GUILLAUME DES ROCHES ET LE ROI JEAN
furent pris ceux qui servaient pour Arthur contre le roi Jean ' [42436]. u ti
La victoire ayant été obtenue par le conseil et parTaction de Guillaume des Roches, le roi Jean aurait dû lui en être reconnaissant, mais il n'y pensa pas, ou peut-être ne le voulut-il pas. Guillaume le prit à part et lui dit : « Sire, je vous rappelle les « conventions qui ont eu lieu entre nous, il y a déjà grand temps, t Le roi Philippe avait promis à ma dame'^, à son fils et à leurs « amis et à moi, que, si nous nous rangions de son côté, il dona neraità mon seigneur ^ le Poitou, la Gascogne, le xMaine, l'An- « jou. Sire, ainsi fut-il convenu, et par suite nous embrassâmes a son parti. Le roi de France vint à Ballon* et l'assiégea [42463]. « Quand le moment fut venu de le rendre à mon seigneur, il a nous fit savoir qu'il aimait mieux le garder pour lui. Alors, je a vis qu'il n'y avait aucun fond à faire sur les promesses du a roi de France. La nuit, je vins vous trouver à Bourg-le-Roi *,
juré ao roi de France de ne pas lui faire la guerre? Cette interprétation soulève quelque difliculté.
1. Le rôle que le poète proie ici à G. des Roches dans la préparation et dans l'action est nouveau ; il n'y a rien de tel chez les autres historiens. C'est ce que M. Beautemps-Beaupré a mis en lumière dans une note de ses Coutumes et institutions de l'Anjou et du Maine, 2* partie, III, 241-7.
2. Constance, veuve de Geofiroi de Bretagne et mère d'Arthur.