LES FÊTES DE LOUIS XIV
Depuis Van 1652 jusqu'à Van 1678.
Lorsque Louis XIV commença à régner par lui-même, mes jeunes amis, le royaume ofirait un aspect qu'il n'avait jamais présenté à aucune autre époque de notre histoire : il n'y avait plus d'assemblées générales, comme sous les rois franks de la première et de la seconde dynastie; les barons français ne se réunissaient plus en cours plénières, comme sous les premiers Capétiens ; on avait perdu l'usage de ces états généraux qui avaient joué un si grand rôle sous les Valois ; les restes de la féodalité avaient été abattus par Richelieu, et la pidssance parlementaire s'était épuisée dans sa lutte contre Mazarin. H n'existait donc plus en réalité aucun des moyens de gouvernement, que nous avons vus jusqu' ici pratiqués chez les Français.
Eh bien, oe fut im roi jeune, beau, aimable ei
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Hpfiitaél, que Josqu'aloni on avait tenu à l'écart, a çanse de sa jeuneflae, qui mît sa volonté à la plaoo de tons les anciens soutiens de la vieille xnanarchie : à sa vne tons les partis, fsitignés, se turent et se réunirent, et sa présence seule à la tête des affiûies, rétablit en peu de jours la tranquillité du royaume, que la fronde avait troublée depuis si long^mps.
A la vérité, oe Jeune roi qui se présentait an peuple, orné de tant de qualités brillantes, annonçait en même temps un grand courage et un caractère ferme et g^éreux. La guerre s'étant rallumée entre la France et TEspagne, Louis voulut partager la gloire de ses généraux, qui repoussaient les ennemis de toutes parts ; le prince de Condk, cousin du roi, et le maréchal de Turenne, les deux plus illustres guerriers de ce temps, virent le jeune monarque s'avancer sans émotion au milieu des plus grands périls, et chacun reconnut en lui le digne petit-fils de Henri IV. Les Espagnols furent vaincus, et leur roi donna sa fille en mariage à Louis XIY, pour £EÛre cesser la guerre entre les deux nations.
Louis XIV aimait les fêtes et la magnificence. J\ j avait à peu de distance de Paris un endroit où 11 prenait souvent le plaisir de la chasse; le roi conçut la pensée d'y créer un vaste palais, et d'admirables jardins; il n'épargna ni dépenses ni travaux pour 7 parvenir, et Versailles s'éleva, comme par enchantement, dans un lieu où aupa« ravant l'on ne voyait que des*bois et des marais.
Ce fut dans les bosquets de ce magnifique sé-
.'iour, comparable aux palais dont parlent les contes
^ fées, que le roi voulut donner des fêtes tout à