemblée, nommée le conseil des Seize, pour délibérer sur ce qu*il convenait de faiie. Or, ces magistrats, que les ligueurs avaient en soin de choisir parmi leurs cheâ les plus audacieux, étaient tous dévoués au duc de Guise, et ils avaient résolu, pour en finir d'un seul coup, d'enlever le roi, dans une des promenades qu'il faisait souvent autour de Paris, et de le plonger dans quelque prison, où on lui laisserait finir ses jours.

Henri III averti à temps de ce complot, bqî en prévenir l'exécution, en ne se montrant plus qu'entouré d'une garde nombreuse, que les ligueurs n'osèrent point attaquer ; mais le lendemain, il fut informé qu'un nouveau complot était formé pour le surprendre dans son palais du Louvre, et l'en arracher de vive force. On lui fit savoir en même temps que le duc de Guise n' était plus qu*â quelques Heues de Paris, où sa présence devait exciter un soulèvement général.

Le roi bien embarrassé dans cette circonstance, et ne sachant de qui prendre conseil, car il ne voyait autour de lui que des visages incertains et consternés, résolut de mander à Paris un corps de troupes étrangères mais fidèles, pour se mettre à l'abri de toute insulte. Au même instant, il écrivit au Balafré, pour lui interdire Tentrée de la capitale ; mais lorsqu'il fallut lui faire parvenir cette

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lettre, on ne put expédier le conrrîer qui devait la porter, parce qjaHl ne se tronva pas dans les coffires du roi vingt-cinq écus, pour payer les frais de son voyage. Vous pouvez juger par là combien il fallait dans ce temps, que le royaume fût misérable, pour que le roi de France n'eût pas à sa dispontion une si modique somme.

Sut ces entrefaites, le duc de Guise avait con* tinué son voyage ; incapable d'aucune crainte, il venait d'entrer à cheval dans Paris, accompagné de sept domestiques seulement, bien certain que, dès qu'il paraîtrait, le peuple se porterait en foule sur Bon passage. En effet, à peine la nouvelle de son arrivée fut-elle répandue, qu'il. se trouva entouré d'une armée de trente mille hommes, au moins, qui le saluaient de mille acclamations, et dont quelques* uns, dans leur enthousiasme, se mettaient à genoux devant lui, et baisaient le bas de ses vêtements. Suivi de cette foule immense, il osa se présenter au Louvre, où le roi lui reprocha faiblement sa désobéissance ; mais un avis secret l'ayant prévenu qu'on en voulait à sa vie, il sortit précipitamment du palais, et se retira dans -son hôtel, oâ le peuple en armes voulut veiller à sa sûreté.

A la pointe du jour, le bruit s' étant propagé tout à coup, que les troupes étrangères que le roi avait mandées venaient d'entrer à Paris, on vit en un instant, au son du tocsin des églises, so tendre dans toutes les rues les chaînes qu' Etienne Marcel y avait fait placer autrefois, et bientôt b' élever à l'entrée de chaque rue des monceaux de meubles, de tonneaux et de planches de toute espèce, qui les fermèrent entièrement. Ce fut là ce qu'on nomma la journée des Barricades. Henri

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ru, bientôt resserré dans son Lonvre, n'eût d*antre parti à prendre qne de s'échapper de Paris, le plus .secrètement possible, pour ne pas tomber entre les mains des lignenrs. H abandonna ainsi sa capitale an duc de Guise, qui usa noblement de sa victoire^ en arrachant des mains de la populace les saldata de Henri, qu'elle voulait forger*

Cependant, un tel excès d'insolence était devenn insupportable, et Henri UI ne pouvant plus rentrer dans Paris, où le parti des Seize était triomphant, convoqua une seconde fois à Blois les états généraux du royaume, où il vit accourir une foule de seigneurs et de bourgeois efi&ayés de l'audace des ligueurs ; mais parmi cette assemblée, on ne comptait qu'on petit nombre d'hommes assez courageux pour se prononcer ouvertement contre le Balafré.

Ce prince audacieux ne manqua pas de se rendis à Blois comme les autres ; dès qu'U y fut arrivé le roi lui envoya Tordre de se présenter devant lui pour se justifier ; le duc de Guise avait bien envie de ne point y aller, et plusieurs de ses amis l'avaient même averti que sa vie était menacée ; son courage accoutumé l'emporta pourtant sur les craintes qu'on lui avait inspirées, et il se rendit chez le roi aveo un calme apparent, quoiqu'il ne pût se défendre en effet d'une certaine émotion qui ne lui était point ordinaire; mais à peine fut-Û entré dans les ap« parlements du château, qu'une troupe de gardes du roi l'assaillirent et le tuèrent à coups d'épée.

On raconte que Henri III, qui se tenait daos une salle voisine, au moment où ce meurtre fut accompli, étant accouru dès qu'on l'avertit qae son ennemi avait cessé de vivre, ne put s'empêcher, en voyant ce cadavre percé de coups et étendu sur

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le plancher, de s'écrier d'une voîx troublée : " Qu'il '^ est grand I il paraît encore plus grand mort que " vivant."

Ainsi finit cet homme, qui, doué de mille qualités brillantes, avait, à Vexemple de son père, bouleversé le royaume, et porté Tambition jusqu'à vouloir placer la couronne sur sa tête: son frère, le cardinal de Guise, et plusieurs de leurs principaux amis, subirent le même sort, mais le trouble qu'ils avaient semé dans l'état ne devait pas finir avec eux.

Le premier soin de Henri III, après la mort de ces factieux, fut de se réunir au roi de Navarre, qu'il avait toujours aimé: ces deux princes se donnèrent rendez-vous au château de Plessis-lez-Tours, dont il est question dans l'histoire de Louis XI. Dès que Henri de Kavarre aperçut le roi de Francci Il se jeta à ses pieds, en versant des larmes de joie, et ce prince, le relevant aussitôt, l'embrassa avec tendresse, en lui donnant le doux nom de frère. Chacun fut attendri de cette réconciliation, qui était sincère, à l'exception pourtant de quelques seigneurs catholiques de la cour de Henri III, qui ne pouvaient pardonner au roi de Navarre de marcher à la tête des calvinistes. Depuis ce moment, les deux princes furent amis jusqu'à la mort.

Alors ils réunirent leurs soldats, et marchèrent tous deux contre Paris, qui étût encore au pouvoir des ligueurs, et où la nouvelle du meurtre des Ouise avait excité des transports de rage impossibles à décrire ; le duc de Matenke, frère des princes assassinés, s'était mis à la tête de la ligue, et secondé par les Seize, qui avaient soulevé la populace, il se disposait à défendre cette grande

TÎlle contre rarmée des deux rois, qui s'ayancdrent jusqu'à Saint-Cloud.

A leur approche, la consternation se répandit dans Paris parmi les ligueurs et les mauvaises gens ue les Seize avaient armés, qui craignaient déjà 'être punis comme ils le méritaient; plnsieurs parlaient même d'aller, pieds nus et la corde an cou, se jeter aux pieds de Henri III, et Itii demander grâce, lorsqu'on apprit tout à coup que ce prince venait d'être assassiné par un moine parisien, nommé Jacques Clament.

En effet, ce misérable, feiguant de vouloir remettre une lettre au roi, en particulier, était parvenu à se faire introduire dans son cabinet, et tandis que ce prince lisait attentivement cette dépêche, le moine tira de sa manche un long couteau qn' il y avait caché, et le lui plongea tout entier dans le ventre. Quoique blessé mortellement, Henri eut encore la force d'arracher le couteau de sa plaie, et d'en frapper le meurtrier au visage ; les gardes, attirés par ses cris, massacrèrent ce scélérat, qui attendait la mort en homme qui avait fait son devoir et rempli sa mission.

Henri III ne survécut que peu d'heures à sa blessure; il déplora, avant de mourir, le triste état où û laissait le royaume, pardonna, comme Dieu nous l'ordonne, à tous ses ennemis, et se tournant vers les seigneurs catholiques qui entouraient son lit de mort, il leur déclara que le roi de Navarre, son plus proche parent, devait monter sur le trône après lui.

Peu d'instants après ces dernières paroles, rendit l'Âme, et fut pleuré sincèrement par le prince

' il venait de désigner pour son successeur ; car,

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outre la douleur de cette perte qu'il ressentalit vivement, le nouveau roi ne pouvaiit douter que cet événement ne dût lui susciter des malheurs sang nombre. Déjà plusieurs des seigneurs qui avaient suivi Henri III jusqu';^ sa mort, s'étaient retirés précipitamment dans leurs châteaux, pour y attendre r issue des événements, et d'autres avaient déclaré qu'ils n'obéiraient jamais à un prince calviniste*

Henri III Ait le dernier roi de la famille des Valois ; et vous avez pu remarquer que la plupart des princes de cette maison ont été très-malheureux. Le roi de Navarre, qui lui succéda sous le nom de Henri IV, commença la dynastie des ]3ouRB0Ns, dont la branche cadette règne aujourd'hui sur les Français.

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