‹ L'Histoire de Guillaume le Maréchal, comte de Striguil et de Pembroke, régent d'Angleterre de 1216 à 1219; poème français, pub. pour la Société de l'histoire de Franc]Chapitre 106 sur 404 · CHEVAUCHÉE DU ROI D'ANGLETERRE · texte numérisé non relu

CHEVAUCHÉE DU ROI D'ANGLETERRE

rassembler à Paci * un jour spécifié. Ils obéirent, et au jour fixé le roi Henri se mit en marche avec une nombreuse chevalerie el de bons sergents disposés à tout ravager. Ils brûlèrent tout le pays jusqu'à Mantes, par Tordre du roi^. Le roi de France était à Mantes. Il lui fut douloureux de voir détruire sa terre, d'autant plus qu'il n'avait que peu de monde. Il sortit cependant ; il y eut de bonnes rencontres où chacun fit de son mieux. Il y eut des chevaliers abattus et pris, d'autres furent contusionnés^. Mais je neveux pas dire ceux qui, parmi les chevaliers de France, furent pris. Le roi d'Angleterre détruisit, du côté de BrevaP, tout ce qu'il put atteindre. Puis, le soir, il alla coucher à Ivri^, ayant fait beaucoup de butin. Le lendemain, il dit à son fils, le comte de Poitiers : « Richard, nous avons bien vengé notre a orme. Tout cela je l'ai fait par le conseil du Maréchal » [7852]. Le comte de Poitiers conseilla à son père de rester en Normandie à guerroyer, tandis que lui-même se dirigerait vers Poitiers et vers Ghàteauroux, pour attirer de ce côté le roi de France. Ainsi fut fait. Ils continuèrent à batailler jusque vers l'hiver, alors que la froidure tombe de l'air et que les Français haïssent la guerre. Le roi d'Angleterre se rendit à Ghinon^, qui

193) et on se dirige vers Mantes. Notons, comme conflrmation de notre poème (v. 7780-7781), que, selon la chronique en prose de Guillaume Le Breton (éd. Delaborde, § 45), Philippe-Auguste avait déjà licencié en partie son armée.

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