‹ L'Histoire de Guillaume le Maréchal, comte de Striguil et de Pembroke, régent d'Angleterre de 1216 à 1219; poème français, pub. pour la Société de l'histoire de Franc]Chapitre 141 sur 404 · RÉBELLION DU COMTE JEAN · texte numérisé non relu

RÉBELLION DU COMTE JEAN

Le comte Jeau, sachant son frère prisonnier en Allemagne, ' s'efforça d'usurper la terre. On ml bien comment il prit NoU tingbara' et forlitia Windsor a. L'archevêque et les barons qui tenaient pour le roi décidèrent d'assiéger cette ville. Ils mandèrent au Maréchal de se rendre au siège, et il y vint sans délai, accompagné des seigneurs de la marche de Galles^, qui relevaient de lui et étaient dévoués au roi. Le grand juge et tous les barons allèrent, en grande procession, à sa rencontre et le reçurent avec joie. La reine Alienor lui lit également bon accueil [991 4J. Ils lui dirent qu'ils avaient juré de tenir la ville assiégée et l'invitèrent à prêter le même serment. Mais il s'en défendit. « Car, si le comte nous savait attachés à ce siège, il chevaucherait

de plus, s'était engagé à le faire entrer en possessioa du royaume d'Angleterre et des terres continentales qui en dépendaient.

1. Les circonstances dans lesquelles Jean occupa Nottingham et un autre château, non mentionné ici, celui de Tickill (Yorkshire), ne sont pas pour nous parfaitement claires, parce que les historiens qui nous ont conté les dissensions entre le comte Jean et le chancelier Guili. de Longchamp sont en désaccord sur les dates et sur les faits ; voy., à ce propos, Stubbs, éd. de Roger de Howden, 111, 134-135, note, et préface, p. lvii, Lviii. £n tout cas, l'occupation de Nottingham par Jean eut lieu avant le gouvernement de Guill. de Longchamp, et probablement en avril 1191. Notons en passant que, selon le traité passé entre le comte Jean et Guillaume deLongchamp, en juillet 1191 (Rog. de Howden, II, 136), le comte aurait coniié au Maréchal la garde du château de Nottingham. Si cette condition a été remplie, il est singulier que le poète ne mentionne point une circonstance qui avait de l'intérêt pour l'histoire de son héros.

2. Le 11 octobre 1191, G. de Longchamp, après sa déposition de l'office de grand juge, avait rendu Windsor au comte Jean, selon Ben. Pelerb. (Il, 214), à Gautier de Coutances, selon Rog. de Howden {III, 141 ; cf. la préface de l'éditeur, p. lxxxii). Plus tard, en janvier 1193, Jean occupa Windsor et le château de Wallingfbrd (Rog. de Howden, III, 204), et c'est | peu après, en mars de la même année, qu'eut lieu le siège de Windsor par les barons (Rog. de Howden, III, 206). A la suite de ce siège, sur lequel le poème donne des détails qui ne nous sont pas connus d'ailleurs, Windsor fut confié, avec deux autres places, à la garde de la reine Alienor (Rog. de Howden, III, 207) ; voy., pour ces événements, la préface du tome III de R. de Howden, p. xciii, xciv.

3. Dans le texte c des marquis de Galles. » C'est depuis qu'il avait épousé la fille du comte de Striguil que le Maréchal avait parmi ses vassaux des barons de la marche de Galles, du côté des comtés de Gloucester et de Moumouth.

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