IL EXHORTE LES ROYAUX
« tous, et Louis est ailleurs. Ses partisans ont fait une folie en « venant ici. Nous serons bien mous si nous ne prenons ven- « geance de ceux qui sont venus de France pour nous dépouil- « 1er de nos héritages. Ils veulent notre perte. Pour Dieu, fai- « sons un grand effort, car, si nous avons la victoire, nous « aurons accru notre honneur et défendu notre franchise et « celle de notre lignage. Dieu veut que nous nous défendions. a Leur ost étant divisée, nous la vaincrons plus facilement que a si elle était réunie. Vous voyez tous qu'il nous faut ouvrir la a voie au fer et à Tacier. Plus de menaces, mais courons leur « sus! Dieu nous donne l'occasion de nous venger » [16^9^].
Ces paroles les enflammèrent, et, pleins d'ardeur, ils se mirent en marche. Le mercredi de la Pentecôte' ils chevauchèrent jusqu'à Newark où ils passèrent la nuit*. Le jeudi ils se reposèrent. Les Normands de l'armée vinrent trouver le jeune Maréchal et lui dirent : « Beau sire, vous êtes né en Nora mandie. Vous savez que les Normands ont le droit de frapper « les premiers coups en bataille ; gardez-vous de le laisser péri- « mer^. » Mais le comte de Ghester déclara que, s'il n'avait pas la première bataille, il ne prendrait pas part à l'action. Le Maréchal et les siens, pour éviter la discorde, lui accordèrent ce qu'il demandait, sans préjudice du droit des Normands [46224].
Cette affaire arrangée, le légat leur donna l'absolution et excommunia les gens de France ^ Puis il se rendit à Nottin-