MORT DE JEAN LE MARÉCHAL
11 manda à l'archevêque de Rouen de faire nommer à Tévêché d'Exeter Henri, le frère du bon Maréchal, qui s'était montré si loyal envers lui < [40008].
On envoya [en Allemagne] les otages et la moitié de la rançon, et le roi revint dans son royaume, où il était si vivement désiré^. Le Maréchal était alors à Striguil. En ce temps même, on lui fit savoir que monseigneur Jean, son frère ^, était mort. Il en eut telle douleur que peu s'en fallut que le cœur ne lui éclatât. Mais, Dieu merci, il reçut en même temps une nouvelle qui liii fut bien agréable, c'est que le roi d'Angleterre était arrivé en sa terre, libre et en bonne santé. On lui eût donné dix mille livres qu'il n'eût pas été aussi réconforté de la douleur qui l'oppressait. « A l'aide de Dieu ! » s'écria-t-il, « jamais a je n'eus douleur aussi grande que de la mort de mon frère, « mais la venue de mon seigneur m'apporte la plus efficace des a consolations. Je rends grâce à Dieu de l'adversité comme de t la prospérité qui me sont échues en si peu de temps. » 11 envoya ses chevaliers à Marlborough * pour chercher le corps de son frère. Ils le portèrent à Girencesler'^, où ils se rencontrèrent avec le Maréchal qui, de douleur, faillit se trouver mal. L'épouse du défunt, la fille de sire Adam de Port^, était venue