ET SE RETIRE A LUDGERSHALL
jusqu'à Ludgershall. Le Maréchal s'arrêta au gué^ et tint tête de son mieux à Tennemi. Toute Tost fondit sur lui. Ne pouvant résister plus longtemps, il se réfugia en un moutier 2, n'ayant
Il était de longue date l'un des amis les plus dévoués de l'impératrice. En 1 127, il l'accompagne en Anjou et est témoin à son mariage avec Geoffroi Plantegenet (William de Malmesbury, Hisioria novella, I, éd. Slubbs, II, 530). Vers 1139, il écrivit ou fit écrire un mémoire en sa faveur qui, selon M. Round {Geoffrey de Mandeville, p. 261), nous aurait été conservé dans le Liber epistolaris de Richard de Bury. Jusqu'à présent toutefois cet écrit, quel qu'en soit le caractère, n'est connu que par une lettre écrite à Brien, en 1143 ou 1144, par l'abbé de Gloucester, Gilbert Foliot, plus tard évêque de Hereford, puis de Londres. Dans cette lettre, l'abbé s'exprime ainsi :
« Ab illo [Henrico P] enim degenerans amor tuus propagatur in stirpem regiam, unicam ejus filium, et regni ij^sius heredem, cujus causam non solum armis sed ut audivimus et jam vidimus, eloquii venustate simul et veritate sustines et défendis » (éd. Giles, I, 95; Migne, Patrologie latine, t. CXC, col. 796; pour la date, voir Round, l. L).
Il est mentionné en plusieurs actes passés à cette époque en Angleterre par l'impératrice, voir par ex. Round, Ancient Charters {Pipe Roll Society, t. X), n° 26 (1141); Geoffrey de Mandeville, p. 170 (1142); cart. de Fontevraud, Bibl. nat., lat. 5480, p. 27.
Les Gesta Stephani, d'accord avec le poème, attestent que, dans sa fuite vers Ludgershall et Devizcs, l'impératrice était accompagnée par Brien Fitz Count :
« Sed et ipsa Andegavensis comitissa, femineam semper excedens mollitiem, ferreumque et infractum gerens in adversia animum, ante omnes, Brieno tantum cum paucis comité, ad Divisas confugit, immensum per hoc ipsa et Brienus nacti prseconii titulum, ut sicut sese antea mutuo et indivise dilexerant, ita nec in adversis, plurimo impediente periculo, aliquatenus separarenlur » (Du Chesne, p. 957 c; Sewel, p. 85; Howlett, p. 83).
1. Ce gué est probablement celui de la Test, petite rivière qui traverse le territoire de la paroisse de Wherwell (Hauts), le Varesvalle du vers 212.
2. Le moutier de Wherwell (v. 243), dans lequel Jean le Maréchal se réfugia, était une abbaye de femmes, sur laquelle voy. Monasiicon anglicanum, nouv. éd., II, 584. Nous avons sur les circonstances dans lesquelles eut lieu l'incendie de cette abbaye des récits assez discordants qui nous donnent le moyen d'éprouver la valeur des informations fournies par le |)oème. Ces récils sont, en somme, au nombre de trois : 1* le continuateur de Florenz de Worcester; 2» \c6 Gesta stephani ; 3" Jean de liexliain [Hagxdstaldensis) . — Le continuateur de Florenz de Worcester s'accorde avec le récit du poème :
« Johannem etiam, fautorcm eorum, ad raonasterium Warewellense