‹ L'Histoire de Guillaume le Maréchal, comte de Striguil et de Pembroke, régent d'Angleterre de 1216 à 1219; poème français, pub. pour la Société de l'histoire de Franc]Chapitre 107 sur 404 · Il n'y a jamais de morts dans ces rencontres · texte numérisé non relu

Il n'y a jamais de morts dans ces rencontres

4. Brechierval, v. 7836; Brehierval, Philippe Mousket, v. 18081. Bre- ▼al, arr. de Mantes, cant. de Bonnières.

5. Arr. d'Évreux, cant. de Saint-André. Le séjour du roi Henri en ce lieu est fixé par Ben. Peterb. (II, 46) au mercredi 31 août (cf. Eylon, p. 289). Cet auteur ajoute, en accord avec notre poème : « Comes Ricardus profectus est in Berriam, promittens régi patri suo quod bene et fideliter ei sorviret. » Mais une divergence se manifeste aussitôt après, car c'est quelque temps après que Ben. Peterb. (II, 47), place l'entrevue de Gisors et la destruction de l'orme. En quoi cet historien est certainement dans l'erreur, car l'entrevue de Gisors est du 10 août, par conséquent antérieure au séjour à Ivri; voy. ci-dessus, p. 91, n. 2, et cf. Miss Norgate, II, 253, n. 2.

6. Jusqu'ici on ne connaissait pas de séjour du roi Henri ù Chinon entre Pâques 1181 et la fin de juin 118<J.

94 LE MARÉCHilL ATTAQUE MONTMIRAIL. [1188

lire son nom de Quei* [7878]. Là une maladie le prit, qui le tint longtemps. Il appela son sénéchal ^ et Guillaume le Maréchal, et leur donna l'ordre de chevaucher vers Montmirail ^, dévastant et brûlant tout sur leur passage. Le Maréchal partit avec le sénéchal; ils arrivèrent près de Montmirail en une nuit et un jour, ravageant les environs. Au nombre de près de deux mille, tant chevaliers que sergents, ils assiégèrent la ville. Us ne tardèrent pas à y entrer de vive force, ceux qui la défendaient se retirant dans le château. Sire Richard de Clifford* vint au Maréchal et lui dit : « Beau sire, que faites- vous ici? 11 y a là-dedans « un bel engagement ; vous ne devriez pas y manquer. » Le Maréchal demanda son écu, que Jean d'Erlée* lui apporta, et entra dans la ville [7954]. Mais ceux du parti opposé étaient partis et s'étaient retirés dans le château. Dix d'entre eux à pied et un à cheval s'étaient arrêtés de front sur le pont qui était en pente raide à la montée et à la descente®. Le fossé, taillé dans le roc, était profond de dix toises. Celui qui y serait tombé une fois n'y serait pas tombé une seconde. Le Maréchal n'y flt point attention, il se lança au galop sur la montée du pont. Ceux qui le défendaient Fattendirent de pied ferme, et, présentant leurs épieux, en frappèrent le cheval au poitrail. Le cheval tourna sur

1. Le célèbre sénéchal d'Arthur. Il faut écrire, au v. 7878, Quei, avec une capitale; cf. Wace, Brut, v. 13403-13406 :

Kex, qui estoit a mort navrés, Fu dedens Chinon enterrés, Qu'il fist et compassa Chinon, Et de Kex reçut il le nom.

2. Probablement Etienne de Marçai, sénéchal d'Anjou, dont il sera ques* tion plus loin ; voy. page suivante.

3. Sarthe, arr. de Maraers. Il n'est question nulle part, à ma connaissance, de celte expédition contre Montmirail, qui d'ailleurs ne paraît pas avoir eu de résultat.

4. Second fils de Gautier de Glifford (Herefordshire), et frère de la belle Rosemonde, la favorite de Henri II (Dugdale, Baronage of England^ I, 335).

5. C'est la première fois que nous voyons paraître dans le poème ce personnage, qui était alors l'écuyer du Maréchal et qui le suivit partout et fournit la plupart des informations d'après lesquelles le poème a été rédigé; voy. l'introductioa.

G. C'était un pont en dos d'âne.

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