LA CHEVALERIE DE GUILLAUME LE MARÉCHAL. XXMI
parmi ses compagnons, pour une sorte de lourdaud, grand dormeur et gros mangeur. Mais le chambellan l'avait mieux jugé et pensait que le jeune Anglais ferait son chemin tout comme un autre, ce qu'il exprimait en disant : « Il saura bien tirer -fève de pot » (v. 792). Quand Guillaume commença-t- il à réaliser la bonne opinion qu'avait conçue de lui le seigneur de Tancarville? Ce serait au combat de Drincourt, si on prend les événements dans l'ordre où ils sont relatés; mais la chronologie de l'auteur est, dans cette partie du poème, fort irrégulière, et il est certain que Tafifaire de Drincourt n'est pas à sa placée L'ordre des événements paraît être celui-ci :
4^66. Guillaume armé chevalier (v. 8<5-2G).
^^66-7. Tournois (v. ^20^-^525).
>H 67-73. Guillaume se rend en Angleterre, d'où il revient en France avec le comte de Salisbury. Mort de celui-ci. Guillaume, fait prisonnier par les Poitevins, est délivré par la reine Aliénor. Couronnement du jeune roi, qui est confié par Henri II à la garde du Maréchal. Le jeune roi se révolte contre son père ; il est armé chevalier par Guillaume (v. -1526-2192).
ias. Affaire de Drincourt (v. 827-1200).
Les tournois, dont le récit occupe les vers 1201 à 1525, eurent certainement lieu très peu après l'adoubement de Guillaume et antérieurement au couronnement du jeune roi (juin 1170). Pour l'un de ces tournois, celui qui eut lieu entre Saint Jame, ou Sainte-Jamme-, et Valennes, le poème nous fournit une indication qui équivaut à une date. Nous y lisons, en effet, que le roi d'Ecosse y prit part (v. 1319). Or, nous savons que le roi d'Kcosse Guillaume visita, vers