‹ L'Histoire de Guillaume le Maréchal, comte de Striguil et de Pembroke, régent d'Angleterre de 1216 à 1219; poème français, pub. pour la Société de l'histoire de Franc]Chapitre 274 sur 404 · LES FRANÇAIS SONT MIS EN DÉROUTE · texte numérisé non relu

LES FRANÇAIS SONT MIS EN DÉROUTE

Quand les Français virent que, malgré leur nombre, ils ne pouvaient plus tenir contre l'attaque vigoureuse de nos gens, ils descendirent par une rue à gauche et se dirigèrent vers Wigford<. Ils y trouvèrent, à leur grand contentement, une partie de leurs gens, avec lesquels ils se rallièrent pour recommencer la lutte. Mais ils eussent mieux fait de s'en éloigner, comme firent tels d'entre eux. Regardant vers leur droite, ils virent, à leur grand déplaisir, le comte de Ghester et sa bonne gent^ [46788].

Les Français et les Anglais de leur parti s'avancèrent bien rangés en montant la pente. Mais, avant qu'ils fussent au haut, ils rencontrèrent nos gens qui débouchaient entre 1 église ^ et le château et les ramenèrent en arrière par une charge vigoureuse''. A ce moment, Alain Basset et son frère Thomas^, suivis de leurs hommes, les prirent par derrière. Lorsqu'ils se virent ainsi entourés, ils furent bien ébahis, et n'eurent de répit que lorsqu'ils furent arrivés au pont de Wigford^^. Là, ils se trouvèrent sur la terre molle', et il ne fut pas besoin d^aller loin pour trouver chevalerie^, car quiconque voulut s'en mêler

ce qui précède, puisque le comte n'avait apparemment pas une lame d'acier dans l'œil au moment où il porta trois coups successifs au Maréchal. Les détails que le poème donne sur la mort du comte du Perche sont en partie nouveaux (cf. Rog. de Wendover, II, 216 ; Math, de Paris, III, 21-2). Guillaume Le Breton {Chron., g 223 ; PhiL, XII, 708) et VHist. des ducs de Norm. (p. 194) se bornent à une simple mention.

1. Les Français durent se retirer vers la ville basse, par Steep Hill et High Street, ce qui les amenait en effet à Wigford, quartier situé au sud de la ville, sur la rive gauche de la rivière. Saint-Mary-le-Wigford est tout près de la station du Great-Northern.

2. Il y a ici (vv. 16789-16806) un dialogue entre le Maréchal et son fils aîné qui se rattache mal à ce qui précède ; peut-être y a-t-il une lacune entre les vv. 16788 et 16789.

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