‹ L'Histoire de Guillaume le Maréchal, comte de Striguil et de Pembroke, régent d'Angleterre de 1216 à 1219; poème français, pub. pour la Société de l'histoire de Franc]Chapitre 182 sur 404 · AVÈNEMENT DE JEAN. [H · texte numérisé non relu

AVÈNEMENT DE JEAN. [H

a résister. — Il faudrait, » dit le Maréchal, « nous hâter « d'élire son successeur. — A mon avis, nous devrions choisir « Arthur. — Ha! sire, «reprit le Maréchal, «ce serait mal. Arthur a a de mauvais conseillers* ; il est ombrageux et orgueilleux. Si « nous le mettons à notre tête, il nous causera des ennuis, a car il n'aime pas les Anglais'*. Mais voyez le comte Jean. En a conscience, c'est le plus prochain hoir de la terre de son père « et de son frère. » L'archevêque répondit : « Maréchal, le a voulez-vous ainsi? — Oui, sire, car c'est raison; le fils est « plus près de la terre de son père que le neveu 3. — Maré- « chai, il en sera selon votre désir, mais je vous dis que « jamais d'aucune chose que vous ayez faite vous n'aurez eu « tant de repentira — Soit, mais toutefois c'est mon avis » [4^908].

Le Maréchal envoya en Angleterre pour saisir la terre*. Ce fut Jean d'Erlée qu'il chargea de cette mission. L'archevêque resta en Normandie avec le Maréchal, qui agissait d'accord avec lui, l'ayant toujours trouvé loyal ^. Le comte Jean vint les trouver, et, au plus tôt qu'ils purent, ils le firent duc^. Les Normands le reconnurent, mais il n^en fut pas de même des Gas-

1. Le jeune duc de Bretagne avait été en 1196 confié à la garde du roi de France (G. Le Breton, PhiL, V, 162-7).

2. C'est ainsi que j'interprète « cels de la terre » (11890).

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