‹ L'Histoire de Guillaume le Maréchal, comte de Striguil et de Pembroke, régent d'Angleterre de 1216 à 1219; poème français, pub. pour la Société de l'histoire de Franc]Chapitre 146 sur 404 · Cf. Guill. Le Breton, Philippide, IV · texte numérisé non relu

Cf. Guill. Le Breton, Philippide, IV

3. Le traité d'alliance entre Jean et Philippe-Auguste est de janvier 1194 (Dclisle, Catal. des actes de Ph.-Aug., n" 411; cf. Rigord, § 94). Jean s'empressa de faire répandre en Angleterre le bruit de son alliance avec le roi de France (Rog. de Howden, III, 236); toutefois, peu après, il fit massacrer en trahison la garnison d'Évreux (Guill. Le Breton, Chron., g 72; Phil.y IV, 449 et saiv.). Il se rendit ensuite en Angleterre {Pkil., IV, 471).

4. Nous avons laissé en dernier lieu le roi Richard à Huntingdon (v. 10081), qui est beaucoup plus près de Nottingham où il se rendait que MarlboroDgh. Il est possible cependant que le roi soit d'abord allé à cette dernière Tille, qui, assiégée par l'archevêque de Cantorbéry, s'était rendue en février U94, mais cela n'est dit ni dans notre poème ni ailleurs. La leçon Merleberge est d'ailleurs incertaine; p.-ê. faudrait-il substituer Hontendane (Huntingdon).

5. On appelait iVorrols les habitants du nord de l'Angleterre; roy. Hisl. des dites de Normandie et des rois d'Angleterre, éd. Fr. Michel, p. 145; cf. ci-dessus, p. 60, note 4. Mais, au temps de la guerre des barons, ce nom fut appliqué d'une façon générale aux barons révoltés; voy. Liber de antiquis legibus (Camden Society), p. 201. Nottingham était assiégé par David, frère du roi d'Ecosse, Ranuif, comte de Chester, et Guillaume, comte de Ferrers(Rog. de Ilowden, III, 237). Le roi arriva devant celte ville le 25 mars

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rendirent au-devant de lui et lui firent grand accueil. Richard se logea dans la maison la plus rapprochée du château pour inspirer plus de crainte aux assiégés. Aussitôt qu'il eut mangé, il fit commencer l'attaque. Vêtu d'un simple jaseran% un chapeau de fer sur la tête, il s'avança jusqu'à la porte du château, précédé de gens qui portaient devant lui des targes fortes et larges. Il occupa la première enceinte, et, bientôt après, la barbacane. Il y eut de nombreux blessés parmi les défenseurs du château. A la nuit on se sépara. La garnison mit le feu à la porte et à la barbacane^. Quand le roi l'apprit, il s'en réjouit [^0234].

Le lendemain, nos gens parlementèrent avec les défenseurs et leur dirent que c'était folie de tenir contre le roi d'Angleterre. Geux-ei répondirent qu'ils ne pouvaient croire que le roi fut revenu. Ils demandèrent à s'en assurer, ce qui leur fut accordé. Us envoyèrent donc un chevalier appelé sire Foucher de Grendon^ et avec lui Henri Rossel [40255]. Ceux-ci reconnurent le roi, et par suite, le château fut rendu ^. Les prisonniers furent mieux traités que ce qu'ils espéraient, car ils avaient peur pour leurs membres. Mais le roi se montra plein de miséricorde et se contenta de les mettre à rançon^ [40288J.

Le lendemain, après la messe, le chancelier s demanda à Gautier de Lacy^ de faire hommage au roi pour sa terre d'ir-

(ibid., 238). Les détails qui suivent sur la part qu'il prit à l'attaque sont nouveaux.

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