‹ L'Histoire de Guillaume le Maréchal, comte de Striguil et de Pembroke, régent d'Angleterre de 1216 à 1219; poème français, pub. pour la Société de l'histoire de Franc]Chapitre 34 sur 404 · TRAIT DU COMTE DE NANTES · texte numérisé non relu

TRAIT DU COMTE DE NANTES

Rarrois * , le seigneur de Montmorency ' [2i 39] . 11 serai t fastidieux de les nommer tous, mais je veux vous dire pourquoi j'ai fait mention ici de ces chevaliers d'élite qui furent présents à la chevalerie du jeune roi : c'est parce qu'ils envièrent au Maréchal rhonneur qui lui fut fait en ce jour [21 30].

Mais je m'aperçois que j'ai oublié de vous conter un trait du comte de Nantes^, qui avait tant de bonnes qualités. Quand la

1. II s'agit de Guillaume II des Barres, mentionné plus loin avec son fils, qai portait le même nom, comme celui < qui par bien faire, sanz dotance, Sormonta loz les boens de France » (?. 4501-2). Il est appelé en divers textes « le Barrois » tout court, p. ex. dans la Chronique du ménestrel de Reims (éd. de Wailly, gg58, 100, 109, 114), Barrensis egues ou baro dans la Phillppide de Guillaume le Breton. Il mourut en 1233, et on a publié le rouleau qui fut, après son décès, envoyé à de nombreuses églises par les religieuses de Fontaines-les-Nonnains, diocèse de Meaux (Grésy, Étude historique et paléographique sur le rouleau mortuaire de Guillaume des Barres. Paris, 1865, in-fol.; Delisle, Rouleaux des morts du IX' au XV' siècle, p. 407-420). Il prit part aux guerres de Philippe- Auguste contre Henri II et contre son fils Richard. Il se distingua à la troisième croisade et surtout à Bouvines (Guillaume le Breton, Philippide, XI, passim). Il ne faut pas toutefois, comme l'ont fait certains érudits, lui attribuer les exploits de son fils. C'est celui-ci, né après 1181 et mort après 1248, qui, à la bataille de Muret (1213), commandait en second, sous Simon de Montfort, son frère utérin, la petite armée des croisés (voy. mon édition de la Chanson de la croisade contre les Albigeois, II, 163, note 5). L'histoire de ces deux personnages a été retracée dans la Notice généalogique sur Jean des Barres de M. Grésy {Mém. de la Soc. des Antiquaires de France, nouv. série, X, 227 et suiv.). — Le surnom a des Barres » parait tirer son origine d'un fief ainsi nommé ayant fait partie de la paroisse de Charny, Seine-et-Marne; voy, Longnon, Livre des vassaux, p. 353.

2. Bouchard V, mort en 1189; Du Chesne, Hist. delà maison de Montmorency, p. 113 et suiv.; Art de vérifier les dates, II, 64G.

3. Ce personnage, appelé plus loin (v. 2198) « comte de Bretagne, » est Eude, vicomte de Porhoet, qui avait épousé la fille de Conan III (dit te Gros), duc de Bretagne, et qui fut efifectivement duc de Bretagne de 1148 à 1156, après la mort de son beau-père. Il est qualifié de cornes par R. de Torigni (éd. Delisle, II, 42), et prend en diverses chartes le môme titre et aussi celui de c dux Britannorum, » ou « dux Britanniae » (R. de Torigni, l. L, note 4; A. de la Borderie, Recueil d'actes inédits des ducs et princes de Bretagne, n" 45, 46). Nous savons par R. de Torigni {l. L) qu'il était du parti opposé à Henri II, avec qui il avait en antérieure-

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