‹ L'Histoire de Guillaume le Maréchal, comte de Striguil et de Pembroke, régent d'Angleterre de 1216 à 1219; poème français, pub. pour la Société de l'histoire de Franc]Chapitre 208 sur 404 · JEAN EXIGE EN OTAGE LE FILS AÎNÉ DU MARÉCHAL · texte numérisé non relu

JEAN EXIGE EN OTAGE LE FILS AÎNÉ DU MARÉCHAL

douin* dit une parole qui agréa au plus grand nombre : a Tai- « sez-vous, sire sans héritage^. Il n'apparlienl ni à vous ni à « moi de juger en cour un chevalier de la valeur du Maréchal. « Il n'y a en lout ce champ homme assez hardi pour prouver' « quMl ait forfait envers le roi » [-13244].

Quand le roi vit qu'il ne pouvait faire la preuve ni par baron ni par bachelier'*, il se leva et alla se mettre à table. 11 réfléchit ensuite aux moyens de nuire au Maréchal. Il essaya de trouver un homme qui consentît à le déûer, mais personne n'osa s'y risquer [^3256].

Il y eut divers pourparlers dans lesquels l'archevêque s'opposa énergiquement à l'expédition ^. Puis, quand le roi vit que, malgré tous ses efforts, il ne pouvait nuire au Maréchal, il recommença à lui faire bonne mine, comme s'il n'eût point de rancune. Mais toutefois il voulut avoir en otage son fils aîné*. Le

en 1207 la garde du château de Corfe {Rot. Utt. pat., I, 74 a) et en 1212 celle du château de Hertford [ihid.j 94 h), etc. Il existe d'assez nombreuses lettres du roi Jean concernant ce personnage qu'on voit figurer comme témoin dans les actes royaux depuis 1205 [Rot. chart.., 150 a); Rog. de Wendover (II, 60; cf. Math, de Paris, Chron. maj., II, 533) le mentionne avec Roger de Gaugi (ci-dessus, p. 43, note 2) et Gérard d'Athée (ci-après, p. 188, note 4) parmi les conseillers les plus funestes {nequissimos) du roi Jean.

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