‹ L'Histoire de Guillaume le Maréchal, comte de Striguil et de Pembroke, régent d'Angleterre de 1216 à 1219; poème français, pub. pour la Société de l'histoire de Franc]Chapitre 200 sur 404 · JEAN ERRE PAR LA NORMANDIE · texte numérisé non relu

JEAN ERRE PAR LA NORMANDIE

Le lendemain, le roi se fît conduire secrèlement, en barque, au Pré, chez les moines deGrandmont* [42756]. Ses gens, ne le trouvant pas dans sa chambre, montèrent à cheval, passèrent le pont, le suivirent vers Bonneville^, par Trianon^, qu'il lit fermer. Il eût mieux fait de faire fortifier Beaumont, Brionne ou Montfort^ [42769]; le pays eût été plus fort, et par là il aurait donné à entendre qu'il avait l'intention de se défendre. Il se rendit ensuite à Lisieux, puis, faisant un détour, il alla à Breteuil', en passant par Chambrais®, de là à Verneuil^ et finalement il

12742), entre le Blaréchal el le roi, dont le rapport avec ce qui précède et ce qui suit est, en raison de cette lacune, très obscur. C'est ici qu'aurait pu ôlre placé le récit des tentatives que le roi Jean fit pour secourir Château-Gaillard, assiégé par le roi de France depuis le 1" septembre 1203 (Rigord, g 141), et pris, à la suite d'un siège long et pénible, le 6 mars de l'année suivante. Selon Guill. Le Breton, en sa Philippide (VII, 144 et suiv.), ces tentatives auraient été dirigées par le Maréchal. Il faut toutefois remarquer que le môme Guill. Le Breton ne fait, dans sa chronique en prose (gg 123, 124), aucune mention du Maréchal, dont le nom est également passé sous silence par les autres historiens qui ont parlé du siège de Château-Gaillard. Raoul de Coggeshall va même jusqu'à dire que le roi Jean n'apporta aucun secours aux assiégés (nuUum prœsidium ferre obsessis volente), parce qu'il craignait d'être trahi par les siens (éd. Stevenson, p. 144).

1. Au sud de Rouen, rive gauche de la Seine (voy. p. 159, note 4).

2. Bonneville-sur-Touque, cant. de Pont-l'Évêque. Il y avait un château où, comme on le verra plus loin, le roi Jean aimait mieux résider que dans le village môme.

3. On voit par l'itinéraire dressé par D. Hardy que Jean séjourna à Trianon à diverses reprises pendant l'année 1203, en dernier lieu du 4 au 6 novembre. Ce lieu n'a pas été identifié par D. Hardy. C'est sans doute le hameau de ce nom qui fait partie de la commune de Saint-Benoît d'Heberlot, cant. de Blangi, arr. de Pont-l'Évôque, car, le 7 novembre de la môme année, le roi Jean, qui, la veille, était à Trianon, séjourna à Hebertot. 11 y a, toutefois, près de là, dans la commune de Quetteville, un autre Trianon.

4. Ces trois localités sont sur la Risie : Beaumont- le-Roger (ch.-l. de cant., arr. de Bernai) au sud; plus au nord Brionne (ch.-l. de cant., arr. de Bernai), et enfin Montfort-sur-Risle (ch.-l. de cant., arr. de Pont- Audemer).

5. Ch.-l. de cant., arr. d'Évreux, au sud-ouest de cette dernière ville.

6. Maintenant Broglie, ch.-l. de cant., arr. de Bernai, à mi-chemin entre Lisieux et Breteuil.

7. Ch.-l. de cant., arr. d'Évreux, à une douzaine de kilomètres an sud de Breteuil.

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