‹ L'Histoire de Guillaume le Maréchal, comte de Striguil et de Pembroke, régent d'Angleterre de 1216 à 1219; poème français, pub. pour la Société de l'histoire de Franc]Chapitre 356 sur 404 · Voir ci-après, p. 85, n · texte numérisé non relu

Voir ci-après, p. 85, n

tn INTRODUCTION. — III, § 3.

don gratuit ou si le Maréchal eut à payer au roi un droit (finis), les rôles des fines ne nous étant pas parvenus pour cette époque. Toujours est-il que le Maréchal ne l'épousa point, comme il en aurait eu le droit; « il la tint longtemps en grand honneur, comme sa chère amie », nous dit le poète (v. 7315-7). Il se réservait pour une plus belle occasion.

Peu après le retour du Maréchal vint en Occident la nouvelle des désastres éprouvés en Palestine par les chrétiens. Les rois de France et d'Angleterre eurent une entrevue et prirent la croix. Henri II était retourné en Angleterre pour faire ses préparatifs, lorsque Philippe- Auguste lui enleva Châteauroux (juin 1188), d'où une guerre qui devait retarder de deux ans la croisade.

Si nous n'avions d'autres sources d'information que le poème, nous aurions assurément quelque peine à nous former une idée claire de cette guerre, qui, un moment interrompue par une trêve, pendant l'hiver de 1188-9, ne prit fin qu'à la veille de la mort du roi Henri. Mais l'histoire de Guillaume le Maréchal n'est pas l'histoire de la rivalité des rois de France et d'Angleterre, quoiqu'elle y touche de fort près. Le poète se préoccupe surtout des épisodes où son héros joue un rôle, et c'est seulement par occasion qu'il conte les événements auxquels celui-ci n'est pas directement mêlé. Dans tous les cas, ses récits sont empreints d'une évidente sincérité ; ils ne sont pas toujours d'accord, quanta la succession des faits, avec ceux des historiens du temps, mais ces historiens eux-mêmes présentent bien des divergences*. Quant aux faits, le poète n'avance rien que le témoignage des écrivains contemporains nous conduise à révoquer en doute. Ainsi, le récit des pourparlers qui eurent lieu à

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