‹ L'histoire de France, racontée à la jeunesse. Éd. stéréotype, augmentée d'une table analytiqueChapitre 63 sur 87 · LE CARDINAL DE RICHCLICT · texte numérisé non relu

LE CARDINAL DE RICHCLICT

tout jeune encore, des conseils de ea mère, était d*iin caractère timide et défiant, qui ne lui permettait pas de répondre avec facilité, à ceux qai l'approchaient; il ne perdait cette timidité, si fâcheuse pour un grand prince, qu'au milieu des périls de la guerre, où sa contenance assurée £ûsait reconnaître aux soldats le fils du Béarnais.

Abandonné à lui-même, dans un âge où les hommes privés ont déjà beaucoup de peine à se conduire eux-mêmes, il fit choix d'un ministre qu'il chargea de tout le poids d'un si grand royaume, et qui entreprit de le faire prospérer. Ce ministre fut le cardinal de Richelieu, dont le nom est à jamais célèbre par les services qu'il rendit à la France.

Lorsque Bichelieu parvint à la tête des affaires, il trouva la puissance royale menacée d'un grand danger. La plupart des seigneurs en France, profitant de la faiblesse de la reine mère, et de l'esprit d'intrigue des Concini, s'étaient emparés du gouvernement des différentes provinces du pays, et espéraient qu'un jour ils pourraient s'en faire de petits royaumes, comme les ducs et les comtes l'avaient fait du temps de Charles le Chauve.

La reine Marie, et Gaston, duo d'Orléans, frère de Louis XIII, prince jeune et aimable, mais faible et irrésolu, paraissaient disposés à favoriser l'ambition de ces seigneurs, et Richelieu comprit aussitôt que la monarchie française était perdue, si la haute noblesse, abattue avec tant de peine par Louis XI, se trouvait encore une fois en possession des provinces, comme au temps de la féodalité.

Alors, ce profond politique, qui n'était pî^ comme 8ally Tami de son maître, connaissaut

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