‹ L'Histoire de Guillaume le Maréchal, comte de Striguil et de Pembroke, régent d'Angleterre de 1216 à 1219; poème français, pub. pour la Société de l'histoire de Franc]Chapitre 11 sur 404 · NÉGOCIATIONS ET PAIX. [H · texte numérisé non relu

NÉGOCIATIONS ET PAIX. [H

céolé à la feuille large et pointue. Quand il en eut cueilli assez, il dit au roi : « Beau sire cher, voulez-vous jouer aux chevaliers? « — Oui, beau doux ami. » Et Guillaume de mettre entre les mains du roi une part de ses chevaliers, en lui disant : a A qui « de commencer? — A vous, » répondit le roi. Chacun prit alors son chevalier, mais il arriva dans la rencontre que celui du roi perdit la tète. Guillaume en fit grande fête. Tandis qu'ils jouaient ainsi, Guillaume aperçut par une fente un valet de la chambre de sa mère qui était venu pour épier ce qu'on faisait de Guillaume. « Soyez le bienvenu, ami Wilekin, » lui dit l'enfant sans méfiance; « que fait ma mère, que font mes sœurs et « mes frères? » Le valet se retira précipitamment en arrière et s'enfuit par une étroite allée. Le roi le fit vainement chercher [650].

Ces enfances n'eurent pas lieu en un jour ni en deux. Elles s'espacèrent sur plus de deux mois. Tandis que le roi tenait le siège, l'évêque de Winchester Henri ^ s'entremit pour la paix, car il ne pouvait plus endurer la guerre cruelle qui dévastait la terre. Les habitants périssaient; toute joie s'était évanouie ; la perte remplaçait le gain, la pauvreté la richesse. Et, quand les pauvres gens ne récoltent rien et ne peuvent payer leurs rentes, force leur est de quitter la terre et d'aller chercher ailleurs leur pain. Les seigneurs deviennent pauvres, et tout le monde est dans la misère. Les conditions de l'accord furent que chacun garderait ce qu'il avait et qu'on ferait l'oubli sur le passé [678].

Cette paix eut lieu à la suite de la prise de Lincoln, où le roi fut pris. Il y perdit beaucoup de son prestige, et il ne lui resta que la couronne. Roi qui ne peut ni prendre ni donner, et qui ne gagne ni ne perd, n'est bon à rien. Son sceau n'eut plus

servaieDl aa jea proposé par le jeune Guillaume au roi Etienne. Ce jeu est encore en usage en Angleterre. Les deux adversaires tiennent chacun une de ces tiges et les frappent l'une contre l'autre, jusqu^à ce que l'une des deux tiges perde sa télé. La plante ainsi employée est appelée vulgairement en anglais cocks oajackstraws. Voyez sous ces deux mots J. Britten et R. Holland, A Dictionary of english Plant-names (London, 1866, Dialect Society); J.-A.-H. Murray, Mew EnglUk Dictionary founded on historical principles, sous gogks.

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